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Guerre et Paix. Une destinée européenne ?
Schirmann Sylvain
PETER LANG AG
50,10 €
Épuisé
EAN :9782875743176
Les expériences communes des Européens conduisent-elles à une "européanisation des consciences" ? L'amorce d'un processus de construction européenne au XXe siècle, et notamment après 1945, s'est nourrie d'un narratif mettant en valeur l'apport de ce processus à la paix, au développement socio-économique et à l'enracinement démocratique. Ce narratif est présent dans l'ensemble des discours et décliné à travers des adaptations nationales dans la majeure partie des Etats membres de l'UE. En panne aujourd'hui, il mérite d'être interrogé. Ne favorise-t-il pas des "mémoires concurrentes" , rendent difficile l'émergence de lieux de mémoire européens ? Compte tenu, justement, de certains événements mémoriels : centenaire de la Grande Guerre, soixantième anniversaire du déclenchement de la guerre d'Algérie, conférence de Genève de 1954 qui scelle la fin de la première guerre d'Indochine, échec de la CED en 1954 qui lance le processus de réarmement de l'Allemagne, les auteurs des contributions réunies dans ces actes réfléchissent à la thématique de la destinée européenne, autour de trois axes : les conflits européens (ces "guerres civiles européennes"), les victimes, et les processus de pacification. Ce volume se veut un hommage rendu à l'oeuvre de l'homme qui, dans les murs de sa maison de Scy-Chazelles, a réfléchi à la paix européenne. Il voudrait ainsi permettre le dépassement de cette classique destinée européenne évoquée par le titre de la manifestation.
De la politique étrangère de l'Allemagne, on conserve souvent à l'esprit quelques idées forces héritées du passé récent : l'Allemagne serait surtout un géant économique et resterait un nain politique, un acteur avant tout pacifique sur la scène internationale, un pays dont la politique extérieure serait concentrée sur l'espace européen. En ancrant cette histoire dans la moyenne durée, de 1945 à nos jours, cet ouvrage fait apparaître les éléments de continuité mais aussi les grandes ruptures dans la politique étrangère allemande. Il montre comment les Allemagnes puis l'Allemagne réunifiée se sont progressivement affirmées sur la scène internationale, sur le plan économique et politique, mais aussi d'un point de vue culturel et militaire. Il analyse la montée en puissance du pays sur la scène internationale aussi bien que les limites de son action et souligne, un peu plus de 70 ans après la création de la République fédérale d'Allemagne, combien ce pays, au coeur de l'Europe, est redevenu une puissance globale.
Résumé : A la fin de la Première Guerre mondiale, l'Europe est dans l'obligation de gagner la paix. Celle-ci pouvait-elle être garantie par les moyens classiques des politiques hégémoniques ? La période 1919-1945 apporte par les faits une réponse les tentatives britannique, française et allemande de mainmise sur l'Europe se soldent par des échecs, et le projet allemand de domination continentale laisse un champ de ruines en 1945. Cette voie était-elle inéluctable ? Le premier après-guerre nous livre un lot important de réflexions, de projets et de tentatives d'organisation de l'Europe. Ce premier débat " moderne " sur l'architecture du continent européen porte sur bien des aspects de la construction européenne actuelle. Faut-il donner la priorité à l'économie ou au politique ? Faut-il s'appuyer sur des entités régionales, des noyaux constitués de quelques Etats ou envisager une construction avec l'ensemble des nations ? Quelles seraient les frontières de cette entité européenne ? Quelle doit être la place - particulière ou non - de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, voire de l'Europe centrale et orientale dans ce processus ? Les perspectives évoquées au cours de la période frappent ainsi par leur originalité et leur modernité. A l'heure d'une " relative panne européenne ", cet ouvrage invite à lire le projet européen dans la durée, sans se priver de l'expérience de l'entre-deux-guerres.
Le XXe siècle a posé au syndicalisme beaucoup de défis dont les enjeux ont dépassé les frontières nationales. Bien que conscient dès ses origines de l'importance de l'international, le mouvement ouvrier a-t-il cependant su leur faire face ? Pris dans les ambivalences de l'"âge des extrêmes" et les bouleversements économiques, le mouvement syndical est demeuré en quête d'unité et de convergence internationale. Son volontarisme s'est cependant souvent trouvé contré par des logiques antagonistes. Cet ouvrage propose divers éclairages, portés à travers le XXe siècle, sur les succès ou l'infortune des rapprochements, réalisés ou simplement envisagés, dans le but de renforcer la position des travailleurs. Il a trait aux manifestations et à la portée de l'action syndicale internationale dans différents contextes et à différents échelons.
Bien que Georges Pompidou n'ait pas eu la même intimité avec l'Allemagne que le général de Gaulle ou que le président Giscard d'Estaing, il a su et compris dès son élection en 1969 que la relation franco-allemande, et sa relation avec Brandt, était centrale en Europe et nécessaire à la France. S'il comprenait l'Ostpolitik, il fut également sensible au différentiel économique entre les deux puissances et n'eut de cesse de chercher à développer la coopération industrielle entre les deux pays. Celle-ci devait bien évidemment contribuer à la modernisation de la France. Il oeuvra également en faveur de la langue et de la culture française dans les discussions avec le chancelier Brandt. La reprise du dialogue entre Paris et Bonn en 1969 favorisa la relance européenne. Mais à partir de 1973, des divergences sensibles apparurent malgré tout entre les deux partenaires. Paris assuma alors ses responsabilités. A travers une large sélection de documents issus des archives de la Présidence de la République, cet ouvrage montre comment la politique de Georges Pompidou est inscrite dans une dimension nationale et internationale, notamment européenne.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
The book analyses the Europeanist and federalist effort of Italian Protestants in the struggle for European unification. This investigation revolves around two distinct guiding arguments : a political one, focused on the analysis of political thought ; and a historical one reconstructing the most recent events about the Italian Protestants' activism for the political unification of Europe. The essay retraces the developments of federalism within the Protestant world from the 16th to the 20th century by referring to the bond between federalism and ecumenism. The volume is divided into three parts and provides a historical overview of federal thought within the Protestant world from the Reformation to the Enlightenment. It also addresses a series of projects aimed at the political unification of the European continent, and analyses the similarities between ecclesiastical constitutionalism and institutional federalism. This theoretical background paves the way for the contribution of Italian Protestants to the international peace movement and the confessional reconciliation among the Churches in the 19th and 20th centuries. Finally, this essay highlights the practical and theoretical contribution of the Italian Protestants to the cause of United States of Europe, according to the principles of the Ventotene Manifesto.