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La dernière demeure. Edition bilingue français-italien
Scarpa Tiziano ; Nimis Jean
PU MIDI
11,00 €
Épuisé
EAN :9782810702909
Un cimetière de nos jours, quelque part en Italie. Deux maçons, l'un italien, l'autre maghrébin, un vieil architecte acariâtre et sa garde-malade russe, une veuve âgée et naïve, une jeune femme paniquée y croisent leurs existences, se rencontrent et se disputent, se cachent et se démasquent au milieu des sépultures, dans un chassé-croisé de vaudeville contemporain. L'ensemble se présente, de prime abord, comme un portrait déjanté et amer de l'Italie contemporaine, tiraillée entre tradition et modernité, une patrie où se côtoient citoyens blasés et immigrés en quête de reconnaissance. Un intermède de danse macabre, où un mort et son gardien tentent de réfléchir, en rime et en rythme, sur le sens de la vie j et de la mort, sert de transition à un retournement de situation : ce que l'on croyait être un portrait social se transforme en un jeu de vérité, les personnages font tomber leurs masques et dévoilent leur fragilité et leurs rêves en même temps que leur identité. Entre commedia dell'Arte, comédie à l'italienne et théâtre de boulevard, L'ultima casa représente assez bien la nouvelle génération de dramaturges italiens et le théâtre grotesque contemporain.
Résumé : AMOUR( est une estampille commerciale (registered), l'amour est un brevet, une marque de fabrique, une marchandise aussi définie que l'aspirine ou le Coca-Cola. Qui a inventé l'amour ? Comment faire pour le reconnaître au premier coup d'?il quand on le rencontre en soi et hors de soi ? L'amour est un lieu commun à la communauté humaine. Mais tout le monde est persuadé de vivre quelque chose d'unique, qui n'a jamais été vécu ou raconté. L'amour bouleverse l'ordre social, transforme l'identité, change littéralement le signalement, refaçonne les corps. Dans ces huit nouvelles il y a des individus qui pensent réinventer l'amour alors que c'est l'amour qui les réinvente. La verve, un côté " loufdingue ", pince-sans-rire à la Buster Keaton, de Tiziano Scarpa frappe de nouveau. Des nouvelles grinçantes qui composent ce recueil émergent des personnages hallucinés et nuls. Un pape rescapé, à la poursuite d'un amour sénescent ; un homme qui se masturbe dans le dentier de sa défunte épouse ; l'irrésistible ascension d'un vendeur de caleçons qui se retrouve avec armes et bagages dans son propre pénis (on ne révélera pas ici l'identité de cet ancêtre imaginaire pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur)... La drôlerie de Tiziano Scarpa c'est, peut-être, aussi sérieux que le rire des oiseaux chez Leopardi.
Toute l'oeuvre du maître italien de Disney, enfin en intégrale ! Après Carl Barks, Floyd Gottfredson et Don Rosa, les éditions Glénat sont heureuses de vous présenter leur nouvelle intégrale dédiée à l'un des grands dessinateurs de l'univers Disney : le maître italien Romano Scarpa ! Construite de façon chronologique, bénéficiant, à l'instar des autres séries de la "Pléiade Disney" d'un appareil critique très complet, cette nouvelle collection devrait combler les attentes des fans qui l'espéraient comme le messie ! Ce septième volume reprend une sélection d'histoires créées par Romano Scarpa en 1962.
La timide Carolina fréquente les cours de l'Académie des beaux-arts de Venise et gagne sa vie en restaurant les parties génitales des personnages de mangas érotiques. Alfredo est en train de préparer un mémoire de maîtrise sur Dostoievski. Quand, un jour, Carolina tombe (se jette?) à l'eau dans le Canal Grande, Alfredo n'hésite pas à plonger pour la sauver. Il n'aura de cesse, par la suite, en cachette, de rassembler du matériel anecdotique, des documents et des journaux intimes de la jeune fille afin d'élucider ses rapports avec Fabrizio, un étudiant qui paye son loyer en fournissant du sperme matin et soir, dans des pots à yaourt, à sa logeuse - qui s'en sert comme d'une crème de jouvence. Un dossier plein de rebondissements drolatiques et grotesques prend corps, jouissif, plus écrit qu'il n'y paraît. Ce roman au langage imagé - dans tous les sens du terme puisque les références à la bande dessinée sont fondatrices - est truffé de dialogues platoniciens, digressions, citations littéraires ou farfelues, mais sous le badinage pointe un style maîtrisé. Le romanesque charpente solidement ce court roman futile et précieux (au sens moliéresque) et si parfois, ici, la chair est maculée, elle n'est jamais ni triste ni lasse.
Armé du scalpel - de son écriture, précise et acérée, Tiziano Scarpa part à l'attaque (ou au service?) du rêve le plus stéréotypé qui soit: Venise, la ville, le poisson, le lieu de noces et de clapotis, infernal réservoir de banalités et de splendeurs. Il apparaît d'entrée de jeu que l'auteur ne nous entraîne pas dans une banale excursion, ni dans une navigation de tout repos sur un imaginaire à l'eau de rose. Le corps urbain qu'il décortique est de pierre et de sang, avec ses pieux déchaussés enfoncés dans la vase, sur laquelle repose, léger et coloré, le poisson mirobolant à nul autre pareil. Qui n'a pas rêvé, au moins une fois, d'aller à Venise? Et ceux qui ont eu ce bonheur n'ont-ils pas rêvé d'en percer les mystères, d'arracher les masques, de dissiper les brumes? Avec Tiziano Scarpa, on déambule dans l'intimité viscérale, minérale, aquatique, de la plus mirifique des cités lagunaires, dont les feux et les langueurs n'en finissent pas de brasser l'Orient et l'Occident confondus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.