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La France à l'époque moderne. 4e édition
Saupin Guy
ARMAND COLIN
27,15 €
Épuisé
EAN :9782200626181
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie parla faillite. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne sont enfin approfondies.
Cet ouvrage propose une analyse de la présence et des représentations du monde atlantique dans les villes d'Europe occidentale, du XVe au XXe siècle. Dans ce temps long, ouvert par la découverte de l'Amérique ; marqué par les deux phases de colonisation européenne, mais aussi par la décolonisation des Amériques, le monde atlantique s'est hissé au premier rang des espaces économiques et stratégiques mondiaux. Il s'agit d'expliquer comment l'intégration à un espace maritime majeur, saisi comme un ensemble complexe de flux de marchandises et de capitaux, mais. aussi de personnes et d'idées, a pu 'marquer l'évolution des villes européennes. Celles-ci né sont pas des entités invariables, mais des créations sociales inscrivant dans des formes matérielles des régulations administratives, économiques et culturelles formulées comme des réponses au contexte historique atlantique, sous l'influence des représentations collectives dominantes. L'évolution des villes articulées à l'espace d'échanges atlantique est envisagée à travers quatre grands thèmes : l'impact des mutations de l'économie maritime, la. présence étrangère comme révélateur de l'intégration à cet espace, 'organisation du pouvoir urbain et du contrôle social et l'influence des représentations mentales sur les transformations des paysages urbains matériels et immatériels.
Proposer une étude d'histoire sociale du politique appliquée aux villes de l'Ouest atlantique français à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle) présente le double avantage d'une mise au point historiographique après deux décennies très riches en apports dans l'histoire du pouvoir municipal et d'une diversité de situations liée à la taille des villes, à leur profil fonctionnel, à leur appartenance à diverses provinces, dans un espace fortement influencé par son intégration dans le monde atlantique. En prenant les municipalités comme objet historique d'observation, il s'agit de comprendre comment les identités et les relations sociales influent sur les choix institutionnels et leurs modalités de fonctionnement. L'institution construit sa légitimité dans sa capacité à répondre de manière jugée satisfaisante à la variété de problèmes rencontrés par l'ensemble diversifié des habitants concentrés dans un espace matériel avantageux et contraignant. Dans sa production de normes et dans les services rendus, elle conforte un certain ordre social dont elle est le représentant. Comme centre de pouvoir intervenant dans un espace administratif concurrentiel, elle développe sa logique interne d'action pour faire prévaloir ses priorités. Par ailleurs, une municipalité est formée d'individus concrets, avec des intérêts particuliers niais aussi une conscience civique du bien commun, ou plus exactement de réseaux de parenté ou de sociabilité étant donné la brièveté des mandats. Faut-il insister sur la prégnance des identités collectives fortement associées à la conception corporative du lien social ou valoriser les capacités d'initiative des individus ambitieux dans la mobilisation des segments opératoires de leurs réseaux sociaux constitués en lobbies? Les jugements de valeur accompagnant les modèles explicite ou implicite d'organisation sociale affectent le fonctionnement interne des municipalités, et par conséquent les arbitrages rendus pour apaiser les tensions urbaines. La relative diversité des choix institutionnels renvoie-t-elle d'abord à un profil social particulier d'une ville ou à d'autres facteurs plus culturels?
En entrant dans les temps modernes, pendant presque deux siècles, les Ibériques tiennent le premier rôle dans le désenclavement du monde à échelle planétaire. C'est un tournant majeur de l'histoire mondiale car cela conduit à une redéfinition profonde de tous les enjeux stratégiques. Les dynamiques ibériques, appuyées sur d'autres apports européens au sein de modalités impérialistes divergentes, avant d'opérer un rapprochement partiel, entrent en interaction avec des aires politiques et culturelles très diversifiées. Un élan nourri de soif d'enrichissement, de providentialisme religieux, de curiosité intellectuelle et d'esprit d'aventure établit de nombreux réseaux relationnels entre les quatre parties du monde de manière inédite ou très renouvelée. L'apport majeur en est la création d'un Nouveau Monde en Amérique, fruit d'un impérialisme de l'exploitation de la main d'oeuvre amérindienne et africaine au sein d'un encadrement politique, religieux et culturel prégnant, aboutissant à la création d'une société entièrement nouvelle dans sa hiérarchie, ses blocages et ses mobilités. Cette connexion entre les Anciens Mondes et ce Nouveau Monde engendre une première forme historique de mondialisation concrétisée par des circulations planétaires concernant aussi bien les hommes et les produits que les idées et les goûts artistiques, portées par des réseaux de nature variée. Il en résulte des phénomènes de brassage et de métissage d'intensité variable selon les lieux, toujours inscrits dans un rapport de force plus ou moins favorables aux Ibériques. La mise en relation varie donc de la domination brutale et de la subjugation à l'opportunisme et au rejet. Les décalages et les limites observables dans ces procès de raccordement orientent plus vers une histoire connectée que vers le concept de globalisation. L'initiative ibérique s'inscrivant comme avant-garde d'une occidentalisation, reste à comprendre pourquoi ce sont les Européens qui se projettent hors de leur aire culturelle dans cette proto-mondialisation et non pas leurs possibles compétiteurs.
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle ; enfin, des synthèses approfondissent quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne.
Résumé : Les institutions romaines présentent un paradoxe : elles appartiennent à un passé très ancien et qui nous paraît bien étranger, alors que rares sont les Etats et les organisations sociales, aujourd'hui encore, où n'existent pas des organes ou des fonctions, voire des pratiques, qui en sont directement issus. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elles nous semblent si familières alors même qu'elles sont mal connues et souvent redoutées des étudiants. Ce manuel se propose de remédier à cette lacune en offrant une analyse claire, au fait des découvertes les plus récentes et inscrite dans la longue durée, afin de montrer en quoi l'histoire des institutions romaines se confond avec celle de Rome et de son Empire, et de comprendre la raison de leur remarquable postérité.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...