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Une nuit arabe / Push Up
Schimmelpfennig Roland ; Honigmann Johannes ; Muhl
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851815231
Comme le théâtre anglais et français depuis quelques années, les pièces de Schimmelpfennig reprennent et reflètent le changement de notre mode de perception, de notre vie. Il va de soi que la télévision et la publicité y contribuent de tout leur poids. Cette prise en compte, ce renouvellement sont indispensables pour capter l'attention d'un public qui, en prenant place au théâtre, ne peut faire abstraction de son vécu quotidien. Schimmelpfennig transforme la scène en un espace où rêve et réalité se croisent continuellement. Il y parvient grâce à des techniques littéraires empruntées au nouveau roman et, bien sûr, au cinéma, permettant des changements d'angle sans la moindre difficulté. Cette mobilité (verbale) enlève à la scène sa lourdeur ancienne comment bouger le décor ? et lui confère un caractère plus spirituel ; exactement à l'opposé du réalisme habituel de la télévision. l'efficacité de cette écriture est d'autant plus étonnante que ses thèmes appartiennent à la sphère du quotidien. Dans Une nuit arabe, c'est une coupure d'eau dans un immeuble HLM qui déclenche "l'histoire" et dans Push Up, ce sont les conflits humains dans une entreprise qui déterminent la "marche des choses".Comme le théâtre anglais et français depuis quelques années, les pièces de Schimmelpfennig reprennent et reflètent le changement de notre mode de perception, de notre vie. Il va de soi que la télévision et la publicité y contribuent de tout leur poids. Cette prise en compte, ce renouvellement sont indispensables pour capter l'attention d'un public qui, en prenant place au théâtre, ne peut faire abstraction de son vécu quotidien. Schimmelpfennig transforme la scène en un espace où rêve et réalité se croisent continuellement. Il y parvient grâce à des techniques littéraires empruntées au nouveau roman et, bien sûr, au cinéma, permettant des changements d'angle sans la moindre difficulté. Cette mobilité (verbale) enlève à la scène sa lourdeur ancienne comment bouger le décor ? et lui confère un caractère plus spirituel ; exactement à l'opposé du réalisme habituel de la télévision. l'efficacité de cette écriture est d'autant plus étonnante que ses thèmes appartiennent à la sphère du quotidien. Dans Une nuit arabe, c'est une coupure d'eau dans un immeuble HLM qui déclenche "l'histoire" et dans Push Up, ce sont les conflits humains dans une entreprise qui déterminent la "marche des choses".
Bordel Balkans est une réécriture de L'Orestie d'Eschyle, traitée de manière très contemporaine. Agamemnon, chef de guerre sanguinaire, est de retour des champs de bataille de l'ex-Yougoslavie. Il retrouve sa femme, Clytemnestre, qui s'est occupée de leur hôtel-bar "Balkan Express" pendant sa longue absence. Ainsi commence l'enchaînement fatal des causalités liées au destin des Atrides. Energie kaléidoscopique de cette tragédie musicale où alternent imprécations et lamentations, chants populaires, interludes comiques et commentaires du choeur, en une sarabande effrénée dans laquelle tous les personnages sont entraînés jusqu'à l'incendie final purificateur.
Schimmelpfennig Roland ; Chartreux Bernard ; Spren
Nous étions un couple pendant tout un été... il y a vingt-quatre ans.", dit-elle après avoir sonné à la porte d'entrée. "Dix-sept ans, oui c'est ça, j'avais dix-sept ans, tu en avais vingt, et à l'époque tu m'as juré que tu m'aimerais toujours." Lorsque "la femme d'avant" réapparaît, Frank la reconnaît à peine. Il est en train de déménager ; de plus il est marié et père depuis vingt ans. La situation est donc des plus classiques : elle révèle "cet état violent où l'on se trouve entre deux intérêts pressants et opposés qui nous déchirent et ne nous déterminent pas, ou du moins qu'avec beaucoup de peine" (Morvan de Bellegarde, 1702, à propos du Cid). Mais Schimmelpfennig, tout en se servant d'une situation classique, est résolument contemporain. Non seulement les conflits ne sont plus les mêmes, mais le traitement du temps est complètement différent. Les sautes du temps en avant et en arrière, les rebondissements successifs, n'ont plus rien à voir avec le flux classique du temps dramatique. Le lecteur semble promené au gré de la volonté de l'auteur à travers une histoire tout en détours pour mieux se focaliser sur le moment crucial, l'instant irréparable : celui où se décide le destin de chacun. Roland Schimmelpfennig, né en 1967, vit à Berlin.
