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Le cinéma, et après ?
Scheinfeigel Maxime
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753510470
On s'interroge ici sur l'évolution des limites du champ dit "cinématographique et audiovisuel" au regard des mutations technologiques et du foisonnement contemporain des lieux de création et de diffusion des films. Trois questions principales sont abordées.: la place du cinéma dans la diversité actuelle des spectacles d'images; son avenir alors qu'il n'est plus besoin d'aller s'asseoir devant un grand écran dans la pénombre d'une salle pour voir des films: les formes principales de mise en spectacle d'images reproductibles qui émergent aujourd'hui. Cette réflexion. inscrite en son fond dans la perspective générale de l'histoire des arts de l'image reproductible (première partie). évoque des tendances esthétiques contemporaines notables: transformation radicale du lien entre le. cinéma et le musée "deuxième partie). capacité du cinéma à actualiser en permanence les formes et les idées passées (troisième partie). tendance métafilmique lourde et ses variantes fort nombreuses (quatrième partie), monter en puissance des écrans comme plan de travail et des installations filmiques (cinquième et sixième parties). La grande idée qui parcourt tous les propos de ce livre est optimiste: si beaucoup de filets aujourd'hui apparaissent comme les symptômes d'une crise identitaire du cinéma. ils n'annoncent pas pour autant son déclin au contraire. ils sont les outils de son renouvellement et par là même de sa pérennité"
Résumé : Ce livre analyse des images réunies selon des associations libres, que provoque la vision de certains films. Au-delà de l'observation et de la mémoire d'images déjà vues autrement et ailleurs, le spectateur devenu analyste repère tout un réseau de figures, mises au travail par le cinéma et qui forment la trame de l'ouvrage : le palimpseste, l'absence, le vide. Orson Welles et Béla Tarr, Leos Carax, Dziga Vertov et Rail Ruiz, les frères Larrieu et François Leterrier, Nuri Bilge Ceylan, Olivier Assayas, Jonathan Glazer et Lasse Hallstrôm, Billy Wilder, Jean-Luc Godard et André Téchiné ont tissé ces figures qui se saisissent comme des empreintes, se laissent décrypter comme des pensées de rêve.
Il est une figure souvent croisée dans la littérature et les arts de la représentation : c'est l'Autre. Les différents avatars de ce personnage polymorphe, déployés sur le vaste éventail de l'altérité et de l'étrangeté, inspirent la plupart des expressions artistiques depuis leurs lointaines origines. C'est ainsi que dès sa naissance, le cinéma a reçu un immense héritage à partir duquel il a généré à son tour des représentations spécifiques de l'Autre. A travers un questionnement sur la puissance créatrice de la fabrique des images cinématographiques, sont ici évoquées différentes actualisations des figures de l'Autre. Elles sont aussi bien imaginaires et réelles, étranges et banales, proches et lointaines et elles surgissent tantôt du dehors, tantôt du dedans de l'humaine réalité des êtres. Notamment décryptées par la psychanalyse et l'anthropologie, elles s'incarnent dans toutes sortes de films : des fictions allant du réalisme au fantastique, et aussi bien des documentaires. Cet ouvrage réunit des analyses rapprochées de certains films exemplaires, de toutes les époques et de tous les continents.
Images oniriques, images filmiques: la proximité entre les deux dispositifs qui les produisent s?est inscrite en profondeur dans l?histoire du cinéma. Depuis toujours, en effet, des films se pensent comme les rêves se forment. Quand naissait le cinéma, Freud analysait les mécanismes de la formation des images de rêve. Aujourd?hui, des neurobiologistes montrent comment l?activité onirique est une des aventures de la vie mentale. Ainsi pourra-t-on entrer au pays des rêves et des cauchemars du cinéma en leur compagnie. Des films d?époques et d?origines très variées jalonnent ce parcours. Leurs réalisateurs (Mosjoukine, Laughton, Lang, Welles, Hitchcock, Bergman, Kobayashi, Fellini, Bunuel, Gilliam, De Oliveira, Nolan?) ont tous célébré à leur manière les noces séculaires du cinéma et de l?onirisme. Maxime SCHEINFEIGEL est professeur à l?université Paul Valéry de Montpellier. Elle enseigne l?esthétique et l?histoire du cinéma. Dernières publications: Jean Rouch (CNRS, 2008), Cinéma et Magie (Armand Colin, 2008), Le Cinéma, et après? (Presses Universitaires de Rennes, 2010, ouvrage collectif).
Le cinéma est ici visité comme un pays que composent plusieurs territoires répartis sur autant de chapitres. Dans le premier chapitre, on rencontre Le Mépris, associé à L'Amour fou, M et Allemagne, année zéro. Les chapitres 2 et 3 abordent trois questions : le cinéma comme champ culturel, objet théorique, matière d'enseignement. Le chapitre 4 est une réflexion sur la nuit au cinéma. Sombre de Philippe Grandrieux y est longuement exploré. Chapitre 5 : de Louis Lumière à Panah Panahi, sont abordées des figures du transport, en train, en bateau, en voiture, en avion. Le dernier chapitre évoque deux films contemporains traversés par l'idée de la fin du voyage en cinéma : It must be Heaven, et La Dérive des continents (au sud). A la fois essai et rétrospective cinéphilique, cette construction d'un "pays du cinéma" suit ainsi une ligne singulière.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.