
Repenser l'égalité des chances
Comment préserver, maintenir et renforcer la cohésion sociale ? Cette question taraude les sociétés contemporaines. Le plus souvent, on y répond en invoquant l'histoire, la mémoire ou l'identité. Rien n'y fera cependant, si nul progrès n'intervient sur le front de la justice sociale. En ce domaine, quelles sont donc nos attentes légitimes ? A l'âge de l'individualisme démocratique, la réponse paraît aller de soi : garantissons l'égalité des chances, proclame-t-on quasi unanimement. Le principe est séduisant. Mais se suffit-il à lui-même ? Car, si la doctrine de l'égalité des chances s'impose comme figure souveraine de l'égalité et nous fait la promesse d'une justice sociale parfaitement ajustée aux exigences de l'individualisme moderne, nombreuses sont les injustices commises en son nom. De ce fait, on ne saurait se contenter de déplorer l'écart entre un principe et une réalité ; ni espérer s'en tirer à bon compte en faisant de cet idéal de justice le masque souriant d'une idéologie inique. Le principe d'égalité des chances doit être interrogé dans sa dimension proprement tragique : impossible, il est en même temps nécessaire. Comment assumer une telle contradiction ? Dans ce livre, Patrick Savidan s'attache à mettre au jour les ressorts de cette tragédie ordinaire qui emporte le quotidien de tant d'individus. Parce que l'égalité des chances, telle que nous la pratiquons aujourd'hui, est un facteur d'injustice et de décohésion sociale, il en propose une redéfinition qui ouvre sur la possibilité d'une égalité des chances soutenable. . . Patrick Savidan est président de l'Observatoire des inégalités, maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris-Sorbonne, et rédacteur en chef de la revue Raison publique. Il a récemment publié, en collaboration, Le Dictionnaire des sciences humaines et L'Etat des inégalités en France.
| SKU: | 9782246701019 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782246701019 |
|---|---|
| Titre | Repenser l'égalité des chances |
| Auteur | Savidan Patrick |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 140 |
| Poids | 400 |
| Date de parution | 20071003 |
| Nombre de pages | 325,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le multiculturalisme
Savidan PatrickLa diversité ethnoculturelle n'est pas nouvelle: c'est une donnée de base de l'histoire humaine. La nouveauté réside dans l'idée d'une nécessaire prise en compte par l'État de la diversité culturelle qui caractérise la population. Dans un monde globalisé, le besoin de réévaluer le lien entre liberté individuelle et culture d'appartenance se fait pressant. En valorisant la différence, le multiculturalisme est-il la réponse à ce besoin? Est-il compatible avec le principe d'égalité inscrit au coeur de nos sociétés démocratiques? Parce quil engage les conceptions et les pratiques contemporaines de la citoyenneté, le modèle multiculturaliste dintégration correspond bien à un véritable changement de paradigme dont il faut apprécier le sens, la portée, la valeur et les risques. Au travers de la question du multiculturalisme, c'est en fait le devenir de l'État démocratique qui est interrogé.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

Prismes. Théorie critique N° 3/2021
Savidan Patrick ; Vuillerod Jean-BaptisteRésumé : Cette revue a pour ambition de faire vivre la manière de penser les concepts, les intuitions de la Théorie critique pour analyser notre présent. En 1944, dans la Dialectique de la raison, Adorno et Horkheimer repensent la modernité à l'aune de la catastrophe en cours : ils mettent au jour les démons modernes au coeur du mouvement d'émancipation des Lumières et du déploiement de la raison. Notre époque actuelle est loin d'être étrangère à ces problèmes. Nous essaierons d'être le "guetteur" et, autant que possible, le capteur de dominations enfouies ou banalisées ? mais aussi d'ouvertures utopiques oubliées ou ignorées.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

La quête de certitude. Une étude de la relation entre connaissance et action
Dewey John ; Savidan PatrickRevue de presse Tiré des Gifford Lectures que John Dewey fut invité à donner au printemps 1929, La Quête de certitude est une œuvre philosophique de maturité qui constitue en même temps un point d’accès privilégié à l'ensemble de la pensée du philosophe.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,01 € -

Voulons-nous vraiment l'égalité ?
Savidan PatrickRésumé : Nos démocraties s'étiolent, la solidarité publique vacille, d'importantes inégalités se creusent. Il y a, entre ces trois constats, des liens qu'il est urgent d'explorer et de prendre en compte. Alors, nous pourrons comprendre cet étrange paradoxe qui, pour nous, consiste aujourd'hui à renforcer les inégalités que nous ne cessons pourtant de dénoncer.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,45 €
Du même éditeur
-
L'école du ciel
Barillé ElisabethRésumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,80 € -
Le bal
Némirovsky IrèneSoudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,90 € -
L'Éducation d'Alphonse
Boudard AlphonseL'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,34 € -
Morceaux cassés d'une chose
Coop-Phane OscarRésumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,25 €
De la même catégorie
-
Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,90 € -
La société d'exposition. Désir et désobéissance à l'ère numérique
Harcourt Bernard E. ; Renaut SophieBernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Main basse sur nos forêts
Allens Gaspard d'Résumé : Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l'énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l'avaler, de la quadriller, de la standardiser. Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l'avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l'Auvergne aux Vosges, Gaspard d'Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l'agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l'énergie, réduisant la biodiversité. Mais il est encore possible d'inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L'espoir est là, l'alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
L'art de fuir. Enquête sur une jeunesse dans le ghetto
Goffman Alice ; Fassin Didier ; Renaut SophieRésumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €







