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Cahiers de fare N° 13 : La commission centrale pour la navigation du Rhin. Actes du colloque "La Com
Libera Martial ; Schirmann Sylvain
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343138855
Créée par le congrès de Vienne en 1815, la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) est souvent considérée comme la doyenne des organisations internationales contemporaines. Moderne, la CCNR l'est tout à la fois dans sa composition, son fonctionnement et son action. Sur le Rhin, elle favorise la paix, elle définit le droit de la navigation fluviale, elle assure la liberté de navigation et la non-discrimination entre pavillons des Etats membres, elle promeut les échanges économiques et l'activité des bateliers, pour lesquels elle est à l'avant-garde en termes de sécurité sociale et de conditions de travail. Innovante, la Commission centrale l'est aussi dans le développement et la modernisation des techniques de navigation et des normes environnementales. Ses succès se mesurent à l'aune du modèle qu'elle incarne pour d'autres bassins fluviaux en Amérique, en Afrique et en Asie. Pour autant, la Commission centrale reste une institution peu connue. C'est cette lacune que visait à combler — tout au moins en partie — le colloque international et interdisciplinaire des 18 et 19 juin 2015 organisé à Strasbourg à l'occasion des festivités célébrant le bicentenaire de la CCNR. Les contributions réunies dans ce cahier de Fare relèvent tout autant d'universitaires — historiens et juristes — que de praticiens et d'anciens acteurs de la CCNR. Elles éclairent d'abord l'activité internationale de la Commission centrale sous un triple aspect : primo ses relations avec les Etats membres, deuxio celles qu'elle a nouées avec des organisations internationales et des institutions européennes, tertio les conséquences des deux conflits mondiaux sur ses missions. D'autres articles mettent ensuite en lumière l'activité propre de la CCNR : elles retracent son rôle dans l'innovation technologique et scientifique puis présentent sa contribution sur le plan du droit de la navigation fluviale et du droit social des bateliers. Elles évoquent également le modèle que la CCNR représente pour d'autres bassins fluviaux.
Antoni Libera, né en 1949, docteur ès lettres de l'université de Varsovie, est traducteur et metteur en scène de renom en Pologne. Il a notamment traduit et mis en scène, en Pologne mais aussi à l'étranger, toutes les pièces de Samuel Beckett qu'il a beaucoup côtoyé après 1976, et a été qualifié par ce dernier d'" ambassadeur de son oeuvre pour l'Europe de l'Est ". Il a également traduit Oscar Wilde, Shakespeare et des tragédies grecques.Le succès phénoménal de Madame (titre original polonais de Un jour, ailleurs) en Pologne l'a propulsé au premier rang des écrivains polonais.Le narrateur, dans cette autobiographie fictive, évoque ses jeunes années à Varsovie, la naissance de sa vocation d'écrivain et son éducation sentimentale dans la Pologne recouverte d'une chape de plomb de la fin des années soixante.Ce jeune lycéen, cultivé et plein de fantaisie cherche à fuir la triste réalité conformiste du quotidien.Il commence par former un groupe de jazz, musique considérée comme occidentale et dégénérée par les autorités. Il s'ennuie et trouve refuge dans le théâtre.C'est alors que, l'année de la terminale, apparaît un nouveau professeur de français, une femme énigmatique d'une trentaine d'années, la belle et inaccessible " Madame ". Elle cristallise les aspirations à la beauté et au dépassement de soi du jeune homme...Dès lors, l'adolescent est déchiré entre l'appel de la chair et l'amour platonique qu'il éprouve pour cette femme qui le fascine et l'intrigue.Parviendra-t-il à percer son secret et parviendra-t-il à concilier les feux de la passion et le froid rationalisme ?Il pose un regard ironique et spirituel sur les caprices du désir, les illusions de l'amour et les dangers de la fascination sexuelle.Subtilement construit, Un jour, ailleurs est un roman émouvant et parfois drôle sur les difficultés d'un jeune homme tiraillé entre ses idéaux et la réalité de la chair. Un critique du Washington Post dit même "...plein d'érudition, d'humour subtil et de satire politique émouvante, un hommage à tout ce qui est français ainsi qu'une histoire d'amour proche de l'amour courtois et une ode au pouvoir de l'art que peut-on demander de plus à un roman ? Stendhal lui-même aurait adoré " Madame ". Et s'il avait su le polonais, il aurait même pu l'écrire. "
Résumé : Qu'est-ce que la philosophie médiévale ? Evoquant soit l'âge idéal du magistère intellectuel de l'Eglise, soit l'époque malheureuse d'un long et laborieux sacrifice de la pensée, rappelant pour les uns les fastes équivoques d'une clarté à jamais perdue, ou pour les autres la manifestation la plus évidente des ténèbres, de l'obscurantisme, mille ans de réflexion, d'innovations et de travail dorment dans le silencieux interrègne qui sépare l'Antiquité de la Renaissance. Autrement dit, c'est une transition de dix siècles, interminable parenthèse entre Aristote et Descartes, au cours de laquelle l'" autorité " des " Pères " et des " Docteurs " règne sans partage, où la foi l'emporte sur la raison, le langage sur l'expérience, l'abstrait sur le concret, les mots sur les choses.
Libera Alain de ; Brenet Jean-Baptiste ; Rosier-Ca
Dante averroïste ? Le plus grand poète du Moyen Age fut-il le disciple du plus grand philosophe arabe ? La Divine Comédie place Averroès, l'auteur du "Grand commentaire" d'Aristote, en Enfer, et en Paradis son disciple latin Siger de Brabant qui, dans l'actuelle "rue du Fouarre" à Paris, mettait en syllogismes "des vérités importunes". Jugement de Salomon ? Ce volume collectif traite en détail l'un des chapitres les plus controversés de l'histoire comme de l'historiographie de la philosophie et de la théologie médiévales. Revisitant les textes philosophiques et poétiques de Dante, de la Vita nova au Convivio, au De vulgari eloquentia et à la Monarchia, examinant les productions et les thèses de ses contemporains, interlocuteurs, amis et adversaires, médecins, philosophes et poètes, rappelant et discutant les thèses de ses lecteurs anciens et modernes, les meilleurs spécialistes des domaines concernés, philosophes et italianistes, dressent le bilan de deux siècles d'études sur Dante, mais aussi sur Cavalcanti et sur l'averroïsme latin. Suivant trois grands axes, le langage et la pensée, les émotions, la politique, c'est au coeur de l'histoire et de la culture européennes, à Paris, à Florence, sur les routes de l'exil, que les contributions ici rassemblées plongeront lectrices et lecteurs amoureux de Dante, de l'Italie et de la littérature.
Qu'est-ce que la philosophie médiévale ? Evoquant soit l'âge idéal du magistère intellectuel de l'Eglise, soit l'époque malheureuse d'un long et laborieux sacrifice de la pensée, rappelant pour les uns les fastes équivoques d'une clarté à jamais perdue, ou pour les autres la manifestation la plus évidente des ténèbres, de l'obscurantisme, mille ans de réflexion, d'innovations et de travail dorment dans le silencieux interrègne qui sépare l'Antiquité de la Renaissance. Autrement dit, c'est une transition de dix siècles, interminable parenthèse entre Aristote et Descartes, au cours de laquelle l' "autorité" des "Pères" et des "Docteurs" règne sans partage, où la foi l'emporte sur la raison, le langage sur l'expérience, l'abstrait sur le concret, les mots sur les choses.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.