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Entretien avec Héraclide
ORIGENE
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204070423
Découvert en 1941 à Toura avec d'autres papyrus d'Origène, cet Entretien se réfère à une pratique connue de la vie ecclésiastique au pue siècle, la convocation d'un synode destiné à éprouver l'orthodoxie d'un évêque. C'est au cours d'un tel synode, réuni sans doute en Arabie dans les années 240, qu'eut lieu la discussion, dont ce texte est le procès-verbal, entre le grand théologien, défenseur de l'orthodoxie, et un évêque suspect de monarchianisme, Héraclide, en présence de plusieurs autres évêques et de fidèles du diocèse. Origène commence par examiner plusieurs problèmes théologiques - la divinité, l'unité et la distinction du Père et du Fils, thème central puisque c'est l'objet de sa discussion avec Héraclide, mais aussi la prière eucharistique, la nature du corps de Jésus et, en réponse à une objection de Maxime, le processus de la résurrection ; puis il aborde une question posée par un autre interlocuteur, Denys, celle des rapports entre l'âme et le sang, question qui semble avoir alors beaucoup tourmenté certains chrétiens ; enfin, suite à son exposé précédent, une remarque de Démétrius le conduit à traiter du problème de l'immortalité de l'âme. Ce document manifeste l'autorité du maître alexandrin, homme d'Eglise qui fixe la doctrine et apaise les querelles. En outre, il présente l'intérêt d'être le seul entretien d'Origène que nous ayons conservé et il a été suffisamment diffusé pour que saint Ambroise en recopie plusieurs passages.
Maître de l'exégèse spirituelle, qui se développe largement au cours de la période patristique et médiévale, Origène ne cesse de commenter les Écritures. À travers les grands événements et les grandes figures du premier Testament, où tout est promesse et signe, se dessine déjà le visage du Messie. Parallèlement, l'enseignement de Jésus, en particulier les paraboles, fait connaître et comprendre la première alliance.
Résumé : Origène ? Le plus grand des commentateurs bibliques du IIIe siècle. Le maître des exégètes des siècles suivants. Le lieu de son activité ? Alexandrie, en Egypte, et en Palestine, Césarée, dans la seconde moitié de sa vie d'adulte, 230-250. Sa préoccupation essentielle ? Au milieu du paganisme d'alors, donner des lettres de noblesse à la pensée chrétienne fondée sur l'Evangile. Son moyen d'apostolat ? La parole et l'écrit. Il a laissé un très grand nombre de livres, dont plusieurs ont été " enregistrés " au cours de ses prédications. Et voici comme une " cassette " qui nous vient du fond des âges, ces Homélies sur la Genèse. Seize catéchèses pour les fidèles de tous les temps. De l'érudition sur les origines ? Non, mais sur le passé du monde où percent les premiers signes des intentions divines, une mise en lumière de ce que nous appelons l'amour de Dieu pour les hommes.
Des vingt-cinq "tomes" consacrés à l'exégèse du premier évangile, seulement huit nous sont parvenus dans le texte grec. Les livres X et XI commentent Math. 13-15 de la manière allégorique et spirituelle qui est typique d'Origène.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.