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Venise est un poisson
Scarpa Tiziano ; Chpaltine Guillaume
BOURGOIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782267016178
Armé du scalpel - de son écriture, précise et acérée, Tiziano Scarpa part à l'attaque (ou au service?) du rêve le plus stéréotypé qui soit: Venise, la ville, le poisson, le lieu de noces et de clapotis, infernal réservoir de banalités et de splendeurs. Il apparaît d'entrée de jeu que l'auteur ne nous entraîne pas dans une banale excursion, ni dans une navigation de tout repos sur un imaginaire à l'eau de rose. Le corps urbain qu'il décortique est de pierre et de sang, avec ses pieux déchaussés enfoncés dans la vase, sur laquelle repose, léger et coloré, le poisson mirobolant à nul autre pareil. Qui n'a pas rêvé, au moins une fois, d'aller à Venise? Et ceux qui ont eu ce bonheur n'ont-ils pas rêvé d'en percer les mystères, d'arracher les masques, de dissiper les brumes? Avec Tiziano Scarpa, on déambule dans l'intimité viscérale, minérale, aquatique, de la plus mirifique des cités lagunaires, dont les feux et les langueurs n'en finissent pas de brasser l'Orient et l'Occident confondus.
Cecilia vit depuis toujours dans l'orphelinat abrité par l'hospice de la Piétà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l'a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et la musique: chaque jour, elle joue du violon à l'église, derrière un grillage qui la maintient à l'écart du regard des fidèles. Chaque nuit en revanche, en proie au poids d'une insoutenable solitude, elle ressent plus que jamais le manque de cette mère qu'elle n'a jamais connue. Aussi se relève-t-elle en cachette pour lui écrire des lettres qu'elle aimerait lui voir lire. C'est dans cet univers confiné et reclus que Cecilia évolue. La musique est sa seule source de joie et de réconfort, le seul moment qui lui permet si ce n'est d'échapper, du moins de supporter la rigidité des règles de l'internat. Mais un jour, l'année de ses seize ans, les choses changent. De façon imperceptible d'abord, tandis que Cecilia s'interroge toujours plus sur ses origines et souhaite donner une autre dimension à sa pratique artistique, puis de façon plus radicale, lorsqu'un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé besogneux qui officiait auparavant: ce jeune prêtre aux cheveux roux n'est autre qu'Antonio Vivaldi Au fil de ce roman bâti comme une enquête par invocations, un petit pan du mystère est levé. Cependant, l'essentiel ne réside pas dans la vérité qu'elle peut obtenir sur l'autre (l'identité et les motivations de la mère absente). C'est plutôt en elle-même que Cecilia doit chercher de nouvelles ressources. Cecilia perce peu à peu le brouillard des évidences qu'on lui a imposées, les limites du moule où l'on voudrait qu'elle reste comme toutes les autres. Elle se débarrasse enfin de cette fascination morbide, qu'elle prenait pour une forme de liberté, qui la poussait à rechercher sa mère avec obstination. Elle prend en effet progressivement conscience que cette quête n'aura été pour elle qu'une étape nécessaire et échappe progressivement à la folie qui la guettait. Sa rencontre avec Vivaldi est fondatrice: l'arrachant définitivement aux noirceurs de ses pensées, elle confirme sa vocation et la plonge de façon définitive dans la vie où elle va pouvoir s'adonner entièrement à sa passion musicale. Poignant, le destin de Cecilia est aussi emblématique du parcours de nombreuses jeunes filles éduquées à l'hospice de la Pietà où a effectivement exercé Vivaldi au début de sa carrière, y construisant sa réputation. La maîtrise instrumentale des musiciennes de la Pietà était renommée à travers toute l'Europe. Vivaldi a composé nombre de concertos et de pièces de musique sacrée qu'elles ont interprétés brillamment. Tiziano Scarpa étant lui-même né dans cet hospice un temps reconverti en maternité au XXe siècle, a bâti cette fiction qui est tout autant une enquête en forme de retour aux sources qu'un hommage au compositeur de génie qu'il admire depuis son enfance, ainsi qu'à ses brillantes interprètes.
Un cimetière de nos jours, quelque part en Italie. Deux maçons, l'un italien, l'autre maghrébin, un vieil architecte acariâtre et sa garde-malade russe, une veuve âgée et naïve, une jeune femme paniquée y croisent leurs existences, se rencontrent et se disputent, se cachent et se démasquent au milieu des sépultures, dans un chassé-croisé de vaudeville contemporain. L'ensemble se présente, de prime abord, comme un portrait déjanté et amer de l'Italie contemporaine, tiraillée entre tradition et modernité, une patrie où se côtoient citoyens blasés et immigrés en quête de reconnaissance. Un intermède de danse macabre, où un mort et son gardien tentent de réfléchir, en rime et en rythme, sur le sens de la vie j et de la mort, sert de transition à un retournement de situation : ce que l'on croyait être un portrait social se transforme en un jeu de vérité, les personnages font tomber leurs masques et dévoilent leur fragilité et leurs rêves en même temps que leur identité. Entre commedia dell'Arte, comédie à l'italienne et théâtre de boulevard, L'ultima casa représente assez bien la nouvelle génération de dramaturges italiens et le théâtre grotesque contemporain.
Scarpa Romano ; Jennequin Jean-Paul ; Schmid Auror
Résumé : Toute l'oeuvre du maître italien de Disney, enfin en intégrale ! Après Carl Barks, Floyd Gottfredson et Don Rosa, les éditions Glénat sont heureuses de vous présenter leur nouvelle intégrale dédiée à l'un des grands dessinateurs de l'univers Disney : le maître italien Romano Scarpa ! Construite de façon chronologique, bénéficiant, à l'instar des autres séries de la " Pléiade Disney " d'un appareil critique très complet, cette nouvelle collection devrait combler les attentes des fans qui l'espéraient comme le messie ! Inaugurée en octobre 2017, cette nouvelle collection patrimoniale va connaître un rythme de parution de 3 volumes par an. Ce deuxième tome consacré essentiellement aux aventures de Mickey, Pat Hibulaire et Iga Biva reprend toutes les histoires créées par Romano Scarpa entre 1956 et 1958.
Toute l'oeuvre du maître italien de Disney, enfin en intégrale ! Après Carl Barks, Floyd Gottfredson et Don Rosa, les éditions Glénat sont heureuses de vous présenter leur nouvelle intégrale dédiée à l'un des grands dessinateurs de l'univers Disney : le maître italien Romano Scarpa ! Construite de façon chronologique, bénéficiant, à l'instar des autres séries de la " Pléiade Disney " d'un appareil critique très complet, cette nouvelle collection devrait combler les attentes des fans qui l'espéraient comme le messie ! Inaugurée en octobre dernier, cette nouvelle collection patrimoniale va connaître un rythme de parution de 3 volumes par an. Ce troisième tome reprend toutes les histoires créés par Romano Scarpa entre 1957 et 1959.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski