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Homélies sur le Cantique des Cantiques. 2e édition revue et corrigée
ORIGENE
CERF
21,00 €
Épuisé
EAN :9782204085496
Alors qu'il a dépassé tous les écrivains dans ses autres oeuvres, Origène, dans le Cantique des Cantiques, s'est surpassé lui-même. " Tel est le jugement de S. Jérôme, non sur ces deux homélies traduites par lui en latin, mais sur le grand commentaire, partiellement connu grâce à la traduction de Rufin d'Aquilée. Prononcées à Césarée de Palestine vers 239-242, les homélies ne lui sont pourtant en rien inférieures. Non seulement elles expliquent, à un verset près, la même partie du texte (Ct 1-2, 14), mais destinées aux simples fidèles, elles sont immédiatement plus accessibles que le Commentaire, plus érudit et plus théologique. De cette idylle champêtre, Origène propose une lecture spirituelle, comme déjà la tradition juive. Mais, à la relation amoureuse d'Israël avec son Dieu, il substitue celle de l'Epouse-Eglise avec son Epoux, le Christ. L'Epouse y est aussi l'âme de chaque croyant, désireuse de s'unir au Verbe de Dieu. On est donc loin, malgré la parenté du vocabulaire, d'une simple pastorale amoureuse ! La traduction de Jérôme et celle de Rufin - l'original grec des homélies et du Commentaire est perdu -, ont permis à l'interprétation d'Origène d'exercer une influence considérable sur toute la tradition spirituelle et mystique du christianisme oriental et occidental, jusqu'à S. Bernard de Clairvaux.
Quatre Pères de l'Eglise ont laissé un commentaire étendu sur l'ensemble de l'évangile de Jean. Avant Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie et Augustin, Origène, comme bien souvent, a été l'initiateur. C'est dire l'importance de cette oeuvre. Le début de l'édition dans les Sources Chrétiennes remonte à 1966. Il aura fallu plus d'un quart de siècle pour mener à bien, en cinq tomes, la première présentation en français - avec le texte grec - de cet ouvrage. Certains livres du commentaire d'Origène ayant été perdus, il est utile de préciser ici le contenu de chacun des tomes: - Tome 1 (SC 120): livres I-II (Jean 1, 1-7) et fragments des livres IV et V - Tome 2 (SC 157): livres VI (Jean 1, 19-29) et X (Jean 2, 12-25) - Tome 3 (SC 222): livre XIII (Jean 4, 13-54) - Tome 4 (SC 290): livres XIX (Jean 8, 19-25) et XX (Jean 8, 2-33) - Tome 5 (SC 385): livres XXVIII (Jean 11, 39-57) et XXXII (Jean 13, 2-33) Il ne reste donc que des ruines de ce monument. Mais on ne perd pas son temps à s'y promener longuement. Etonnantes parfois, les explications d'Origène sont toujours tonifiantes. C'est à Cécile Blanc que nous devons ce volume, comme les quatre qui l'ont précédé.
Résumé : Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Résumé : Origène ? Le plus grand des commentateurs bibliques du IIIe siècle. Le maître des exégètes des siècles suivants. Le lieu de son activité ? Alexandrie, en Egypte, et en Palestine, Césarée, dans la seconde moitié de sa vie d'adulte, 230-250. Sa préoccupation essentielle ? Au milieu du paganisme d'alors, donner des lettres de noblesse à la pensée chrétienne fondée sur l'Evangile. Son moyen d'apostolat ? La parole et l'écrit. Il a laissé un très grand nombre de livres, dont plusieurs ont été " enregistrés " au cours de ses prédications. Et voici comme une " cassette " qui nous vient du fond des âges, ces Homélies sur la Genèse. Seize catéchèses pour les fidèles de tous les temps. De l'érudition sur les origines ? Non, mais sur le passé du monde où percent les premiers signes des intentions divines, une mise en lumière de ce que nous appelons l'amour de Dieu pour les hommes.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.