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COMMENTAIRES SUR SAINT JEAN. Tome 5
ORIGENE
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204046787
Quatre Pères de l'Eglise ont laissé un commentaire étendu sur l'ensemble de l'évangile de Jean. Avant Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie et Augustin, Origène, comme bien souvent, a été l'initiateur. C'est dire l'importance de cette oeuvre. Le début de l'édition dans les Sources Chrétiennes remonte à 1966. Il aura fallu plus d'un quart de siècle pour mener à bien, en cinq tomes, la première présentation en français - avec le texte grec - de cet ouvrage. Certains livres du commentaire d'Origène ayant été perdus, il est utile de préciser ici le contenu de chacun des tomes: - Tome 1 (SC 120): livres I-II (Jean 1, 1-7) et fragments des livres IV et V - Tome 2 (SC 157): livres VI (Jean 1, 19-29) et X (Jean 2, 12-25) - Tome 3 (SC 222): livre XIII (Jean 4, 13-54) - Tome 4 (SC 290): livres XIX (Jean 8, 19-25) et XX (Jean 8, 2-33) - Tome 5 (SC 385): livres XXVIII (Jean 11, 39-57) et XXXII (Jean 13, 2-33) Il ne reste donc que des ruines de ce monument. Mais on ne perd pas son temps à s'y promener longuement. Etonnantes parfois, les explications d'Origène sont toujours tonifiantes. C'est à Cécile Blanc que nous devons ce volume, comme les quatre qui l'ont précédé.
Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Ecritures. A travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Dans sa dernière partie, la Philocalie, anthologie de textes d'Origène, réunit plusieurs des textes majeurs du maître alexandrin sur un sujet qui se situe au c?ur de sa théologie: les relations entre l'économie divine et le libre arbitre de l'homme. Qu'il s'agisse de combattre le fatalisme astrologique ou le déterminisme gnostique, de définir les vrais biens, d'expliquer l'endurcissement du c?ur de Pharaon ou l'élection de Paul dès avant sa naissance,Origène, orfèvre dans l'art de poser et traiter unproblème, s'applique inlassablement à chercher une voie qui rende pleinement justice à la bonté et à la dignité de Dieu en même temps qu'au libre choix et à la responsabilité de l'homme. Présentées avec fermeté - et aussi avec modestie comme en témoigne cette formule de conclusion: "si quelqu'un, respectueux de la piété due à Dieu, trouve des explications meilleures..., il lui faudra les préférer" - les interprétations d'Origène marqueront la tradition chrétienne.
Alors qu'il a dépassé tous les écrivains dans ses autres oeuvres, Origène, dans le Cantique des Cantiques, s'est surpassé lui-même. " Tel est le jugement de S. Jérôme, non sur ces deux homélies traduites par lui en latin, mais sur le grand commentaire, partiellement connu grâce à la traduction de Rufin d'Aquilée. Prononcées à Césarée de Palestine vers 239-242, les homélies ne lui sont pourtant en rien inférieures. Non seulement elles expliquent, à un verset près, la même partie du texte (Ct 1-2, 14), mais destinées aux simples fidèles, elles sont immédiatement plus accessibles que le Commentaire, plus érudit et plus théologique. De cette idylle champêtre, Origène propose une lecture spirituelle, comme déjà la tradition juive. Mais, à la relation amoureuse d'Israël avec son Dieu, il substitue celle de l'Epouse-Eglise avec son Epoux, le Christ. L'Epouse y est aussi l'âme de chaque croyant, désireuse de s'unir au Verbe de Dieu. On est donc loin, malgré la parenté du vocabulaire, d'une simple pastorale amoureuse ! La traduction de Jérôme et celle de Rufin - l'original grec des homélies et du Commentaire est perdu -, ont permis à l'interprétation d'Origène d'exercer une influence considérable sur toute la tradition spirituelle et mystique du christianisme oriental et occidental, jusqu'à S. Bernard de Clairvaux.