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L'ère du profit ou la faillite de l'esprit
Sauzet Jean-Paul
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343162362
Toute culture est une tentative plus ou moins maladroite de juguler la violence en imposant des imites aux pulsions grâce à l'Interdit. Prônant une liberté sans limites, considérant l'égoïsme comme une vertu sociale, et faisant de la propriété privée un Droit naturel et inaliénable, le capitalisme libère une passion qui ne tolère aucun obstacle : l'appât du gain. Il étend son emprise sur toutes choses : l'homme et la nature. La radicalité est son essence. La culture occidentale, riche de l'Humanisme des Lumières, est ainsi porteuse d'une injonction monstrueuse et perverse : tu respecteras ton prochain/tu exploiteras ton voisin. Dans un tel contexte, les notions de la cité, de liberté, de démocratie, de république ne sont plus des paroles d'espérance, mais de violence et engendrent la haine. Sa radicalité contraint ses ennemis à se radicaliser. La sacralisation de l'égoïsme engendre, à terme, la sacralisation de la violence : le meurtre et le suicide conjoints comme viatique du Salut. Le terrorisme, ou la faillite de l'esprit. L'extension géographique et l'emprise anthropologique du capitalisme en font une révolution culturelle, comme le fut, en son temps, le néolithique. Une ère culturelle qui nous devance, nous porte et façonne. L'avenir de l'humanité passe par une nouvelle révolution qui imposera des imites à l'accumulation de la richesse privée devenue un crime contre l'humanité.
Manager pour un monde meilleur" relève de cette invitation de Gandhi à devenir le monde que l'on espère. Après avoir indiqué ce qu'est le management humaniste (Chroniques pour un management humaniste, vers l'autonomie fertile, 2014), puis montré l'inéluctabilité de son avènement (Management humaniste, les raisons de la métamorphose, 2017), l'auteur se penche ici plus précisément sur le comment. Le principe se résume dans l'assertion : " Aimez les gens et le travail bien fait, alors tout le reste ira de soi ! ". Pour ce faire, Jean-Marc Sauret développe de manière pragmatique et simple des références, des principes, des méthodes, des points d'appui, des pratiques, mais aussi des concepts et des façons d'être. Il déconstruit de fausses évidences et trace des modes de faire utiles et efficients. Il conduit le lecteur pas à pas, éclairant chaque point qu'il aborde comme dans une conversation bienveillante. Le lecteur peut donc lire l'ouvrage dans n'importe quel sens, il y trouvera toujours le sien...
Explosion de la violence, impossible éducation, fracture sociale, perte de la crédibilité des grandes institutions sociales, catastrophe écologique, inflation du Droit et de la répression, montée des extrêmes, sectes, terrorisme... Ces multiples phénomènes qui touchent tous les aspects des sociétés modernes ne seraient-ils pas autant de symptômes d'une nouvelle forme d'aliénation ? Les sociétés traditionnelles témoignent toutes d'une limite qui trace la frontière entre l'homme et l'animal l'interdit de la satisfaction immédiate ouvrant l'accès à la dimension symbolique, fondement même des cultures. L'essor prodigieux de l'échange marchand animé par la recherche du profit et mis en scène par la publicité murmure sans cesse à nos oreilles le même message implicite : " jouis sans entrave ". La logique du marché tend aujourd'hui à se délester de tout cadre régulateur (éthique, politique, juridique, traditionnel). Elle génère une société marquée par la profusion, la confusion et la séduction. Cette aliénation opère par la suavité et se développe comme un ferment de destruction qui prend les visages de la dépression, de l'addiction et de la violence. La multiplication et l'aggravation des problèmes apparaissent ainsi dans leur globalité comme un syndrome dévoilant une catastrophe anthropologique qui n'a d'égale que les catastrophes écologiques que nous pressentons pour demain. Tel Saturne dévorant son fils, l'échange marchand non régulé déstructure les cultures pour se nourrir de leur cadavre.
Le management des organisations se complexifie. Les contraintes environnementales se font plus présentes et les identités des personnes qui y vivent changent de nature. Conduire les hommes dans les organisations devient exigeant. Ceci réclame du manager des compétences personnelles toujours plus pointues. Le manager d'aujourd'hui devient un architecte du sens, des savoirs et de la synergie de l'organisation. Il est ainsi confronté tant à la solitude qu'à l'impérieuse nécessité de réussir. Il recherche depuis quelques moyens d'un développement personnel jusqu'à un véritable coaching dans son métier de manager. Cet ouvrage veut répondre à cette attente. Il contient les arcanes d'un développement pragmatique de la personne du manager, à partir d'analyses pratiques fines. Il apporte, dans chacune des voies de progrès, les outils simples et concrets que le manager pourra utiliser personnellement et investir dans les procédures d'accompagnement. Ce livre - véritable bible du métier - est un authentique outil de progrès à l'adresse des managers ainsi que de tous ceux et celles qui prétendent le devenir un jour.
La médecine contemporaine génère de son propre élan un paradoxe qui l'oblige à se dépasser. Toujours plus performante, elle développe un appareillage technique et un savoir scientifique qui font du malade un objet d'observation et de soin. Maîtrisant les processus de la douleur, elle libère "les derniers temps" du patient pour une conscience intime de la mort prochaine. Mais les traditions religieuses s'étant effritées, ces derniers temps sont vides de tout geste et de toute signification. Ils suscitent souffrance et angoisse. La médecine laissée à elle-même se tourne alors vers les moyens dont elle dispose pour fuir ce qui apparaît comme une déchéance intolérable du malade et une impuissance du corps médical : l'acharnement thérapeutique ou l'euthanasie. Les témoignages des personnes qui accompagnent les sujets en fin de vie ouvrent un autre chemin. L'écoute n'est pas le temps d'un faire technique, elle est celui d'un "laisser être" dans lequel le sujet peut advenir à lui-même à travers une parole qui trace les étapes d'un récit. Une autre manière d'être se laisse deviner ; celle de l'accueil du don jaillissant et insaisissable de la vie qui irrigue secrètement le présent. La beauté de l'homme ne s'y manifeste pas dans la réalisation d'un projet maîtrisé, mais au coeur de sa fragilité, comme une profondeur de l'être qui advient malgré soi. Une expérience de vérité, loin des illusions de l'esprit du temps.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.