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Les mercenaires de la République
Rajsfus Maurice ; Schindler Patrick
LIBERTAIRE
10,20 €
Épuisé
EAN :9782915514124
L'ouvrage de Maurice Rajsfus a pour qualité essentielle de dresser, à partir de ses activités répressives quotidiennes, le portrait type du policier français. Pour faire respecter "l'ordre", ce dernier se doit avant tout d'être craint. Donc, d'être violent et d'employer un langage vulgaire. Son cousin germain, le gendarme mobile, a sa propre méthode pour faire peur à ses cibles potentielles: il se déguise en "Robocop". Véritable "Père Fouettard" de l'ère moderne, pauvre vestige du fantasme d'un guerrier viril et dégagé de tout sentiment humain, il n'existe que pour punir. Bien à l'aise dans leur rôle répressif, les policiers et leurs aides ont dans le collimateur tous les individus qui croient à la liberté d'expression et à elle de circuler librement, bref d'exister. Et malheureusement, dans beaucoup d'autres cas, le simple droit de survivre, pour les exclus que sont les sans-papiers, les SDF, les chômeurs et autres précaires. Face à ces "agents du désordre", les policiers ne respectent qu'un seul principe, le leur: celui du plus fort. Le policier n'a pas d'amis. Pour lui, le civil est "forcément" suspect. aurait pu écrire Marguerite Duras...
Les 16 et 17 juillet 1942, quelque 7000 policiers parisiens arrêtent 13152 personnes, enfermées soit au Vélodrome d'Hiver, soit au camp de Drancy. Cette rafle du Vél' d'Hiv fut la plus importante, la plus emblématique des actions antijuives menées par la police française pendant l'Occupation : le nombre de personnes arrêtées, l'arrestation pour la première fois de femmes et d'enfants et, enfin, le lieu — Paris. A l'appui des circulaires internes de la police de l'époque, de la presse d'extrême droite et des tracts de la communauté juive, cette analyse méticuleuse des faits révèle l'horreur survenue dans ce vélodrome dans les moindres détails — ni eau, ni nourriture, ni toilettes ; des malades abandonnés par terre ; en haut des tribunes, des masses informes se jetant dans le vide, parfois avec leurs enfants, pour échapper au calvaire... Opération entièrement conduite par la police française, cette rafle démontre le pouvoir de nuisance d'un corps de fonctionnaires ayant perdu tout repère. Ceux-ci "améliorèrent" la consigne de la Gestapo, en arrêtant plus de 4000 enfants.
Résumé : "Soixante millions de Français et cinq milliards et demi d'étrangers !" "La France éternelle, la France fille aînée de l'Église, la France coloniale, l'Algérie française, la France aux Français. Tout pour les beaufs." "Les policiers français ne sont pas racistes. C'est interdit par la loi !" Qui n'a jamais grincé des dents, jusqu'à s'en faire mal, face à la bêtise humaine ? Comment supporter la stupidité qui prend l'apparence de l'indifférence ? L'existence serait insupportable s'il n'était plus possible d'épingler les imbéciles par quelque bon mot assassin, une de ces formules qui dérident les plus pessimistes et permettent de supporter un univers où l'on ne rit plus guère.
Se définissant comme historien de la répression, Maurice Rajsfus, né en 1928, a publié La Police de Vichy (Le Cherche Midi), Drancy, un camp de concentration très ordinaire (Le Cherche Midi), L'Intelligence du barbare (éditions du Monde libertaire).
Ce manifeste est dédié à ceux qui pensent que, pour vivre heureux, il n'est pas indispensable d'être entouré par une ribambelle de fâcheux. Cette misanthropie se double d'un ferme refus de tout obscurantisme, des religions et des superstitions. Son nom : le schizo-rationalisme. Le Grand Système libéral s'attache à empêcher le schizo-rationaliste de s'épanouir, armé de ses idoles rances que sont la famille, le travail, la fraternité de pacotille et le consumérisme béat. L'esprit de sérieux et l'aveuglement face à la mort seront aussi les cibles du schizo-rationalisme, tout comme le natalisme, le bougisme, la particratie, le mariage, la vulgarité conviviale et la dictature numérique.
Depuis toujours, et sans aucun doute à toujours, les "cocos" font dans l'anti-anarchisme primaire. A l'époque de Marx déjà, quand la grenouille de bibliothèques londoniennes cherchait à régner par oukases sur la Première Internationale, les Bakouniniens se voyaient interdits d'antenne pour cause de refus d'organiser le prolétariat sur un mode militaire, de refus de chercher à prendre le pouvoir et d'y installer une dictature sur le prolétariat censée mettre en place... les conditions du dépérissement de l'Etat. Lors des révolutions de ce siècle, les tenants d'un socialisme dictatorial, d'un capitalisme d'Etat et du règne sans partage de leur parti-Etat, n'eurent de cesse de dénoncer, d'emprisonner, de torturer, de déporter, de fusiller et d'assassiner ceux qui pensaient que le plus court chemin du capitalisme vers un socialisme à visage humain et, donc, antiautoritaire, passait par l'autogestion généralisée et le fédéralisme. Pendant un siècle, les fascistes rouges, drapés dans un pseudo "science" totalitaire, ont confisqué et dévoyé l'espérance en un monde plus humain. A l'heure où le fascisme rouge a explosé (implosé) en vol et où la barbarie capitaliste dévoile chaque jour un peu plus sa nature cannibale, on voudra bien nous pardonner de ne pas perdre la mémoire. Tirer sur les corbillards, ça peut aider à tuer la mort... mais de bonnes vieilles bombes (politiques, sociales et organisationnelles) antiautoritaires contre tous les intolérables du présent, et surtout, quelques roses de socialisme libertaire, en paroles et en actes, ça ne peut qu'aider l'anti à oser le pour. De l'anti-communisme-autoritaire au communisme libertaire ! Il est des paradoxes dont nous assumons la cohérence !
Résumé : L'histoire de l'anarchisme commence au XIXe siècle et la pensée libertaire n'a cessé de se développer depuis. René Berthier se livre ici à un exercice aussi exigeant que nécessaire : embrasser en un petit volume accessible deux siècles d'histoire politique afin de comprendre comment se constituent les courants de pensée libertaire. Document d'histoire autant que cartographie des mouvements contemporains, ce petit ouvrage est à mettre entre toutes les mains animées d'une curiosité politique !
Résumé : Cet ouvrage est composé de deux ensembles. Le premier s'inscrit dans la suite des réflexions de l'auteur sur l'éducation libertaire. Education libertaire mise en perspective et en lien avec les réalisations de la Commune de Paris et le souhait déjà formulé d'une école laïque et gratuite. Education libertaire encore au coeur du texte de James Guillaume Idées sur l'organisation sociale écrit en 1876. Texte synthétique où l'éducation apparaît parmi d'autres exigences comme l'une des pierres angulaires de la transformation sociale. La seconde partie du volume est composée de différents articles susceptibles d'engager une réflexion sur l'actualité de l'anarchisme et sur la nécessité de l'organisation spécifique anarchiste.