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LA FRANCE A L'EPOQUE MODERNE
SAUPIN
ARMAND COLIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782200266837
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles, dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux, et dans une culture intimement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. La monarchie est déstabilisée par une progression de l'individualisme et un processus de sécularisation. Le refus d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des bienfaits de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite de l'Etat. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dressent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques thèmes fondamentaux sur l'histoire de la France moderne sont enfin approfondis. Biographie de l'auteur Guy SAUPIN, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est professeur à l'université de Nantes. Spécialiste d'histoire urbaine, il a publié notamment Nantes au XVIIe siècle: Vie politique et société urbaine, 1598-1720 (PUR, 1996), Naissance de la tolérance en Europe aux Temps modernes (PUR, 1998), Les villes en France à l'époque moderne, XVIe-XVIIIe siècles (Belin, 2002), et dirigé Tolérance et intolérance: de l'édit de Nantes à nos jours (PUR, 1998).
Depuis son arrivée à l'université de Nantes en 1988, le professeur Jean-Pierre Bois s'est imposé comme l'un des grands spécialistes français de l'histoire militaire et des relations internationales à l'époque moderne. La fécondité de son travail provient de la diversité des approches qu'il a choisies et des pistes qu'il a ouvertes. Les contributions réunies dans ce volume cherchent à en rendre compte. Si l'affrontement militaire est avant tout une épreuve humaine, il est aussi un défi intellectuel, la guerre se gagne par les hommes qui la font, mais aussi par ceux qui pensent les conditions de l'efficacité de l'outil militaire. Si elle est moyen de s'imposer dans un conflit, elle est aussi un facteur de paix par son poids dans les négociations internationales, pour interrompre ou éviter la guerre, et par l'action des officiers qui s'impliquent dans la diplomatie. Par l'intensité des moyens qu'elle nécessite, la guerre mobilise les sociétés bien au-delà du rétablissement de la paix. La figure du soldat interpelle les sociétés dans lesquelles ils continuent à vivre après l'expérience du combat qui fait d'eux des modèles à honorer autant que des individus traumatisés qui doivent se réinsérer parmi leurs contemporains. La réalité de la guerre ne ressort pas seulement de la récurrence des combats : artistes et intellectuels se l'approprient pour l'intégrer à leurs productions et à leurs réflexions. Faire et éviter la guerre, vivre et penser la guerre, quatre des domaines de recherche explorés au cours des trois dernières décennies par le professeur Jean-Pierre Bois, autant de perspectives autour desquelles ses amis et ses collègues se sont réunis pour lui rendre hommage en empruntant ses voies favorites.
Le mouvement de préservation du patrimoine, commencé au XIXe siècle, a pris un essor considérable à la fin du XXe siècle. Depuis quatre. décennies, le champ patrimonial s'enrichit d'éléments du passé jusqu'ici ignorés ou peu considérés : patrimoines matériels naturels, paysager ou végétal ; patrimoine rural, artisanal, industriel, maritime, militaire et hospitalier. Et l'on observe désormais une percée très significative vers les patrimoines culturels immatériels. L'approche de tous ces nouveaux patrimoines est regroupée ici en plusieurs grands thèmes : l'eau, le relief, le rural et l'industrie comme patrimoines, on y étudie aussi les nouvelles frontières du patrimoine, ainsi que les mutations méthodologique ; introduites par la révolution du numérique. Richement illustré et doté de nombreuses cartes inédites. le présent ouvrage s'interroge sur la signification de cette montée des nouveaux patrimoines. Ce processus de patrimonialisation répond à une demande du public, il accompagne une volonté du citoyen. il contribue à la construction identitaire dans un contexte de mondialisation où chacun éprouve le besoin de racines culturelles. Est-ce un repli sur le passé ou bien une garantie pour la construction de notre avenir ? Sans vouloir trancher, on pourra constater que ces nouveaux patrimoines contribuent à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la promotion de la créativité humaine. Cette montée des nouveaux patrimoines a aussi généré une réflexion sur l'économie du patrimoine. Qui doit financer ? Les associations, les régions ou les instances européennes et l'UNESCO ? Tous interviennent pour la valorisation du patrimoine car ils y voient un élément de développement durable des régions. Les pays de la Loire, riches d'un patrimoine classique autant que de nouveaux patrimoines, se sont engagés dans cette voie d'une façon active et novatrice.