Schimmelpfennig Roland ; Mauler Hélène ; Zahnd Ren
Le Dragon d Or, ce restaurant de spécialités asiatiques, est le point de départ d une intrigue métaphysique. Partant d une situation ordinaire, l action se noue autour d une rage de dents dont l issue nous propulse dans l intimité du personnage, déraciné comme cette dent et pourtant tout entier habité de ses origines, au point de provoquer sa perte. Avec l adresse d un magicien, l auteur passe la parole d un personnage à un autre et fait surgir de cette pièce chorale un foisonnement de mystères et de sensations. Dans Peggy Pickit, deux couples d anis, anciens étudiants de l École de Médecine, se retrouvent après des années d absence. Le temps et la distance ont fait leur travail pour séparer les êtres. Chaque couple envie l autre, l un envie le bonheur familial des premiers, l autre envie les six ans d aventure africaine des seconds. Mais les deux couples sont en devenir. Une douce folie est à l uvre et cloisonne chacun dans sa vision occidentale des choses: une belle réflexion sur l envie et le sentiment de culpabilité. Roland Schimmelpfennig, né en Allemagne en 1967, est l un des auteurs contemporains les plus joués dans les pays germanophones. Il y a chez lui des perspectives larges dans des endroits étroits, et des rêveurs éveillés qui obéissent à des lois secrètes.
Schimmelpfennig Roland ; Mauler Hélène ; Zahnd Ren
Le Royaume des animaux est une comédie musicale interprétée par des comédiens avec masques d'animaux. Mais le bruit court que dans la prochaine création les animaux seront remplacés par des objets... Le Zèbre, le Lion et l'Antilope vivent assez mal leur prochaine transformation en Grillepain, Bouteille de ketchup ou Moulin à poivre. La concurrence réveille les plus bas instincts. Dans cette comédie aux accents de fable d'Esope et de parabole politique où le meilleur gagne, les animaux révèlent les bassesses humaines. Incisif. Solstice d'hiver se déroule la veille de Noël. Bettina est à cran. Sa mère, Corinna, a invité un inconnu rencontré dans le train : Rudolph, un beau parleur aux manières chevaleresques. Albert, hôte malgré lui, est soudain pris d'affreux soupçons : "Il y a quelque chose qui cloche chez cet homme" . Lorsque Konrad, un ami du couple, succombe lui aussi au charme de Rudolph, la soirée dérape pour de bon. Qui est cet étranger à la présence détonante ? A la manière de Strindberg ou Bergman, Schimmelpfennig observe un salon bourgeois par le trou de la serrure et dresse un portrait au vitriol des intellectuels de la classe moyenne, entre règlements de comptes, crises d'angoisse et pur nombrilisme.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Résumé : Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens.
Machiavel Nicolas ; Stoppelli Pasquale ; Larivaill
Oh, j'ai de belles choses à vous raconter! Ma femme était au lit, dans le noir... Je suis arrivé en haut avec ce garnement, et, pour être sûr de ne pas acheter chat en poche, je l'ai emmené dans un réduit que j'ai au-dessus de la salle, où brûlait un lumignon vacillant qui jetait une faible lueur, de sorte qu'il ne pouvait pas voir ma figure... Je l'ai fait déshabiller; il rechignait; alors, j'ai commencé à lui aboyer après comme un chien, après quoi le temps lui durait d'avoir ôté ses habits, et finalement il s'est retrouvé tout nu. De figure, il est laid. Il avait un nez horrible, une bouche tordue... mais tu n'as jamais vu des chairs plus belles: c'est blanc, doux, moelleux... Quant au reste, ne m'en parle pas... Puisque j'avais mis la main à la pâte, j'ai voulu tâter jusqu'au fond du pétrin; après ça, j'ai voulu voir s'il était sain: s'il avait eu des pustules de mal français, tu imagines dans quels draps je me serais trouvé? Ce que tu dis, c'est facile à dire!... Après avoir vu qu'il était sain, je l'ai traîné derrière mon dos et, dans le noir, emmené dans la chambre et mis au lit; et, avant de m'en aller, j'ai voulu tâter de la main comment se présentait la chose, car je n'ai pas l'habitude de prendre des vessies pour des lanternes. (La Mandragore, Acte V, scène II)
Résumé : Le livre de chevet de tous les acteurs encore aujourd'hui. Publié en 1936, écrit de manière très vivante et pédagogique sous la forme d'un journal intime tenu par un élève de Stanislavski, il montre comment être un bon acteur. Tous les aspects sont abordés: l'action, la créativité, la concentration, la relaxation des muscles, le travail en groupe, la mémoire, etc. " Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse ", écrit Jean Vilar dans sa préface.
Résumé : Trois femmes se croisent, se rencontrent, s'interpellent au pied d'une statue de la Vierge. Une amoureuse, une jeune mère, une clocharde. Elles livrent leurs souvenirs d'enfance, leurs colères, leurs folies. Enfant, la jeune mère s'est jurée qu'elle deviendrait Marie, quand elle serait grande. Et la voilà enceinte, sans bien comprendre comment, émerveillée d'avoir si bien réussi. Mais lorsque la naissance de son fils la plonge dans les affres de la maternité, la jeune femme revient de nuit pour confier son bébé à la statue. Comment lui faire entendre qu'elle deviendra une mère acceptable en acceptant de n'être que ce qu'elle est ? C'est avec les illusions, les rêves avortés et le réel décapant que les trois femmes jonglent au pied d'une Marie mutique. Mais si leurs paroles sans concession finissaient par redonner figure humaine à cette écrasante icône ? Un texte plein d'humour et de sagesse qui fait la part belle aux solidarités féminines, où lucidité et tendresse redonnent le courage d'exister.