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Traité sur la prière. Tome 1
ORIGENE/VIGNE DANIEL
CERF
64,00 €
Épuisé
EAN :9782204162586
Le Traité sur la prière, l'un des rares textes d'Origène intégralement conservés en langue grecque, représente comme le "foyer" spirituel de son oeuvre immense et, parmi ses ouvrages, l'un des plus révélateurs de sa théologie spirituelle. C'est dans un temps d'épreuve, chassé d'Alexandrie, qu'Origène rédige ce texte où se devine son intense vie intérieure. Mais étant avant tout un homme de la Bible, c'est sur les Ecritures, partout citées et commentées, qu'il appuie son enseignement. L'ouvrage comporte trois parties. La première (ch. 1-17) aborde la prière comme un "problème" , pour répondre aux objections et difficultés qu'elle soulève. La deuxième (18-30) est un commentaire approfondi du Notre Père. La troisième (31-34) donne des conseils pratiques sur la bonne manière de prier. Ce premier tome contient l'introduction (comprenant rétrospective historique, étude littéraire et commentaire détaillé), la bibliographie et les 17 premiers chapitres du traité. Daniel Vigne, docteur en théologie, agrégé et docteur en philosophie, est chercheur et professeur honoraire à la Faculté de théologie de l'Institut Catholique de Toulouse, où il a enseigné la Patristique de 1990 à 2020. Il est l'auteur de nombreuses publications sur les Pères de l'Eglise, en particulier pré-nicéens.
Des vingt-cinq "tomes" consacrés à l'exégèse du premier évangile, seulement huit nous sont parvenus dans le texte grec. Les livres X et XI commentent Math. 13-15 de la manière allégorique et spirituelle qui est typique d'Origène.
Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Quatre Pères de l'Eglise ont laissé un commentaire étendu sur l'ensemble de l'évangile de Jean. Avant Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie et Augustin, Origène, comme bien souvent, a été l'initiateur. C'est dire l'importance de cette oeuvre. Le début de l'édition dans les Sources Chrétiennes remonte à 1966. Il aura fallu plus d'un quart de siècle pour mener à bien, en cinq tomes, la première présentation en français - avec le texte grec - de cet ouvrage. Certains livres du commentaire d'Origène ayant été perdus, il est utile de préciser ici le contenu de chacun des tomes: - Tome 1 (SC 120): livres I-II (Jean 1, 1-7) et fragments des livres IV et V - Tome 2 (SC 157): livres VI (Jean 1, 19-29) et X (Jean 2, 12-25) - Tome 3 (SC 222): livre XIII (Jean 4, 13-54) - Tome 4 (SC 290): livres XIX (Jean 8, 19-25) et XX (Jean 8, 2-33) - Tome 5 (SC 385): livres XXVIII (Jean 11, 39-57) et XXXII (Jean 13, 2-33) Il ne reste donc que des ruines de ce monument. Mais on ne perd pas son temps à s'y promener longuement. Etonnantes parfois, les explications d'Origène sont toujours tonifiantes. C'est à Cécile Blanc que nous devons ce volume, comme les quatre qui l'ont précédé.
Découvert en 1941 à Toura avec d'autres papyrus d'Origène, cet Entretien se réfère à une pratique connue de la vie ecclésiastique au pue siècle, la convocation d'un synode destiné à éprouver l'orthodoxie d'un évêque. C'est au cours d'un tel synode, réuni sans doute en Arabie dans les années 240, qu'eut lieu la discussion, dont ce texte est le procès-verbal, entre le grand théologien, défenseur de l'orthodoxie, et un évêque suspect de monarchianisme, Héraclide, en présence de plusieurs autres évêques et de fidèles du diocèse. Origène commence par examiner plusieurs problèmes théologiques - la divinité, l'unité et la distinction du Père et du Fils, thème central puisque c'est l'objet de sa discussion avec Héraclide, mais aussi la prière eucharistique, la nature du corps de Jésus et, en réponse à une objection de Maxime, le processus de la résurrection ; puis il aborde une question posée par un autre interlocuteur, Denys, celle des rapports entre l'âme et le sang, question qui semble avoir alors beaucoup tourmenté certains chrétiens ; enfin, suite à son exposé précédent, une remarque de Démétrius le conduit à traiter du problème de l'immortalité de l'âme. Ce document manifeste l'autorité du maître alexandrin, homme d'Eglise qui fixe la doctrine et apaise les querelles. En outre, il présente l'intérêt d'être le seul entretien d'Origène que nous ayons conservé et il a été suffisamment diffusé pour que saint Ambroise en recopie plusieurs passages.