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Le Mythe antique. Pourpre et ors
Savignac Jean-Paul
DIFFERENCE
25,36 €
Épuisé
EAN :9782729117528
L'imagination veut toujours à la fois rêver et comprendre, rêver pour mieux comprendre, comprendre pour mieux rêver." L'affirmation de Bachelard peut s'appliquer à ce livre. Jean-Paul Savignac convie le lecteur à une quête amoureuse du mythe antique, car il est convaincu que ce type de récit est le chant essentiel que nous aimons passionnément entendre. Il montre que le mythe, dont les premières occurrences écrites fleurissent au cours de l'Antiquité, a besoin aujourd'hui d'explications, pour en dévoiler les aspects symboliques et oniriques - le mythe veut que l'on soit ébloui et terrifié. Il défend une écriture poétique de la traduction en reprenant des textes grecs et latins qu'il étudie de façon à en exprimer la force suggestive. Ses exemples sont le plus souvent des poèmes de Pindare. Enfin, menant l'enquête dans un domaine sinistré, il récolte les lambeaux d'une langue et d'une parole gauloises dont le témoignage culturel fait jusque-là défaut à l'héritage antique. Il répare ainsi une perte et une injustice de l'histoire tout en montrant que la recherche érudite peut retrouver même les mythes que l'on croyait irrémédiablement disparus. Biographie de l'auteur Jean-Paul Savignac développe son travail d'écrivain et de traducteur dans trois domaines: le latin, le grec et le gaulois. Il a publié à La Différence: "Merde à César" - Les Gaulois, leurs écrits retrouvés (2000), Le Chant de l'initié et autres poèmes gaulois (2000), Oracles de Delphes (2002), Dictionnaire français-gaulois (2004), et des traductions des ?uvres complètes de Pindare ("Minos", 2004), et d'?dipe roi de Sophocle ("Minos", 2006).
Alésia est, par excellence, un lieu mythique. Il l?est doublement, dans l?histoire et dans la géographie. Symbole de la fin de la Gaule et du début de l?ère gallo-romaine dont les historiens du XIXe siècle ont fait un mythe des origines de la France, ce nom d?Alésia, trouvé dans le texte de César avec un « e » pour nommer le lieu où sévit la bataille lors de laquelle il vainquit Vercingétorix en 52 avant notre ère, fut assimilé depuis le IXe siècle à Alise-la-Reine (Alisia), enraison d?un poème composé par un moine Héri ou Herric d?Auxerre qui identifia cette Alisia à l?Alésia de César à cause de la ressemblance des deux noms.Jean-Paul Savignac nous raconte la généalogie de ce haut lieu, les polémiques encore violentes que suscite sa localisation, et l?ambivalence fondamentale qui reste attachée à cet épisode de l?histoire qui voit la disparition de la civilisation gauloise et de sa langue en même temps que la domination de l?empire latin dont la France se sent aussi l?héritière.Comme dans les ouvrages précédents de la collection, de nombreux documents iconographiques de toutes natures illustrent combien ce lieu a fertilisé jusqu?à nos jours l?imaginaire collectif.
Les Gaulois ont écrit ! Les textes recueillis ici constituent un riche témoignage sur la langue et le mode de pensée d'une société qu'il n'est plus permis d'ignorer. L'unité culturelle, linguistique et religieuse du domaine celtique nous était connue au travers d'une iconographie somptueuse, certes, mais muette. Grâce au travail de Jean-Paul Savignac, les Gaulois parlent. Dédicaces, lois municipales, formules de magie, notes et apostrophes de la vie quotidienne, toutes inscriptions trouvées pour la plupart en France et distribuées sur huit siècles, sont devenues déchiffrables. Contrairement à l'opinion commune, il existe une continuité secrète entre la Gaule et la France, les Gaulois et Rabelais...
Fruit d'un travail approfondi d'archéologie linguistique, ce Dictionnaire Français-Gaulois permet aux non-spécialistes, historiens, anthropologues, amateurs et curieux, d'entrer en contact, à travers cette langue fragmentaire, avec une Gaule dont la face longtemps cachée se dévoile enfin. De surcroît, il offre matière à réfléchir sur la pensée et la vision du monde des Gaulois. Cette deuxième édition, revue et augmentée, comprend maintenant quelque 1450 entrées. Les termes gaulois sont vérifiés (cités par un Ancien, attestés dans une inscription antique ou reconstitués sous certaines conditions), leur sens, élucidé par la comparaison avec d'autres langues issues de l'indo-européen (l'irlandais ancien le plus souvent), leur étymologie, établie. Des éléments grammaticaux, avec déclinaisons, sont fournis dans la préface. A la fin, les principales inscriptions gauloises sont reproduites, accompagnées d'une traduction, et un index des traductions des entrées complète l'ensemble. Pour la première fois, la parole est donnée aux Gaulois, des questions lexicales leur sont, pour ainsi dire, posées et leurs réponses sont entendues.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.