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Economie et société dans la france de l'ouest : du moyen age aux temps modernes
Saupin Guy
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782868479488
Du XIVe au XVIIIe siècle, les réalités économiques et sociales de la France de l'Ouest ont été façonnées par la montée en puissance de l'économie de marché, phénomène historique dans lequel l'impact des ressources tirées du monde atlantique n'a cessé de se renforcer. Le contact terre-mer, aussi bien dans l'exploitation d'une bordure océanique pour ses richesses naturelles comme le sel ou le poisson et pour son intense activité de cabotage favorisant une commercialisation croissante des produits agricoles régionaux, que comme base de développement de spéculations transatlantiques, a l'avantage de prolonger ses effets à l'intérieur des terres grâce au relais du réseau ligérien. Dans cette intégration toujours plus forte du monde rural dans une économie maritime contrôlée par les villes, tout spécialement par Nantes, port fluvio-maritime de fonds d'estuaire se hissant au rang de grande métropole commerciale au XVIIIe siècle, le jeu complexe des divers acteurs s'est lentement modifié. Dans la construction progressive de son aire d'influence, la place nantaise a dû se constituer en complexe portuaire, sur la double base du renforcement d'une élite négociante capable de multiplier les investissements et de l'extension d'un bassin de main-d'oeuvre susceptible de fournir tous les marins requis par l'armement maritime, que ce soit dans le couple majeur de la droiture antillaise et le circuit triangulaire négrier ou dans les directions secondaires comme la grande pêche ou l'océan Indien. La dynamique du commerce colonial, force motrice de l'ensemble, explique l'intérêt des élites rurales pour les plantations antillaises et le va-et-vient de familles nobles nantaises et angevines entre leurs seigneuries de l'Ouest et leurs habitations aux Caraïbes. L'émergence de l'Etat moderne, dans un processus de renforcement du pouvoir central, a suscité parallèlement d'autres évolutions, que ce soit dans la noblesse directement touchée dans sa vocation de service royal ou dans les élites roturières fort intéressées par le maniement des finances royales. Le recours à la grâce royale par les criminels, via les lettres de rémission, nous permet une plongée au coeur de l'ensemble de la société bretonne du XVIe siècle.
Cet ouvrage propose une analyse de la présence et des représentations du monde atlantique dans les villes d'Europe occidentale, du XVe au XXe siècle. Dans ce temps long, ouvert par la découverte de l'Amérique ; marqué par les deux phases de colonisation européenne, mais aussi par la décolonisation des Amériques, le monde atlantique s'est hissé au premier rang des espaces économiques et stratégiques mondiaux. Il s'agit d'expliquer comment l'intégration à un espace maritime majeur, saisi comme un ensemble complexe de flux de marchandises et de capitaux, mais. aussi de personnes et d'idées, a pu 'marquer l'évolution des villes européennes. Celles-ci né sont pas des entités invariables, mais des créations sociales inscrivant dans des formes matérielles des régulations administratives, économiques et culturelles formulées comme des réponses au contexte historique atlantique, sous l'influence des représentations collectives dominantes. L'évolution des villes articulées à l'espace d'échanges atlantique est envisagée à travers quatre grands thèmes : l'impact des mutations de l'économie maritime, la. présence étrangère comme révélateur de l'intégration à cet espace, 'organisation du pouvoir urbain et du contrôle social et l'influence des représentations mentales sur les transformations des paysages urbains matériels et immatériels.
Résumé : L'émergence d'une petite minorité protestante en France à partir du milieu du XVIe siècle a posé le problème de la compatibilité entre le pluralisme religieux et la préservation de la cohésion nationale incarnée par l'état. En effet, la religion unique apparaissait comme le meilleur ciment de l'état nation. C'est pourquoi l'édit de Nantes, séparant le politique du religieux et imposé par Henri IV pour sortir de la guerre civile, est révoqué par Louis XIV. Si la Révolution française commence par inscrire la liberté religieuse au rang des Droits de l'homme, elle se révèle, ensuite, incapable de concrétiser ce principe dans les faits. La crise du système concordataire à partir de l'implantation de la IIIe République conduit au choix de la séparation des églises et de l'état (1905). La laïcité devient ainsi le socle de la défense des libertés mais n'empêche pas les tensions de la guerre scolaire et les poussées d'antisémitisme. Les pratiques d'une toute nouvelle communauté musulmane française et le relatif succès des sectes font, à nouveau, de ce débat une question d'actualité. Cette analyse sur cinq siècles des rapports entre l'état et les confessions religieuses nous permet de comprendre comment la France est passée de l'intolérance à la concorde religieuse, de la tolérance honteuse à la défense des libertés dans la laïcité.
Proposer une étude d'histoire sociale du politique appliquée aux villes de l'Ouest atlantique français à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle) présente le double avantage d'une mise au point historiographique après deux décennies très riches en apports dans l'histoire du pouvoir municipal et d'une diversité de situations liée à la taille des villes, à leur profil fonctionnel, à leur appartenance à diverses provinces, dans un espace fortement influencé par son intégration dans le monde atlantique. En prenant les municipalités comme objet historique d'observation, il s'agit de comprendre comment les identités et les relations sociales influent sur les choix institutionnels et leurs modalités de fonctionnement. L'institution construit sa légitimité dans sa capacité à répondre de manière jugée satisfaisante à la variété de problèmes rencontrés par l'ensemble diversifié des habitants concentrés dans un espace matériel avantageux et contraignant. Dans sa production de normes et dans les services rendus, elle conforte un certain ordre social dont elle est le représentant. Comme centre de pouvoir intervenant dans un espace administratif concurrentiel, elle développe sa logique interne d'action pour faire prévaloir ses priorités. Par ailleurs, une municipalité est formée d'individus concrets, avec des intérêts particuliers niais aussi une conscience civique du bien commun, ou plus exactement de réseaux de parenté ou de sociabilité étant donné la brièveté des mandats. Faut-il insister sur la prégnance des identités collectives fortement associées à la conception corporative du lien social ou valoriser les capacités d'initiative des individus ambitieux dans la mobilisation des segments opératoires de leurs réseaux sociaux constitués en lobbies? Les jugements de valeur accompagnant les modèles explicite ou implicite d'organisation sociale affectent le fonctionnement interne des municipalités, et par conséquent les arbitrages rendus pour apaiser les tensions urbaines. La relative diversité des choix institutionnels renvoie-t-elle d'abord à un profil social particulier d'une ville ou à d'autres facteurs plus culturels?
Cet ouvrage est une réflexion sur le modèle de la ville portuaire européenne atlantique à partir d'une comparaison entre l'Espagne et la France, pendant une période marquée par des mutations majeures (1650-1850). Dans cette économie-monde atlantique qui construit sa prééminence dans une première mondialisation, les deux siècles font passer de l'apogée du commerce colonial dans sa première formule aux guerres maritimes de la Révolution française et aux décolonisations américaines. La révolution industrielle naissante impose la route de l'Atlantique nord comme axe majeur des échanges internationaux. L'ouvrage analyse l'impact de ce contexte agité sur des villes pour lesquelles l'organisation des échanges maritimes et commerciaux formait la principale dynamique de développement. L'étude des réactions des divers acteurs au sein d'une trajectoire enchaînant croissance, crise et reconversion s'enrichit d'une comparaison entre des centres nodaux de la circulation. Sont interrogées les transformations du moteur atlantique de développement, mais aussi des sociétés et morphologies urbaines.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.