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Sur le libre arbitre. Philocalie 21-27
ORIGENE
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204081733
Dans sa dernière partie, la Philocalie, anthologie de textes d'Origène, réunit plusieurs des textes majeurs du maître alexandrin sur un sujet qui se situe au c?ur de sa théologie: les relations entre l'économie divine et le libre arbitre de l'homme. Qu'il s'agisse de combattre le fatalisme astrologique ou le déterminisme gnostique, de définir les vrais biens, d'expliquer l'endurcissement du c?ur de Pharaon ou l'élection de Paul dès avant sa naissance,Origène, orfèvre dans l'art de poser et traiter unproblème, s'applique inlassablement à chercher une voie qui rende pleinement justice à la bonté et à la dignité de Dieu en même temps qu'au libre choix et à la responsabilité de l'homme. Présentées avec fermeté - et aussi avec modestie comme en témoigne cette formule de conclusion: "si quelqu'un, respectueux de la piété due à Dieu, trouve des explications meilleures..., il lui faudra les préférer" - les interprétations d'Origène marqueront la tradition chrétienne.
Résumé : Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Alors qu'il a dépassé tous les écrivains dans ses autres oeuvres, Origène, dans le Cantique des Cantiques, s'est surpassé lui-même. " Tel est le jugement de S. Jérôme, non sur ces deux homélies traduites par lui en latin, mais sur le grand commentaire, partiellement connu grâce à la traduction de Rufin d'Aquilée. Prononcées à Césarée de Palestine vers 239-242, les homélies ne lui sont pourtant en rien inférieures. Non seulement elles expliquent, à un verset près, la même partie du texte (Ct 1-2, 14), mais destinées aux simples fidèles, elles sont immédiatement plus accessibles que le Commentaire, plus érudit et plus théologique. De cette idylle champêtre, Origène propose une lecture spirituelle, comme déjà la tradition juive. Mais, à la relation amoureuse d'Israël avec son Dieu, il substitue celle de l'Epouse-Eglise avec son Epoux, le Christ. L'Epouse y est aussi l'âme de chaque croyant, désireuse de s'unir au Verbe de Dieu. On est donc loin, malgré la parenté du vocabulaire, d'une simple pastorale amoureuse ! La traduction de Jérôme et celle de Rufin - l'original grec des homélies et du Commentaire est perdu -, ont permis à l'interprétation d'Origène d'exercer une influence considérable sur toute la tradition spirituelle et mystique du christianisme oriental et occidental, jusqu'à S. Bernard de Clairvaux.
Des vingt-cinq "tomes" consacrés à l'exégèse du premier évangile, seulement huit nous sont parvenus dans le texte grec. Les livres X et XI commentent Math. 13-15 de la manière allégorique et spirituelle qui est typique d'Origène.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.