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Bilinguisme et comique
Sauvagnat François ; Wolf-Fédida Mareike
MJW
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090590755
Parler plusieurs langues est incontestablement un atout et les situations imposant de passer d'une langue à l'autre sont de plus en plus fréquentes. C'est surtout la vie familiale ou professionnelle qui imposent le bilinguisme. Toutefois, on n'est pas nécessairement à l'aise de la même manière d'une langue à l'autre. En plus, l'attention à la communication n'est pas toujours égale à tout moment. Celle-ci se relâche et régresse. Ceci favorise des situations comiques : sous l'effet d'un certain relâchement se produisent toute sorte de phénomènes connus parla psychanalyse comme manifestations de l'inconscient. Dès les travaux de Sigmund Freud sur ce thème, le multilinguisme s'est joint à la prise en compte des nombreuses oeuvres qui dans les traditions germanophones (traditions jiddisch, F. Th. Vischer, Th. Lipps, W. Busch) privilégiaient le rire et le comique, au-delà des autres apports occidentaux (Swift, Twain, Bergson...). Cet ouvrage élargit l'exploration de ces références, à d'incontournables recherches sur les traditions extra-européennes du comique, notamment afro-caribéennes et extrême-orientales. Douze spécialistes internationaux, psychologues cliniciens, psychanalystes ou psychiatres contribuent dans cet ouvrage au regard décalé que le bilinguisme peut parfois introduire au sujet d'une situation. Plus ou moins connue de tous les plurilingues, l'observation du comique dans le transfert entre les langues n'a pas encore été vraiment formalisée. Il s'agit ici d'une ébauche pour réfléchir à un outil clinique et théorique à la fois plaisant (le rire, le comique, l'humour) et puissant par son implication affective et pulsionnelle. Prendre en compte cet aspect tranférentiel/contre-transférentiel dans la consultation aussi bien pour le patient que pour le clinicien est un autre atout majeur.
Notre époque a vu très largement triompher l'exigence sociale que chacun exhibe une personnalité performante, intégrée et unifiée. Dès lors, toute division subjective se présente sous le signe de l'exception monstrueuse, diabolique ou fantasmagorique. C'est ainsi que le syndrome de personnalités multiples, fortement popularisé par les médias est souvent - et abusivement - présenté comme devant incarner à lui tout seul l'ensemble du problème psychopathologique de la division subjective. Cet ouvrage, coordonné par le Professeur Sauvagnat de l'université de Rennes-II, propose enfin un repérage systématique et fiable de ces phénomènes. Il présente dans leur contexte les travaux fondamentaux qui tant dans le domaine des névroses (les traditions hypnotiques, Ganser, les courants freudien et lacanien), des psychoses (à partir des recherches de V Kandinsky, G. de Clérambault) et des perversions (M. Boss, J. Lacan), permettent d'approcher de façon précise les différentes formes de divisions subjectives. Une série d'études cliniques viennent détailler les formes de divisions subjectives telles qu'on les rencontre dans la clinique actuelle, et les types de prises en charge qu'elles nécessitent.
Bonny Pierre ; Sauvagnat François ; Abelhauser Ala
L'épidémie de sida touche principalement les homosexuels masculins, une "population" pourtant bien informée des moyens de prévention. L'ouvrage propose un regard novateur sur la question de la prise de risques en relevant l'enjeu de l'analyse de ces logiques subjectives. Dans le prolongement de Freud et de Lacan, la thèse développée est la suivante : chez certains sujets, le sida prend une fonction fétichiste pouvant amener à des conduites d'exposition au risque ou de protection contre le risque. Cette variabilité est analysée comme un pari inconscient, dans lequel le sujet formule par l'acte une question fondamentale sur son existence.
