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Au pays du cinéma
Scheinfeigel Maxime
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782336405520
Le cinéma est ici visité comme un pays que composent plusieurs territoires répartis sur autant de chapitres. Dans le premier chapitre, on rencontre Le Mépris, associé à L'Amour fou, M et Allemagne, année zéro. Les chapitres 2 et 3 abordent trois questions : le cinéma comme champ culturel, objet théorique, matière d'enseignement. Le chapitre 4 est une réflexion sur la nuit au cinéma. Sombre de Philippe Grandrieux y est longuement exploré. Chapitre 5 : de Louis Lumière à Panah Panahi, sont abordées des figures du transport, en train, en bateau, en voiture, en avion. Le dernier chapitre évoque deux films contemporains traversés par l'idée de la fin du voyage en cinéma : It must be Heaven, et La Dérive des continents (au sud). A la fois essai et rétrospective cinéphilique, cette construction d'un "pays du cinéma" suit ainsi une ligne singulière.
Images oniriques, images filmiques: la proximité entre les deux dispositifs qui les produisent s?est inscrite en profondeur dans l?histoire du cinéma. Depuis toujours, en effet, des films se pensent comme les rêves se forment. Quand naissait le cinéma, Freud analysait les mécanismes de la formation des images de rêve. Aujourd?hui, des neurobiologistes montrent comment l?activité onirique est une des aventures de la vie mentale. Ainsi pourra-t-on entrer au pays des rêves et des cauchemars du cinéma en leur compagnie. Des films d?époques et d?origines très variées jalonnent ce parcours. Leurs réalisateurs (Mosjoukine, Laughton, Lang, Welles, Hitchcock, Bergman, Kobayashi, Fellini, Bunuel, Gilliam, De Oliveira, Nolan?) ont tous célébré à leur manière les noces séculaires du cinéma et de l?onirisme. Maxime SCHEINFEIGEL est professeur à l?université Paul Valéry de Montpellier. Elle enseigne l?esthétique et l?histoire du cinéma. Dernières publications: Jean Rouch (CNRS, 2008), Cinéma et Magie (Armand Colin, 2008), Le Cinéma, et après? (Presses Universitaires de Rennes, 2010, ouvrage collectif).
Les formes, les idées, la pensée du cinéma changent incessamment. Mais du cinéma primitif au cinéma contemporain, l'évolution n'est pas simplement chronologique, linéaire. Chaque génération décline à sa manière une confrontation de l'ancien et du nouveau, du classique et du moderne. Chacune voit fleurir des inventions esthétiques, des idées nouvelles. Celles-ci apparaissent comme des points de cristallisation d'une histoire figurative du cinéma. Nous observons ici plusieurs de ces points : l'émergence de l'auteur moderne de Jean Rouch à Pier Paolo Pasolini ; l'évolution des mises en scène de la voix humaine et des conceptions du temps, de Fritz Lang à Ridley Scott, de David Wark Griffith à Raoul Ruiz ; la mise en œuvre de la mémoire d'Orson Welles à Philippe Grandrieux. Ainsi, il n'y a pas de droite ligne dans Les âges du cinéma mais des films qui se croisent, se regardent, se répondent d'une époque à l'autre, selon des motifs variés et entrelacés dont on déploie quelques aspects.
Remillet Gilles ; Savelli Julie ; Scheinfeigel Max
L'activité de Jean Rouch est inlassable et multiple. Or, tout cela est immergé dans la complexité des sciences humaines et de leur croisement avec des techniques liées à des arts. Il a marqué son époque en inventant des dispositifs qui ont notamment changé en profondeur l'ethnocentrisme occidental et participé au décloisonnement de certaines expressions artistiques. Jean Rouch. Passeur d'images, passeur de mondes est un ouvrage collectif autant dédié au présent de l'oeuvre rouchienne qu'à sa postérité et à ses échos, nombreux, dans le champ de la création contemporaine où elle a fait naître des pensées, des techniques et des gestes renouvelés.
Résumé : Inventeur du ciné-transe, cinéaste français inclassable, auteur d'environ 140 films dont les indépassables Moi, un Noir et Cocorico! Monsieur Poulet, Jean Rouch s'impose comme l'un des grands créateurs contemporains. Rouch " n'a jamais été vraiment identifié comme appartenant à la communauté des cinéastes professionnels. C'était un franc-tireur. Un ethnologue cinéaste... Un farceur sympathique ", écrit Michel Marie dans sa Préface. À quel genre appartiennent ses ?uvres ? Documentaire ou fiction ? Quelle est la part d'improvisation? Quels choix techniques sont privilégiés ? Quelle parenté réelle ces films entretiennent-ils avec la Nouvelle Vague ? Quelle est sa postérité : Pasolini, Depardon ? Maxime Scheinfeigel, familière de l'univers de ce cinéaste, nous offre ici une monographie nourrie et sensible de Jean Rouch, un esprit universel au carrefour des cultures.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.