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Marché de dupes. Analyse anthropologique du néolibéralisme
Sauzet Jean-Paul
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782747571395
Explosion de la violence, impossible éducation, fracture sociale, perte de la crédibilité des grandes institutions sociales, catastrophe écologique, inflation du Droit et de la répression, montée des extrêmes, sectes, terrorisme... Ces multiples phénomènes qui touchent tous les aspects des sociétés modernes ne seraient-ils pas autant de symptômes d'une nouvelle forme d'aliénation ? Les sociétés traditionnelles témoignent toutes d'une limite qui trace la frontière entre l'homme et l'animal l'interdit de la satisfaction immédiate ouvrant l'accès à la dimension symbolique, fondement même des cultures. L'essor prodigieux de l'échange marchand animé par la recherche du profit et mis en scène par la publicité murmure sans cesse à nos oreilles le même message implicite : " jouis sans entrave ". La logique du marché tend aujourd'hui à se délester de tout cadre régulateur (éthique, politique, juridique, traditionnel). Elle génère une société marquée par la profusion, la confusion et la séduction. Cette aliénation opère par la suavité et se développe comme un ferment de destruction qui prend les visages de la dépression, de l'addiction et de la violence. La multiplication et l'aggravation des problèmes apparaissent ainsi dans leur globalité comme un syndrome dévoilant une catastrophe anthropologique qui n'a d'égale que les catastrophes écologiques que nous pressentons pour demain. Tel Saturne dévorant son fils, l'échange marchand non régulé déstructure les cultures pour se nourrir de leur cadavre.
La médecine contemporaine génère de son propre élan un paradoxe qui l'oblige à se dépasser. Toujours plus performante, elle développe un appareillage technique et un savoir scientifique qui font du malade un objet d'observation et de soin. Maîtrisant les processus de la douleur, elle libère "les derniers temps" du patient pour une conscience intime de la mort prochaine. Mais les traditions religieuses s'étant effritées, ces derniers temps sont vides de tout geste et de toute signification. Ils suscitent souffrance et angoisse. La médecine laissée à elle-même se tourne alors vers les moyens dont elle dispose pour fuir ce qui apparaît comme une déchéance intolérable du malade et une impuissance du corps médical : l'acharnement thérapeutique ou l'euthanasie. Les témoignages des personnes qui accompagnent les sujets en fin de vie ouvrent un autre chemin. L'écoute n'est pas le temps d'un faire technique, elle est celui d'un "laisser être" dans lequel le sujet peut advenir à lui-même à travers une parole qui trace les étapes d'un récit. Une autre manière d'être se laisse deviner ; celle de l'accueil du don jaillissant et insaisissable de la vie qui irrigue secrètement le présent. La beauté de l'homme ne s'y manifeste pas dans la réalisation d'un projet maîtrisé, mais au coeur de sa fragilité, comme une profondeur de l'être qui advient malgré soi. Une expérience de vérité, loin des illusions de l'esprit du temps.
Le management des organisations se complexifie. Les contraintes environnementales se font plus présentes et les identités des personnes qui y vivent changent de nature. Conduire les hommes dans les organisations devient exigeant. Ceci réclame du manager des compétences personnelles toujours plus pointues. Le manager d'aujourd'hui devient un architecte du sens, des savoirs et de la synergie de l'organisation. Il est ainsi confronté tant à la solitude qu'à l'impérieuse nécessité de réussir. Il recherche depuis quelques moyens d'un développement personnel jusqu'à un véritable coaching dans son métier de manager. Cet ouvrage veut répondre à cette attente. Il contient les arcanes d'un développement pragmatique de la personne du manager, à partir d'analyses pratiques fines. Il apporte, dans chacune des voies de progrès, les outils simples et concrets que le manager pourra utiliser personnellement et investir dans les procédures d'accompagnement. Ce livre - véritable bible du métier - est un authentique outil de progrès à l'adresse des managers ainsi que de tous ceux et celles qui prétendent le devenir un jour.
Toute culture est une tentative plus ou moins maladroite de juguler la violence en imposant des imites aux pulsions grâce à l'Interdit. Prônant une liberté sans limites, considérant l'égoïsme comme une vertu sociale, et faisant de la propriété privée un Droit naturel et inaliénable, le capitalisme libère une passion qui ne tolère aucun obstacle : l'appât du gain. Il étend son emprise sur toutes choses : l'homme et la nature. La radicalité est son essence. La culture occidentale, riche de l'Humanisme des Lumières, est ainsi porteuse d'une injonction monstrueuse et perverse : tu respecteras ton prochain/tu exploiteras ton voisin. Dans un tel contexte, les notions de la cité, de liberté, de démocratie, de république ne sont plus des paroles d'espérance, mais de violence et engendrent la haine. Sa radicalité contraint ses ennemis à se radicaliser. La sacralisation de l'égoïsme engendre, à terme, la sacralisation de la violence : le meurtre et le suicide conjoints comme viatique du Salut. Le terrorisme, ou la faillite de l'esprit. L'extension géographique et l'emprise anthropologique du capitalisme en font une révolution culturelle, comme le fut, en son temps, le néolithique. Une ère culturelle qui nous devance, nous porte et façonne. L'avenir de l'humanité passe par une nouvelle révolution qui imposera des imites à l'accumulation de la richesse privée devenue un crime contre l'humanité.
Lorsque les femmes voilées qui déambulent dans les rues se multiplient, nous sommes gênés. Comme si nous n'étions plus chez nous en France. Cet ouvrage propose de penser le renouveau de cette pratique vestimentaire. Les cheveux cachés sous le voile sont l'extrême opposé des corps érotisés et instrumentalisés des panneaux publicitaires et des écrans qui façonnent l'imaginaire des consommateurs que nous sommes devenus. L'on pressent qu'il y a là une contestation frontale du corps fait marchandise. Le port du voile prend ainsi sens au sein d'une culture qui le rend possible. Il s'inscrit dans l'histoire du capitalisme qui s'impose comme l'ère de la prédation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.