Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
En cinéma, des figures de l'autre
Scheinfeigel Maxime
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343195070
Il est une figure souvent croisée dans la littérature et les arts de la représentation : c'est l'Autre. Les différents avatars de ce personnage polymorphe, déployés sur le vaste éventail de l'altérité et de l'étrangeté, inspirent la plupart des expressions artistiques depuis leurs lointaines origines. C'est ainsi que dès sa naissance, le cinéma a reçu un immense héritage à partir duquel il a généré à son tour des représentations spécifiques de l'Autre. A travers un questionnement sur la puissance créatrice de la fabrique des images cinématographiques, sont ici évoquées différentes actualisations des figures de l'Autre. Elles sont aussi bien imaginaires et réelles, étranges et banales, proches et lointaines et elles surgissent tantôt du dehors, tantôt du dedans de l'humaine réalité des êtres. Notamment décryptées par la psychanalyse et l'anthropologie, elles s'incarnent dans toutes sortes de films : des fictions allant du réalisme au fantastique, et aussi bien des documentaires. Cet ouvrage réunit des analyses rapprochées de certains films exemplaires, de toutes les époques et de tous les continents.
Résumé : La magie, c'est les tours de passe-passe des champs de foire et les numéros de music-hall, mais d'abord c'est la " pensée magique ". Venue de loin et secrète, elle reste parmi nous comme une " science " des mystères : le désir y est plus fort que les contraintes du réel. Or le cinéma a été et reste proche de la magie sur ces deux registres, et il en tire une grande partie de sa puissance et de son " évidence " culturelles. Ce livre propose une exploration magistrale de ces profondeurs méconnues. Bien au-delà des liens qui unissent avec Méliès le septième art naissant et la prestidigitation, la magie, entre effets spéciaux et création de personnages (vampires, femmes panthères...), ne cesse d'occuper cette toile où viennent nous piéger, pour notre plus grand délice, ces modes de pensée dits " archaïques " auxquels nous sommes supposés avoir renoncé. Cette empreinte du magique qui colore passé et présent du cinéma, d'Epstein, Murnau, Dreyer, Welles et Cocteau à Resnais, Oshii, Lynch, Chabrol, Van Sant, ou Weerasethakul, en oriente aussi l'avenir, avec toutes les ressources offertes par les évolutions technologiques.
On s'interroge ici sur l'évolution des limites du champ dit "cinématographique et audiovisuel" au regard des mutations technologiques et du foisonnement contemporain des lieux de création et de diffusion des films. Trois questions principales sont abordées.: la place du cinéma dans la diversité actuelle des spectacles d'images; son avenir alors qu'il n'est plus besoin d'aller s'asseoir devant un grand écran dans la pénombre d'une salle pour voir des films: les formes principales de mise en spectacle d'images reproductibles qui émergent aujourd'hui. Cette réflexion. inscrite en son fond dans la perspective générale de l'histoire des arts de l'image reproductible (première partie). évoque des tendances esthétiques contemporaines notables: transformation radicale du lien entre le. cinéma et le musée "deuxième partie). capacité du cinéma à actualiser en permanence les formes et les idées passées (troisième partie). tendance métafilmique lourde et ses variantes fort nombreuses (quatrième partie), monter en puissance des écrans comme plan de travail et des installations filmiques (cinquième et sixième parties). La grande idée qui parcourt tous les propos de ce livre est optimiste: si beaucoup de filets aujourd'hui apparaissent comme les symptômes d'une crise identitaire du cinéma. ils n'annoncent pas pour autant son déclin au contraire. ils sont les outils de son renouvellement et par là même de sa pérennité"
René Allio, décorateur, scénographe et metteur en scène de théâtre, cinéaste et homme engagé dans la décentralisation artistique était aussi un écrivain. Pendant une trentaine d'années, il a rédigé, presque quotidiennement, des Carnets. Travailleur infatigable, il s'intéressait au cinéma, à la télévision, à la radio, il décrivait les villes et les paysages s'offrant à sa vue, il scrutait l'actualité politique, et avec un enthousiasme rarement découragé, il s'intéressait à son métier de réalisateur, à ses facettes multiples. L'oeuvre écrite de René Allio , méconnue, est aussi importante que son oeuvre filmée.
Le cinéma est ici visité comme un pays que composent plusieurs territoires répartis sur autant de chapitres. Dans le premier chapitre, on rencontre Le Mépris, associé à L'Amour fou, M et Allemagne, année zéro. Les chapitres 2 et 3 abordent trois questions : le cinéma comme champ culturel, objet théorique, matière d'enseignement. Le chapitre 4 est une réflexion sur la nuit au cinéma. Sombre de Philippe Grandrieux y est longuement exploré. Chapitre 5 : de Louis Lumière à Panah Panahi, sont abordées des figures du transport, en train, en bateau, en voiture, en avion. Le dernier chapitre évoque deux films contemporains traversés par l'idée de la fin du voyage en cinéma : It must be Heaven, et La Dérive des continents (au sud). A la fois essai et rétrospective cinéphilique, cette construction d'un "pays du cinéma" suit ainsi une ligne singulière.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !