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Histoire sociale du politique. Les villes de l'Ouest atlantique français à l'époque moderne (XVIe-XV
Saupin Guy
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753512245
Proposer une étude d'histoire sociale du politique appliquée aux villes de l'Ouest atlantique français à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle) présente le double avantage d'une mise au point historiographique après deux décennies très riches en apports dans l'histoire du pouvoir municipal et d'une diversité de situations liée à la taille des villes, à leur profil fonctionnel, à leur appartenance à diverses provinces, dans un espace fortement influencé par son intégration dans le monde atlantique. En prenant les municipalités comme objet historique d'observation, il s'agit de comprendre comment les identités et les relations sociales influent sur les choix institutionnels et leurs modalités de fonctionnement. L'institution construit sa légitimité dans sa capacité à répondre de manière jugée satisfaisante à la variété de problèmes rencontrés par l'ensemble diversifié des habitants concentrés dans un espace matériel avantageux et contraignant. Dans sa production de normes et dans les services rendus, elle conforte un certain ordre social dont elle est le représentant. Comme centre de pouvoir intervenant dans un espace administratif concurrentiel, elle développe sa logique interne d'action pour faire prévaloir ses priorités. Par ailleurs, une municipalité est formée d'individus concrets, avec des intérêts particuliers niais aussi une conscience civique du bien commun, ou plus exactement de réseaux de parenté ou de sociabilité étant donné la brièveté des mandats. Faut-il insister sur la prégnance des identités collectives fortement associées à la conception corporative du lien social ou valoriser les capacités d'initiative des individus ambitieux dans la mobilisation des segments opératoires de leurs réseaux sociaux constitués en lobbies? Les jugements de valeur accompagnant les modèles explicite ou implicite d'organisation sociale affectent le fonctionnement interne des municipalités, et par conséquent les arbitrages rendus pour apaiser les tensions urbaines. La relative diversité des choix institutionnels renvoie-t-elle d'abord à un profil social particulier d'une ville ou à d'autres facteurs plus culturels?
Cet ouvrage est une réflexion sur le modèle de la ville portuaire européenne atlantique à partir d'une comparaison entre l'Espagne et la France, pendant une période marquée par des mutations majeures (1650-1850). Dans cette économie-monde atlantique qui construit sa prééminence dans une première mondialisation, les deux siècles font passer de l'apogée du commerce colonial dans sa première formule aux guerres maritimes de la Révolution française et aux décolonisations américaines. La révolution industrielle naissante impose la route de l'Atlantique nord comme axe majeur des échanges internationaux. L'ouvrage analyse l'impact de ce contexte agité sur des villes pour lesquelles l'organisation des échanges maritimes et commerciaux formait la principale dynamique de développement. L'étude des réactions des divers acteurs au sein d'une trajectoire enchaînant croissance, crise et reconversion s'enrichit d'une comparaison entre des centres nodaux de la circulation. Sont interrogées les transformations du moteur atlantique de développement, mais aussi des sociétés et morphologies urbaines.
Par son insertion dans les échanges atlantiques au sein d'une première forme de mondialisation (1470-1870), l'Afrique a vu des villages de pêcheurs se transformer en villes-havres à vocation commerciale. A côté d'une circulation de biens matériels, l'exportation des esclaves vers les Amériques prend lentement une place prédominante, surtout entre 1700 et 1830. Ce mouvement s'effectue au coeur d'une division internationale du travail réservant les circuits intérieurs aux Africains, et laissant le maritime aux extérieurs, en position de sollicitation. A partir de l'analyse des trente sites les plus importants, cet ouvrage établit les conditions géographiques de leur essor, caractérise le fonctionnement spécifique de l'interface terre-mer, décrit les structures et la dynamique d'une société urbaine originale marquée par la mondialisation, dans une inégale créolisation au sein d'une matrice africaine, ce qui se donne également à lire dans la forme urbaine et le paysage construit. Cette étude est réalisée à partir des nombreux récits laissés par des capitaines de navire, des marchands, des militaires, des administrateurs, des missionnaires, en travaillant les textes à partir d'une grille de lecture africaine construite à partir des données publiées de la tradition orale et des avancées de la recherche historique et anthropologique. Avec le soutien de Nantes Université
Résumé : L'émergence d'une petite minorité protestante en France à partir du milieu du XVIe siècle a posé le problème de la compatibilité entre le pluralisme religieux et la préservation de la cohésion nationale incarnée par l'état. En effet, la religion unique apparaissait comme le meilleur ciment de l'état nation. C'est pourquoi l'édit de Nantes, séparant le politique du religieux et imposé par Henri IV pour sortir de la guerre civile, est révoqué par Louis XIV. Si la Révolution française commence par inscrire la liberté religieuse au rang des Droits de l'homme, elle se révèle, ensuite, incapable de concrétiser ce principe dans les faits. La crise du système concordataire à partir de l'implantation de la IIIe République conduit au choix de la séparation des églises et de l'état (1905). La laïcité devient ainsi le socle de la défense des libertés mais n'empêche pas les tensions de la guerre scolaire et les poussées d'antisémitisme. Les pratiques d'une toute nouvelle communauté musulmane française et le relatif succès des sectes font, à nouveau, de ce débat une question d'actualité. Cette analyse sur cinq siècles des rapports entre l'état et les confessions religieuses nous permet de comprendre comment la France est passée de l'intolérance à la concorde religieuse, de la tolérance honteuse à la défense des libertés dans la laïcité.
Comprendre la France d?Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L?État moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l?État-nation est l??uvre d?une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s?adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n?a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d?imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d?association de la nation à la gestion de l?État, longtemps maîtrisé grâce à l?attachement des élites au partage financier des ressources de l?État fort, fi nit par asphyxier la monarchie lorsque l?enlisement des réformes se paie par la faillite. Pour cerner la vraie nature de l?absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l?État royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques questions fondamentales pour l?histoire de la France moderne sont enfin approfondies.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.