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Dictionnaire français-gaulois. Edition revue et augmentée
Savignac Jean-Paul
DIFFERENCE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782729120788
Fruit d'un travail approfondi d'archéologie linguistique, ce Dictionnaire Français-Gaulois permet aux non-spécialistes, historiens, anthropologues, amateurs et curieux, d'entrer en contact, à travers cette langue fragmentaire, avec une Gaule dont la face longtemps cachée se dévoile enfin. De surcroît, il offre matière à réfléchir sur la pensée et la vision du monde des Gaulois. Cette deuxième édition, revue et augmentée, comprend maintenant quelque 1450 entrées. Les termes gaulois sont vérifiés (cités par un Ancien, attestés dans une inscription antique ou reconstitués sous certaines conditions), leur sens, élucidé par la comparaison avec d'autres langues issues de l'indo-européen (l'irlandais ancien le plus souvent), leur étymologie, établie. Des éléments grammaticaux, avec déclinaisons, sont fournis dans la préface. A la fin, les principales inscriptions gauloises sont reproduites, accompagnées d'une traduction, et un index des traductions des entrées complète l'ensemble. Pour la première fois, la parole est donnée aux Gaulois, des questions lexicales leur sont, pour ainsi dire, posées et leurs réponses sont entendues.
Les Gaulois ont écrit ! Les textes recueillis ici constituent un riche témoignage sur la langue et le mode de pensée d'une société qu'il n'est plus permis d'ignorer. L'unité culturelle, linguistique et religieuse du domaine celtique nous était connue au travers d'une iconographie somptueuse, certes, mais muette. Grâce au travail de Jean-Paul Savignac, les Gaulois parlent. Dédicaces, lois municipales, formules de magie, notes et apostrophes de la vie quotidienne, toutes inscriptions trouvées pour la plupart en France et distribuées sur huit siècles, sont devenues déchiffrables. Contrairement à l'opinion commune, il existe une continuité secrète entre la Gaule et la France, les Gaulois et Rabelais...
Alésia est, par excellence, un lieu mythique. Il l?est doublement, dans l?histoire et dans la géographie. Symbole de la fin de la Gaule et du début de l?ère gallo-romaine dont les historiens du XIXe siècle ont fait un mythe des origines de la France, ce nom d?Alésia, trouvé dans le texte de César avec un « e » pour nommer le lieu où sévit la bataille lors de laquelle il vainquit Vercingétorix en 52 avant notre ère, fut assimilé depuis le IXe siècle à Alise-la-Reine (Alisia), enraison d?un poème composé par un moine Héri ou Herric d?Auxerre qui identifia cette Alisia à l?Alésia de César à cause de la ressemblance des deux noms.Jean-Paul Savignac nous raconte la généalogie de ce haut lieu, les polémiques encore violentes que suscite sa localisation, et l?ambivalence fondamentale qui reste attachée à cet épisode de l?histoire qui voit la disparition de la civilisation gauloise et de sa langue en même temps que la domination de l?empire latin dont la France se sent aussi l?héritière.Comme dans les ouvrages précédents de la collection, de nombreux documents iconographiques de toutes natures illustrent combien ce lieu a fertilisé jusqu?à nos jours l?imaginaire collectif.
Et si une tragédie grecque, c'était d'abord un texte? Sans doute ?dipe roi est-il la pièce la plus philosophique que nous ayons conservée de Sophocle et son texte, effectivement problématique, après avoir engendré le mythe que l'on sait, a-t-il été l'objet de lectures de toutes sortes, la plus connue étant celle de Freud,mais le phénomène tragique ne doit pas se réduire aux exégèses qu'il suscite; c'est une ?uvre d'art parlée et chantée écrite en vers. Rappeler cette saine évidence convie à ne plus se satisfaire de traductions qui se contenteraient de rendre le sens avec plus ou moins d'élégance sans se soucier de la forme. Sophocle fait s'opposer le parler des personnages illustres, exprimé en trimètres ïambiques, à la parole raffinée et archaïsante du ch?ur, exprimée en mètres lyriques. Il y a là un aspect formel que la traduction française proposée ici s'est efforcée de prendre en compte." Jean-Paul Savignac
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.