Proposer une étude d'histoire sociale du politique appliquée aux villes de l'Ouest atlantique français à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle) présente le double avantage d'une mise au point historiographique après deux décennies très riches en apports dans l'histoire du pouvoir municipal et d'une diversité de situations liée à la taille des villes, à leur profil fonctionnel, à leur appartenance à diverses provinces, dans un espace fortement influencé par son intégration dans le monde atlantique. En prenant les municipalités comme objet historique d'observation, il s'agit de comprendre comment les identités et les relations sociales influent sur les choix institutionnels et leurs modalités de fonctionnement. L'institution construit sa légitimité dans sa capacité à répondre de manière jugée satisfaisante à la variété de problèmes rencontrés par l'ensemble diversifié des habitants concentrés dans un espace matériel avantageux et contraignant. Dans sa production de normes et dans les services rendus, elle conforte un certain ordre social dont elle est le représentant. Comme centre de pouvoir intervenant dans un espace administratif concurrentiel, elle développe sa logique interne d'action pour faire prévaloir ses priorités. Par ailleurs, une municipalité est formée d'individus concrets, avec des intérêts particuliers niais aussi une conscience civique du bien commun, ou plus exactement de réseaux de parenté ou de sociabilité étant donné la brièveté des mandats. Faut-il insister sur la prégnance des identités collectives fortement associées à la conception corporative du lien social ou valoriser les capacités d'initiative des individus ambitieux dans la mobilisation des segments opératoires de leurs réseaux sociaux constitués en lobbies? Les jugements de valeur accompagnant les modèles explicite ou implicite d'organisation sociale affectent le fonctionnement interne des municipalités, et par conséquent les arbitrages rendus pour apaiser les tensions urbaines. La relative diversité des choix institutionnels renvoie-t-elle d'abord à un profil social particulier d'une ville ou à d'autres facteurs plus culturels?
Résumé : L'émergence d'une petite minorité protestante en France à partir du milieu du XVIe siècle a posé le problème de la compatibilité entre le pluralisme religieux et la préservation de la cohésion nationale incarnée par l'état. En effet, la religion unique apparaissait comme le meilleur ciment de l'état nation. C'est pourquoi l'édit de Nantes, séparant le politique du religieux et imposé par Henri IV pour sortir de la guerre civile, est révoqué par Louis XIV. Si la Révolution française commence par inscrire la liberté religieuse au rang des Droits de l'homme, elle se révèle, ensuite, incapable de concrétiser ce principe dans les faits. La crise du système concordataire à partir de l'implantation de la IIIe République conduit au choix de la séparation des églises et de l'état (1905). La laïcité devient ainsi le socle de la défense des libertés mais n'empêche pas les tensions de la guerre scolaire et les poussées d'antisémitisme. Les pratiques d'une toute nouvelle communauté musulmane française et le relatif succès des sectes font, à nouveau, de ce débat une question d'actualité. Cette analyse sur cinq siècles des rapports entre l'état et les confessions religieuses nous permet de comprendre comment la France est passée de l'intolérance à la concorde religieuse, de la tolérance honteuse à la défense des libertés dans la laïcité.
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.
Résumé : En 1949, quand les communistes s'emparent du pouvoir après deux décennies de guerre civile, la Chine était l'un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd'hui, la République Populaire de Chine est la deuxième puissance commerciale du monde et la seule à pouvoir contester l'hégémonie américaine. Ce manuel décrit et explique cette ascension fulgurante. Il livre une analyse de la Chine des "années Mao", marquées par la construction des bases de sa puissance retrouvée ainsi que parla catastrophe de la grande famine du Grand Bond en avant et le chaos de la Révolution culturelle. Il expose ensuite le processus complexe et contradictoire de la réforme de Deng Xiaoping, avec ses éclatants succès et leurs revers - montée des inégalités, disparités régionales, corruption et violation des libertés, arrogance vis à vis des Etats voisins... Enfin, il dépeint la Chine actuelle de Xi Jinping, qui semble amorcer une nouvelle étape dans son développement en s'affirmant à l'avant-garde de l'actuelle révolution du numérique et de l'intelligence artificielle, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.