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Contingent rebelle. Récit d'un réfractaire au service militaire dans les années 1970
Schindler Patrick
ECHAPPEE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782373090215
A bas l'armée et toute autorité !". Le service militaire a une longue histoire. Depuis la Révolution française, il a été l'objet de bien des polémiques. Des bataillons de conscrits soumis s'y sont rendus en traînant des pieds. Les sketches lui ont été consacrés ne faisaient rire que ceux qui avaient eu la malchance de le connaître. Les jeunes générations ont souvent du mal à imaginer que ça a pu exister jusqu'au début des années 2000 !, et ce qu'on y faisait vraiment. Perte de temps, apprentissage de l'autorité, de la violence et de la magouille. Seul point positif : savoir faire son lit "au carré". Dans la foulée de Mai 68, un petit groupe de militants décide qu'il est temps de changer les choses. En 1974, il diffuse l'Appel des cent qui remet en cause l'immuable institution. Il exige l'instauration de syndicats de soldats et de la liberté de la presse à l'armée. C'est une traînée de poudre. En quelques mois, l'appel recueille plus de 6 000 signataires. Manifestations en uniforme sur tout le territoire, grèves de la faim, résistances quotidiennes... Face à la révolte généralisée, le gouvernement prend enfin conscience du refus de la jeunesse de se laisser embrigader. Ce livre raconte cette histoire, quasiment oubliée aujourd'hui, et nous plonge au coeur de ce qu'était le service militaire à travers l'aventure singulière et haute en couleur d'un des signataires qui y a fait les 400 coups avec la ferme intention de "mettre les casernes à feu et à sang"!
Dans cette biographie romancée de Klaus Mann, Patrick Schindler nous fait découvrir, à travers la vie quotidienne et l'oeuvre de l'écrivain, les circonstances qui l'ont amené à se suicider en 1949, juste après la guerre, alors qu'il n'avait même pas 43 ans. Deux guerres mondiales, les désillusions du Berlin décadent de l'entre-deux, l'exil et, enfin, l'échec de la "dénazification" en Allemagne. Les oeuvres, romans, biographies, autobiographies et articles de Klaus Mann furent trop longtemps considérés comme un genre mineur, comparés à ceux de son père, Thomas Mann, et de son oncle, Heinrich. A tort. Car l'oeuvre de Klaus constitue une richesse mémorielle, un témoignage incontournable de cette jeunesse allemande de l'entre-deux-guerres. Jeunesse grisée par la joie insouciante des bouchons de champagne qui fusent. Puis, jeunesse prise crescendo par l'angoisse et la terreur grandissante annoncée par le bruit des bottes nazies qui claquent sur le pavé des villes allemandes. Jusqu'à "l'explosion du volcan".
Qui se cache sous cet immense provocateur ? Enfant de l'Assistance, fugueur, prostitué, traître, voleur, Jean Genet vagabonde à travers l'Europe des années 1930. En prison, il écrit ses premiers romans. Sa griffe décapante et crue lui vaut les foudres de l'extrême droite. Dans les années 1970, on le retrouve engagé auprès des Black Panthers, du GIP et pour la cause palestinienne. Avec excès, comme toujours. On le traite d'antisémite, d'apologue des jeunes collabos et des beaux assassins. Rien que ça ! A 17 ans, P. Schindler découvre Genet : une odeur de soufre et de poudre ! Dans les années 1970, l'homosexualité devait encore se cacher, et Genet comme Rimbaud osait appeler un chat un chat.
L'ouvrage de Maurice Rajsfus a pour qualité essentielle de dresser, à partir de ses activités répressives quotidiennes, le portrait type du policier français. Pour faire respecter "l'ordre", ce dernier se doit avant tout d'être craint. Donc, d'être violent et d'employer un langage vulgaire. Son cousin germain, le gendarme mobile, a sa propre méthode pour faire peur à ses cibles potentielles: il se déguise en "Robocop". Véritable "Père Fouettard" de l'ère moderne, pauvre vestige du fantasme d'un guerrier viril et dégagé de tout sentiment humain, il n'existe que pour punir. Bien à l'aise dans leur rôle répressif, les policiers et leurs aides ont dans le collimateur tous les individus qui croient à la liberté d'expression et à elle de circuler librement, bref d'exister. Et malheureusement, dans beaucoup d'autres cas, le simple droit de survivre, pour les exclus que sont les sans-papiers, les SDF, les chômeurs et autres précaires. Face à ces "agents du désordre", les policiers ne respectent qu'un seul principe, le leur: celui du plus fort. Le policier n'a pas d'amis. Pour lui, le civil est "forcément" suspect. aurait pu écrire Marguerite Duras...
De Raffarin à Finkielkraut, en passant par Françoise Hardy, Bernard Kouchner, Jean Sarkozy,? l'autruche étrille depuis dix ans ce (tout petit) monde politique, médiatique, artistique. Parue chaque semaine dans le Monde Libertaire de 2003 à 2008, "Quand l'autruche éternue..." est ensuite devenu un blog, où le volatile continue de voler dans les plumes de celles et ceux qui nous énervent, nous font pouffer de rire ou nous donne une furieuse envie d'astiquer le bazooka. Dix ans, l'âge de raison? Eh oh, y'a pas écrit "Sartre', non plus!"
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.
C'est l'obsession de l'époque. Entreprises, politiques, chercheurs... ne jurent que par elle, car elle laisse entrevoir des perspectives économiques illimitées ainsi que l'émergence d'un monde partout sécurisé, optimisé et fluidifié. L'objet de cet enivrement, c'est l'intelligence artificielle. Elle génère pléthore de discours qui occultent sa principale fonction : énoncer la vérité. Elle se dresse comme une puissance habilitée à expertiser le réel de façon plus fiable que nous-mêmes. L'intelligence artificielle est appelée, du haut de son autorité, à imposer sa loi, orientant la conduite des affaires humaines. Désormais, une technologie revêt un "pouvoir injonctif" entraînant l'éradication progressive des principes juridico-politiques qui nous fondent, soit le libre exercice de notre faculté de jugement et d'action. Chaque énonciation de la vérité vise à générer quantité d'actions tout au long de notre quotidien, faisant émerger une " main invisible automatisée", où le moindre phénomène du réel se trouve analysé en vue d'être monétisé ou orienté à des fins utilitaristes. Il s'avère impératif de s'opposer à cette offensive antihumaniste et de faire valoir, contre une rationalité normative promettant la perfection supposée en toute chose, des formes de rationalité fondées sur la pluralité des êtres et l'incertitude inhérente à la vie. Tel est l'enjeu politique majeur de notre temps. Ce livre procède à une anatomie au scalpel de l'intelligence artificielle, de son histoire, de ses caractéristiques, de ses domaines d'application, des intérêts en jeu, et constitue un appel à privilégier des modes d'existence fondés sur de tout autres aspirations.
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.