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Sartre ou la conscience souveraine. Critique de l'occidentalocentrisme
Coulibaly Bassidiki
MJW
27,50 €
Épuisé
EAN :9782491494094
L'auteur, passionné de J.-P. Sartre, propose une lecture à travers la philosophie, l'histoire et la littérature pour aborder des questions fondamentales sur notre société d'aujourd'hui. Il nous raconte comment Sartre a pris conscience de l'engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation comme étant le logos, la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l'intelligence, la science, la rationalité, la raison. Pour cela l'auteur nous fait voyager dans l'histoire depuis avec "la raison grecque" qui a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l'Olympe, à une émancipation de la "raison mythologique", pour finalement s'imposer au fil des siècles, des millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa "naissance" à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d'autre : mater, formater, colmater la nature en l'homme et hors de l'homme. Alors, Bassidiki Coulibaly fait dialoguer les grands penseurs entre eux autour de l'Occident qui file, sans frein ni marche arrière ; progrès, développement, croissance ! "Nous sommes embarqués", a écrit Pascal. "Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action", constate Sartre. Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d'incarner le personnage du fou de dame Raison. Il a décidé en toute souveraineté, c'est-à-dire après s'être débarrassé des idoles héritées, d'affronter la Raison en retournant contre elle ses propres armes, en tout lieu et sans répit. Projet humaniste au sens de Térence, engagement planétaire que Sartre a mené par générosité, par amour, avec passion, avec l'intime conviction de l'"homme total", de l'"individu souverain" qui sait qu'il ne faut se fier qu'à sa propre raison car la Raison ne peut avoir raison que par la force et la mystification.
Fascinante, l'Afrique n'a pas fini de se faire découvrir et d'étonner. Mais l'Afrique ne convient pas toujours même lorsqu'on est animé de sentiments patriotiques profondément ancrés. L'Europe ouvre alors ses bras avec ses contraintes apparentes et cachées. Boubacar Coulibaly, ce Malien devenu chrétien par conviction profonde et qui s'est établi en Suisse depuis maintenant un quart de siècle, révèle ici comment il s'est approprié à sa manière l'Europe par-delà le choc des cultures. Cette histoire véridique, émaillée des tribulations palpitantes d'un homme au parcours atypique mais vivifiant, révèle une étonnante disposition à se laisser irriguer et ensemencer par les cultures de peuples différents.
Abdou Latif Coulibaly, un journaliste d'investigation dont la réputation est définitivement établie au Sénégal, nous revient dans ce nouveau livre-enquête sur un thème récurrent dans sa production intellectuelle : la corruption. Partout au Sénégal, dans les administrations publiques centrales : déconcentrées ou décentralisées, de même que dans les entreprises d'Etat, celle-ci s'installe et prend des proportions inquiétantes. Ce phénomène sape l'économie nationale et aggrave la pauvreté qui tient dans un état de dénuement presque total la plus grande partie de la population de ce pays. L'auteur pousse à travers ce texte un cri de révolte et exprime une indignation forte qui n'est, peut-être, même pas à la hauteur des faits de corruption graves qu'il dénonce, dans le cadre de la gestion de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), depuis le retour à sa tête de Monsieur Baïla Alioune Wane. Il s'y prend en mettant à la disposition du lecteur des preuves matérielles incontestables, établissant de façon irréfutable des faits de corruption et de détournements de fonds publics à grande échelle. Certes, l'auteur change de style, avec la formule épistolaire adoptée et le ton de l'écriture qui a été cette fois-ci privilégié. Cependant, les thèmes de base qui ont souvent structuré ses livres demeurent très présents : la mal gouvernance, l'affaissement des institutions, le délitement des valeurs morales, etc. Sur un ton à la fois humoriste et sérieux, l'auteur interpelle vigoureusement l'autorité politique mais aussi le citoyen lui-même qui est la première victime de cette corruption, en même temps qu'il pose un questionnement grave sur l'efficacité des institutions républicaines chargées de veiller sur le respect de la loi et de l'éthique de gestion par ceux qui ont sous leur garde les deniers et les biens publics. . . L'auteur, Abdou Latif Coulibaly, 52 ans, est un journaliste très connu et reconnu au Sénégal. Il dirige l'Institut supérieur des sciences de l'information et de la communication (Issic) qui appartient au groupe Sud Communication. Il est l'auteur de plusieurs essais politiques.
Cet ouvrage est l'aboutissement d'une somme d'expériences pratiques dans le monde du développement, associée à une recherche en sciences sociales. Il présente la dynamique de développement de la Côte d'Ivoire à partir des matières premières agricoles, notamment le cacao et le café. Les stratégies de développement initiées sont à la fois une mise en pratique des théories économiques existantes et une adaptation aux réalités sociologiques du milieu. Cette politique, apparemment faite de contradictions et d'ambivalences principalement en matière de protection de l'environnement et d'accès au foncier étonne de par sa cohérence et ses logiques. Les politiques de développement dans le Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire ont engendré un façonnement du milieu qui va développer des mutations sociales, économiques et environnementales. Celles-ci vont occasionner l'émergence de logiques qui s'affronteront pour donner au milieu sa spécificité.
