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LA FRANCE A L'EPOQUE MODERNE
SAUPIN
ARMAND COLIN
19,76 €
Épuisé
EAN :9782200019471
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles, dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux, et dans une culture intimement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'œuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. La monarchie est déstabilisée par une progression de l'individualisme et un processus de sécularisation. Le refus d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des bienfaits de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite de l'Etat. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dressent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques thèmes fondamentaux sur l'histoire de la France moderne sont enfin approfondis.
Résumé : L'émergence d'une petite minorité protestante en France à partir du milieu du XVIe siècle a posé le problème de la compatibilité entre le pluralisme religieux et la préservation de la cohésion nationale incarnée par l'état. En effet, la religion unique apparaissait comme le meilleur ciment de l'état nation. C'est pourquoi l'édit de Nantes, séparant le politique du religieux et imposé par Henri IV pour sortir de la guerre civile, est révoqué par Louis XIV. Si la Révolution française commence par inscrire la liberté religieuse au rang des Droits de l'homme, elle se révèle, ensuite, incapable de concrétiser ce principe dans les faits. La crise du système concordataire à partir de l'implantation de la IIIe République conduit au choix de la séparation des églises et de l'état (1905). La laïcité devient ainsi le socle de la défense des libertés mais n'empêche pas les tensions de la guerre scolaire et les poussées d'antisémitisme. Les pratiques d'une toute nouvelle communauté musulmane française et le relatif succès des sectes font, à nouveau, de ce débat une question d'actualité. Cette analyse sur cinq siècles des rapports entre l'état et les confessions religieuses nous permet de comprendre comment la France est passée de l'intolérance à la concorde religieuse, de la tolérance honteuse à la défense des libertés dans la laïcité.
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle ; enfin, des synthèses approfondissent quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne.
Depuis son arrivée à l'université de Nantes en 1988, le professeur Jean-Pierre Bois s'est imposé comme l'un des grands spécialistes français de l'histoire militaire et des relations internationales à l'époque moderne. La fécondité de son travail provient de la diversité des approches qu'il a choisies et des pistes qu'il a ouvertes. Les contributions réunies dans ce volume cherchent à en rendre compte. Si l'affrontement militaire est avant tout une épreuve humaine, il est aussi un défi intellectuel, la guerre se gagne par les hommes qui la font, mais aussi par ceux qui pensent les conditions de l'efficacité de l'outil militaire. Si elle est moyen de s'imposer dans un conflit, elle est aussi un facteur de paix par son poids dans les négociations internationales, pour interrompre ou éviter la guerre, et par l'action des officiers qui s'impliquent dans la diplomatie. Par l'intensité des moyens qu'elle nécessite, la guerre mobilise les sociétés bien au-delà du rétablissement de la paix. La figure du soldat interpelle les sociétés dans lesquelles ils continuent à vivre après l'expérience du combat qui fait d'eux des modèles à honorer autant que des individus traumatisés qui doivent se réinsérer parmi leurs contemporains. La réalité de la guerre ne ressort pas seulement de la récurrence des combats : artistes et intellectuels se l'approprient pour l'intégrer à leurs productions et à leurs réflexions. Faire et éviter la guerre, vivre et penser la guerre, quatre des domaines de recherche explorés au cours des trois dernières décennies par le professeur Jean-Pierre Bois, autant de perspectives autour desquelles ses amis et ses collègues se sont réunis pour lui rendre hommage en empruntant ses voies favorites.
Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'Etat moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles, dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux, et dans une culture intimement vivifiée par la religion. La formation de l'Etat-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. La monarchie est déstabilisée par une progression de l'individualisme et un processus de sécularisation. Le refus d'association de la nation à la gestion de l'Etat, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des bienfaits de l'Etat fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite de l'Etat. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'Etat royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dressent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques thèmes fondamentaux sur l'histoire de la France moderne sont enfin approfondis. Biographie de l'auteur Guy SAUPIN, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est professeur à l'université de Nantes. Spécialiste d'histoire urbaine, il a publié notamment Nantes au XVIIe siècle: Vie politique et société urbaine, 1598-1720 (PUR, 1996), Naissance de la tolérance en Europe aux Temps modernes (PUR, 1998), Les villes en France à l'époque moderne, XVIe-XVIIIe siècles (Belin, 2002), et dirigé Tolérance et intolérance: de l'édit de Nantes à nos jours (PUR, 1998).
Singly François de ; Giraud Christophe ; Martin Ol
Résumé : Comment faire de la sociologie ? Comment réaliser une analyse sociologique d'un fait de société ? A partir de terrains qui leur sont familiers, une vingtaine de sociologues expérimentés montrent comment ils font de la sociologie. En partant d'expériences ordinaires de la vie ("je joue au foot" ; "je deviens ingénieure" ; "je lis des BD" ; "je sèche des cours"), ils révèlent la manière dont ces expériences peuvent faire l'objet d'analyses sociologiques. Dix-sept exemples variés permettent de se familiariser avec les étapes du raisonnement sociologique : illustrant les trois grandes variables sociologiques (sexe, âge et position sociale), ils indiquent comment articuler questionnement, concepts et enquête de terrain. Rompant avec une approche académique et abstraite, ce manuel dont il s'agit ici de la troisième édition, enrichie d'un chapitre inédit propose une nouvelle manière d'apprendre à faire de la sociologie. Avec lui, les étudiants et les lecteurs curieux disposeront de tous les outils utiles à l'apprentissage de la démarche sociologique.
Résumé : Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".