Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Stabat Mater
Scarpa Tiziano ; Vittoz Dominique
BOURGOIS
14,20 €
Épuisé
EAN :9782267021523
Cecilia vit depuis toujours dans l'orphelinat abrité par l'hospice de la Piétà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l'a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et la musique: chaque jour, elle joue du violon à l'église, derrière un grillage qui la maintient à l'écart du regard des fidèles. Chaque nuit en revanche, en proie au poids d'une insoutenable solitude, elle ressent plus que jamais le manque de cette mère qu'elle n'a jamais connue. Aussi se relève-t-elle en cachette pour lui écrire des lettres qu'elle aimerait lui voir lire. C'est dans cet univers confiné et reclus que Cecilia évolue. La musique est sa seule source de joie et de réconfort, le seul moment qui lui permet si ce n'est d'échapper, du moins de supporter la rigidité des règles de l'internat. Mais un jour, l'année de ses seize ans, les choses changent. De façon imperceptible d'abord, tandis que Cecilia s'interroge toujours plus sur ses origines et souhaite donner une autre dimension à sa pratique artistique, puis de façon plus radicale, lorsqu'un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé besogneux qui officiait auparavant: ce jeune prêtre aux cheveux roux n'est autre qu'Antonio Vivaldi Au fil de ce roman bâti comme une enquête par invocations, un petit pan du mystère est levé. Cependant, l'essentiel ne réside pas dans la vérité qu'elle peut obtenir sur l'autre (l'identité et les motivations de la mère absente). C'est plutôt en elle-même que Cecilia doit chercher de nouvelles ressources. Cecilia perce peu à peu le brouillard des évidences qu'on lui a imposées, les limites du moule où l'on voudrait qu'elle reste comme toutes les autres. Elle se débarrasse enfin de cette fascination morbide, qu'elle prenait pour une forme de liberté, qui la poussait à rechercher sa mère avec obstination. Elle prend en effet progressivement conscience que cette quête n'aura été pour elle qu'une étape nécessaire et échappe progressivement à la folie qui la guettait. Sa rencontre avec Vivaldi est fondatrice: l'arrachant définitivement aux noirceurs de ses pensées, elle confirme sa vocation et la plonge de façon définitive dans la vie où elle va pouvoir s'adonner entièrement à sa passion musicale. Poignant, le destin de Cecilia est aussi emblématique du parcours de nombreuses jeunes filles éduquées à l'hospice de la Pietà où a effectivement exercé Vivaldi au début de sa carrière, y construisant sa réputation. La maîtrise instrumentale des musiciennes de la Pietà était renommée à travers toute l'Europe. Vivaldi a composé nombre de concertos et de pièces de musique sacrée qu'elles ont interprétés brillamment. Tiziano Scarpa étant lui-même né dans cet hospice un temps reconverti en maternité au XXe siècle, a bâti cette fiction qui est tout autant une enquête en forme de retour aux sources qu'un hommage au compositeur de génie qu'il admire depuis son enfance, ainsi qu'à ses brillantes interprètes.
Romano Scarpa, considéré comme le plus américain des auteurs italiens, est très certainement le plus grand artiste européen à avoir animé les personnages de Mickey et de la famille Donald Duck avec plus de 450 histoires à son actif. Pour la première fois en France, il est maintenant possible, grâce à la présente édition, de découvrir l'oeuvre intégrale du maître présentée de manière chronologique.
Un cimetière de nos jours, quelque part en Italie. Deux maçons, l'un italien, l'autre maghrébin, un vieil architecte acariâtre et sa garde-malade russe, une veuve âgée et naïve, une jeune femme paniquée y croisent leurs existences, se rencontrent et se disputent, se cachent et se démasquent au milieu des sépultures, dans un chassé-croisé de vaudeville contemporain. L'ensemble se présente, de prime abord, comme un portrait déjanté et amer de l'Italie contemporaine, tiraillée entre tradition et modernité, une patrie où se côtoient citoyens blasés et immigrés en quête de reconnaissance. Un intermède de danse macabre, où un mort et son gardien tentent de réfléchir, en rime et en rythme, sur le sens de la vie j et de la mort, sert de transition à un retournement de situation : ce que l'on croyait être un portrait social se transforme en un jeu de vérité, les personnages font tomber leurs masques et dévoilent leur fragilité et leurs rêves en même temps que leur identité. Entre commedia dell'Arte, comédie à l'italienne et théâtre de boulevard, L'ultima casa représente assez bien la nouvelle génération de dramaturges italiens et le théâtre grotesque contemporain.