Dans ce tome 5 sont abordés des sujets fondamentaux envisagés tant sur le plan pratique que sur le plan théorique. Celui-ci se termine par des photos rares, la plupart recueillies lors de rencontres scientifiques. Arthur Tatossian convie le lecteur à réfléchir sur des problèmes de la vie de tous les jours et les contacts avec Autrui, la mémoire et la crainte engendrée par ses troubles, les évènements biographiques et leurs conséquences d'une part chez le sujet exempt de troubles psychiques par exemple en cas de Deuil et, d'autre part, chez le sujet malade, ici l'alcoolique chronique, dont sont évoqués les rapports avec ses proches et avec son ou ses médecins. Les notions de réalité et de temps vécu, l'approche des psychoses et de leur décompensation éventuelle sont présentées de façon simple permettant de comprendre ce qu'est la phénoménologie et ce qu'elle peut apporter au praticien pour aider son patient. Sur un plan plus théorique, une remarquable présentation de la phénoménologie de la schizophrénie confirme l'intérêt du point de vue phénoménologique tant sur le plan théorique que pratique. L'étude de la quotidienneté, en hommage à Guiseppe Campailla, met en évidence que "le problème de la quotidienneté est la référence constante de la pensée phénoménologique" et que le lebenswelt du Husserl tardif révèle le rôle majeur que joue l'intersubjectivité dans la réalité quotidienne. Une étude comparative très intéressante des Pratiques traditionnelles en cas de maladies mentales — en Afrique et à la Réunion — et des méthodes utilisées en psychiatrie en Occident permet à A. Tatossian de revenir sur un thème qui lui est cher, celui de la chronicisation de la maladie mentale, et de montrer que les conceptions sur l'origine du trouble mental dans ces sociétés, la bonne tolérance du malade par celles-ci, le soutien du malade par le groupe auquel il appartient, permettent, dans une large mesure, d'éviter le passage à la chronicité. L'auteur estime que l'utilisation de certaines de ces pratiques traditionnelles, adaptées à nos méthodes, peuvent être très efficaces puisque, comme il l'a toujours préconisé, elles permettent d'utiliser au maximum le potentiel qui reste au malade, et il en reste toujours. Quelques réflexions sur la grève de la faim permettent de distinguer les motivations non pathologiques des motivations discutables, souvent pathologiques. Le vécu du sujet cancéreux adolescent est présenté par Tatossian, à titre d'introduction, aux Journées de l'Association Psychologie et cancer de 1984. Pour terminer l'auteur nous entraîne dans une brillante étude comparative de l'OEdipe dans les oeuvres de Kafka, Musil et Freud qui ne peut qu'inciter à lire ou relire les textes de ces auteurs.
Ce Tome 6 est consacré en majeure partie à la dépression, ou plutôt aux dépressions. "La vie faute de mieux, les déprimés" est un texte ayant pour but de faire connaître au plus grand nombre une pathologie très banale de nos jours dans notre société et qui sera probablement de plus en plus fréquente du fait de la rapidité des changements du mode de vie imposés par les progrès technologiques. La dépression peut n'être qu'une démission passagère dans une situation difficile mais parfois peser sur toute une vie et même conduire, en particulier lorsqu'il s'agit de mélancolie, à un acte suicidaire. Sans érudition excessive mais sans simplification exagérée, est ainsi présenté l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur les dépressions, les apports de la biologie, de la psychologie et de la psychanalyse, les traitements utilisables mais aussi le vécu des déprimés et ce qu'attendent ces patients de leur entourage et de leurs médecins, généraliste et psychiatre. Dans un autre texte, "Les pratiques de la dépression : étude critique" , suivi d'une analyse par Pr D. Widlöcher, Arthur Tatossian montre comment sont considérés le déprimé et la dépression par le grand public, par le généraliste et par le psychiatre, ce qui l'amène à étudier les rapports et intrications entre théorie et pratique clinique, l'intérêt du diagnostic catégoriel et celui du diagnostic dimensionnel, le rôle des facteurs psychologiques et sociaux sur la vulnérabilité dépressive et les différences entre la pratique du généraliste et celle du psychiatre ; ces praticiens ne voient pas les mêmes malades ce qui explique des modalités de prise en charge et de traitement différentes. Cela conduit l'auteur à formuler le souhait - c'était en 1985 - que l'étudiant en médecine bénéficie d'une meilleure formation quant à l'origine des troubles psychiques et à leur prise en charge par le généraliste, facilitée par la mise à disposition de psychotropes de plus en plus maniables, avec peu d'effets secondaires graves. Il insiste toutefois sur le fait qu'il ne faut pas oublier que le plus important, à long terme, n'est pas la chimiothérapie mais la compréhension du vécu du patient et donc la communication confiante entre soigné-soignant, ce qui implique de savoir et pouvoir consacrer du temps au patient par l'écoute et une approche psychothérapique au sens large du terme. Des questions sont ensuite posées et discutées avec humour telles : Avons-nous tous besoin d'un psychiatre ? Ou encore Quelle est la place des benzodiazépines dans le traitement des dépressions ? Enfin, sont présentées la notion d'évènement chez des éthyliques chroniques et des recherches qui ont permis de distinguer, chez ces derniers, ceux qui peuvent bénéficier de mesures préventives pouvant leur éviter une rechute.
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l'Endon chez Tellenbach au sujet de l'origine dite endogène ou du pouvoir d'un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l'exercice du psychiatre (par exemple l'annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d'aborder le vécu de l'être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d'intersubjectivité, d'autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances. Après un rappel de l'incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui - entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n'est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l'entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu'ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l'approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l'hôpital. La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chef-d'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?