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Spectre-chair. Essai sur l'expérience des images
Schiavi Lilian ; Bernas Steven
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296016408
Dans les processus de création gisent les enjeux théoriques de la recherche plurielle en image. Quelles sont les formes modernes de la croyance en l'image et de quelle manière le cinéma, la photographie, l'art-vidéo, travaillent sur les frontières de l'expérimentation et des mutations théoriques de l'image ? Quels sont les registres de fluctuation, d'intervalle, de crise de la subjectivité dont sont victimes nos regards sur les mutations actuelles de l'image ? La chair à l'image est alors un enjeu qui concerne notre lecture des changements de point de vue sur le corps du sujet et le corps de l'image. Comment le désir est-il engagé dans l'image ? Comment le fantasme se projette-t-il sur la surface de nos désirs en images ? Comment devenons-nous des croyants de l'image-icône qui voudrait attester d'une vérité tapie derrière l'image ? L'image est d'abord un fragment de réalité, elle est une capture, une saisie du sensible dans le monde. Le spectre en l'image transit d'effroi le regard du croyant car l'image peut fonctionner comme un dogme. Mais les images-matière donnent à sentir autre-chose dans l'expérience secrète du sensible des images : le corps, la peau, l'érotisme, le désir sensuel de l'autre. Le spectre-chair est le mouvement du désir-image, il énonce l'entre des régimes de croyances projetées sur les images et leurs modalités d'existence charnelles.
Dans la forêt d'Or vit Néra, une panthère noire comme la nuit. Elle aimerait ressembler aux autres animaux mais elle se sent différente, alors elle se cache de tous. Un jour, elle rencontre Luna, une panthère blanche comme la neige, qui n'a pas peur du regard des autres... La panthère blanche parviendra-t-elle à aider la panthère noire à s'accepter comme elle est ? Un conte magnifiquement illustré pour apprendre à s'accepter et trouver sa place dans le monde".
L'écriture théorique n'efface pas la dimension sensible de la recherche. La distance philosophique est un masque de dévoiement posé sur la responsabilité intellectuelle. La distance ne tient plus. C'est fondamentalement immergé que le sujet tente de se frayer une voie malgré les déferlements de l'image. La construction subjective désire l'image selon un souci de soi permanent, nécessaire, vital, mais l'image du désir est une doxa. Dans notre culture, nous vouons un culte aux images que l'on atteste d'une vérité transcendantale. Pourtant l'image-écran n'est souvent que le relais de l'ordre du discours. Foyer des puissances patriarcales, elle noue les enjeux politiques de la représentation, mais est aussi la présence du souffle de l'autre et du vent. L'image saisit la métaphore et emporte le mouvement du désir loin des injonctions du sens institué. L'écran mute ainsi en un paysage maritime qui fonctionne en tant qu'horizon permanent et territoire à traverser. La tentative reste immergée. Etre immergé est se situer face aux instances actuelles de Savoir et de Pouvoir ; résister : se tenir debout et faire face.
DaNs le Paris De la CommuNe, uNe BaNDe D'auDaCieux iNsurgés affroNte les momies que, jaDis, BoNaParte raPPorta imPruDemmeNt lors De sa CamPagNe D'égyPte avec Les Momies de Bonaparte, Gérard Dôle nous entraîne sur les traces de ses ancêtres, de la franche-comté à paris, de l'espagne à la Louisiane, du texas au mexique. ceux d'entre eux qu'il a choisi de faire revivre sont tous confrontés au mystère auquel se mêlent l'aventure et l'Histoire, créant une suite de récits où la réalité et la fiction se mêlent inextricablement. La présence du merveilleux et du fantastique est constante aussi, la diversité et la singularité des lieux également. Le capitaine d'empire charles Gouget, en compagnie du flibustier Jean Laffite, aux prises en Louisiane avec la prêtresse vaudoue marie Laveau et les zombis du Bayou du Diable, ou la jolie marie Dôle en quête du trésor des communards enfoui à paris dans la tombe d'un pharaon ramené jadis imprudemment d'égypte par Bonaparte, président avec quelques autres héros d'exception à ces aventures fantastiques inédites.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.