Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Expériences de la guerre et pratiques de la paix de l'Antiquité au XXe siècle. Etudes réunies en l'h
Saupin Guy ; Schnakenbourg Eric
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753522510
Depuis son arrivée à l'université de Nantes en 1988, le professeur Jean-Pierre Bois s'est imposé comme l'un des grands spécialistes français de l'histoire militaire et des relations internationales à l'époque moderne. La fécondité de son travail provient de la diversité des approches qu'il a choisies et des pistes qu'il a ouvertes. Les contributions réunies dans ce volume cherchent à en rendre compte. Si l'affrontement militaire est avant tout une épreuve humaine, il est aussi un défi intellectuel, la guerre se gagne par les hommes qui la font, mais aussi par ceux qui pensent les conditions de l'efficacité de l'outil militaire. Si elle est moyen de s'imposer dans un conflit, elle est aussi un facteur de paix par son poids dans les négociations internationales, pour interrompre ou éviter la guerre, et par l'action des officiers qui s'impliquent dans la diplomatie. Par l'intensité des moyens qu'elle nécessite, la guerre mobilise les sociétés bien au-delà du rétablissement de la paix. La figure du soldat interpelle les sociétés dans lesquelles ils continuent à vivre après l'expérience du combat qui fait d'eux des modèles à honorer autant que des individus traumatisés qui doivent se réinsérer parmi leurs contemporains. La réalité de la guerre ne ressort pas seulement de la récurrence des combats : artistes et intellectuels se l'approprient pour l'intégrer à leurs productions et à leurs réflexions. Faire et éviter la guerre, vivre et penser la guerre, quatre des domaines de recherche explorés au cours des trois dernières décennies par le professeur Jean-Pierre Bois, autant de perspectives autour desquelles ses amis et ses collègues se sont réunis pour lui rendre hommage en empruntant ses voies favorites.
Du XIVe au XVIIIe siècle, les réalités économiques et sociales de la France de l'Ouest ont été façonnées par la montée en puissance de l'économie de marché, phénomène historique dans lequel l'impact des ressources tirées du monde atlantique n'a cessé de se renforcer. Le contact terre-mer, aussi bien dans l'exploitation d'une bordure océanique pour ses richesses naturelles comme le sel ou le poisson et pour son intense activité de cabotage favorisant une commercialisation croissante des produits agricoles régionaux, que comme base de développement de spéculations transatlantiques, a l'avantage de prolonger ses effets à l'intérieur des terres grâce au relais du réseau ligérien. Dans cette intégration toujours plus forte du monde rural dans une économie maritime contrôlée par les villes, tout spécialement par Nantes, port fluvio-maritime de fonds d'estuaire se hissant au rang de grande métropole commerciale au XVIIIe siècle, le jeu complexe des divers acteurs s'est lentement modifié. Dans la construction progressive de son aire d'influence, la place nantaise a dû se constituer en complexe portuaire, sur la double base du renforcement d'une élite négociante capable de multiplier les investissements et de l'extension d'un bassin de main-d'oeuvre susceptible de fournir tous les marins requis par l'armement maritime, que ce soit dans le couple majeur de la droiture antillaise et le circuit triangulaire négrier ou dans les directions secondaires comme la grande pêche ou l'océan Indien. La dynamique du commerce colonial, force motrice de l'ensemble, explique l'intérêt des élites rurales pour les plantations antillaises et le va-et-vient de familles nobles nantaises et angevines entre leurs seigneuries de l'Ouest et leurs habitations aux Caraïbes. L'émergence de l'Etat moderne, dans un processus de renforcement du pouvoir central, a suscité parallèlement d'autres évolutions, que ce soit dans la noblesse directement touchée dans sa vocation de service royal ou dans les élites roturières fort intéressées par le maniement des finances royales. Le recours à la grâce royale par les criminels, via les lettres de rémission, nous permet une plongée au coeur de l'ensemble de la société bretonne du XVIe siècle.
Résumé : Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle ; enfin, des synthèses approfondissent quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite. Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'eeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières.
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie parla faillite. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne sont enfin approfondies.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.