Résumé : Collection " J'ai jamais rien compris " ! Jolis ouvrages largement illustrés abordant simplement le problème de la compréhension des sciences. Rédigés par des spécialistes de chaque discipline, vous comprendrez enfin ce qui vous a toujours échappé ! Pédagogique et décalé, sérieux mais pas ennuyeux, cette nouvelle collection va vous ouvrir les portes de la connaissance ! J'ai jamais rien compris aux maths mais ça je comprends ! François Sauvageot, éminent professeur de mathématiques en classes préparatoires, et Nicolas Beaujouan, illustrateur, relèvent ensemble le défi de vous faire aimer et surtout comprendre les maths. Avec pour fil rouge, une famille de 3 enfants suivie de la naissance à l'âge adulte, vous réaliserez à quel point les mathématiques font partie de votre quotidien!
L'auteur, passionné de J.-P. Sartre, propose une lecture à travers la philosophie, l'histoire et la littérature pour aborder des questions fondamentales sur notre société d'aujourd'hui. Il nous raconte comment Sartre a pris conscience de l'engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation comme étant le logos, la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l'intelligence, la science, la rationalité, la raison. Pour cela l'auteur nous fait voyager dans l'histoire depuis avec "la raison grecque" qui a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l'Olympe, à une émancipation de la "raison mythologique", pour finalement s'imposer au fil des siècles, des millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa "naissance" à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d'autre : mater, formater, colmater la nature en l'homme et hors de l'homme. Alors, Bassidiki Coulibaly fait dialoguer les grands penseurs entre eux autour de l'Occident qui file, sans frein ni marche arrière ; progrès, développement, croissance ! "Nous sommes embarqués", a écrit Pascal. "Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action", constate Sartre. Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d'incarner le personnage du fou de dame Raison. Il a décidé en toute souveraineté, c'est-à-dire après s'être débarrassé des idoles héritées, d'affronter la Raison en retournant contre elle ses propres armes, en tout lieu et sans répit. Projet humaniste au sens de Térence, engagement planétaire que Sartre a mené par générosité, par amour, avec passion, avec l'intime conviction de l'"homme total", de l'"individu souverain" qui sait qu'il ne faut se fier qu'à sa propre raison car la Raison ne peut avoir raison que par la force et la mystification.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.
Résumé : Si l'on devait résumer Manchester aujourd'hui, les mots-clés seraient sûrement : musique et football. Cependant, l'histoire musicale de Manchester n'a pas eu le développement typique qu'ont connu d'autres villes du pays. Son essor est intimement lié à la crise de la désindustrialisation des années soixante-dix et à la récession des années 1980. Buzzcocks, Joy Division, The Fall, New Order, The Smiths, Happy Mondays, Stone Roses, The Charlatans ou Oasis, Factory Records et l'Haçienda, autant de noms évocateurs inhérents à la culture mancunienne dans l'histoire musicale britannique contemporaine. Ces derniers ont tous contribué à inscrire Manchester sur le planisphère des villes culturelles de premier plan grâce à leur détermination. Avant 1976, Manchester était l'archétype d'une ville ouvrière que la révolution industrielle avait bâtie pour asservir la classe ouvrière dans ses usines. Il a suffi de deux concerts des jeunes punks Sex Pistols, invités par deux étudiants de Manchester, pour que sa jeunesse cherchant une échappatoire aux fractures sociales et éprise d'une volonté révolutionnaire, attrape le train en marche afin de redorer la réputation de leur ville à l'international et confirmer sa créativité avant-gardiste dans l'industrie musicale nationale. Dans la deuxième moitié des années quatre-vingts, Manchester devint un symbole des musiques électroniques en Europe, particulièrement grâce à l'acid house qui fit vibrer ses clubs de légende. Ce terreau unique développa l'empreinte Madchester. De la fin des années soixante-dix jusqu'au tournant du millénaire, la ville s'est totalement métamorphosée. Manchester est aujourd'hui une métropole à l'urbanisme moderne, centrée sur le monde des affaires, où l'économie est florissante et la culture foisonnante. Cette histoire est étroitement liée au contexte politique et économique particulier de l'Angleterre du dernier quart du XXe siècle, marqué par les gouvernements Thatcher et Blair. C'est grâce à sa scène musicale que Manchester est aujourd'hui devenue une ville incontournable dans l'histoire des musiques populaires occidentales.