Armé du scalpel - de son écriture, précise et acérée, Tiziano Scarpa part à l'attaque (ou au service?) du rêve le plus stéréotypé qui soit: Venise, la ville, le poisson, le lieu de noces et de clapotis, infernal réservoir de banalités et de splendeurs. Il apparaît d'entrée de jeu que l'auteur ne nous entraîne pas dans une banale excursion, ni dans une navigation de tout repos sur un imaginaire à l'eau de rose. Le corps urbain qu'il décortique est de pierre et de sang, avec ses pieux déchaussés enfoncés dans la vase, sur laquelle repose, léger et coloré, le poisson mirobolant à nul autre pareil. Qui n'a pas rêvé, au moins une fois, d'aller à Venise? Et ceux qui ont eu ce bonheur n'ont-ils pas rêvé d'en percer les mystères, d'arracher les masques, de dissiper les brumes? Avec Tiziano Scarpa, on déambule dans l'intimité viscérale, minérale, aquatique, de la plus mirifique des cités lagunaires, dont les feux et les langueurs n'en finissent pas de brasser l'Orient et l'Occident confondus.
Armé du scalpel de son écriture, précise et acérée, Tiziano Scarpa part à l'attaque (ou au service?) du rêve le plus stéréotypé qui soit: Venise, la ville, le poisson, le lieu de noces et de clapotis, infernal réservoir de banalités et de splendeurs. Il apparaît d'entrée de jeu que l'auteur ne nous entraîne pas dans une banale excursion, ni dans une navigation de tout repos sur un imaginaire à l'eau de rose. Le corps urbain qu'il décortique est de pierre et de sang, avec ses pieux déchaussés enfoncés dans la vase, sur laquelle repose, léger et coloré, le poisson mirobolant à nul autre pareil. Qui n'a pas rêvé, au moins une fois, d'aller à Venise? Et ceux qui ont eu ce bonheur n'ont-ils pas rêvé d'en percer les mystères, d'arracher les masques, de dissiper les brumes? Avec Tiziano Scarpa, on déambule dans l'intimité viscérale, minérale, aquatique, de la plus mirifique des cités lagunaires, dont les feux et les langueurs n'en finissent pas de brasser l'Orient et l'Occident confondus.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.Traduit de l'italien par Nathalie BauerNé en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des ?uvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.
Si la gloire de Pirandello (1867-1936) a longtemps reposé sur le succès international de son théâtre, il n'en reste pas moins que les nouvelles occupent une place centrale dans son ?uvre. Il y a une bonne raison à cela : les nouvelles étaient, et sont restées, le vivier de ses personnages de théâtre. Les voici regroupées pour la première fois en français. Ce volume regroupe les 15 volumes de l'édition italienne et l'"Appendice" qui réunit les nouvelles que Pirandello n'avait pas eu le temps de rassembler lui-même avant sa mort. L'ouvrage est précédé d'une préface de Giovanni Macchia et suivi de "Pirandello conteur", postface de Georges Piroué, auteur chez Denoël d'un essai sur Pirandello et d'une biographie, Pirandello Sicilien planétaire. A quoi s'ajoutent 35 illustrations, une bibliographie des ?uvres de Pirandello traduites en français et des tables alphabétique et chronologique des nouvelles.
Résumé : Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu'elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier Carracci, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu'il la touche, mais finit par céder. Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l'université. Quand les vacances d'été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu'elle puisse donner un fils à Stefano. La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse , qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.
Résumé : Une femme, Miriàm. Un homme, Iosèf. Un jeune couple d'amoureux. Ils se sont rencontrés en Galilée, au Nord d'Israël, et vont se marier à Nazareth. Quand Miriàm annonce à son fiancé qu'elle attend un enfant dont il n'est pas le père, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il croit en sa parole. Il croit qu'elle est enceinte d'une annonce, il croit à une vérité invraisemblable. "C'est l'hiver en Galilée, mais entre eux deux, c'est le solstice d'été, le jour de la lumière la plus longue". Avec Une tête de nuage, Erri De Luca poursuit sa relecture de la Nativité, abordée précédemment dans Au nom de la mère. Structuré en trois actes, le texte assume une forme dramatique parcourue par des dialogues intenses, non dépourvus d'ironie. Derrière la figure du Messie, Erri De Luca brosse le portrait intime de Marie et Joseph, ici présentés dans leur simple humanité : deux jeunes parents qui s'apprêtent à élever leur enfant, Jésus, dans mille difficultés. Un homme et une femme, liés par un sentiment qui dépasse les faits et s'inscrit dans les mots. "En amour, croire n'est pas céder, mais renforcer, ajouter quelques poignées de confiance ardente".