Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Malaise dans la psychiatrie. Changements dans la clinique, malentendus dans les pratiques
Sassolas Marcel
ERES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782749202570
A peine quarante ans nous séparent de la création du secteur psychiatrique en France - mais quelle accumulation de changements durant cette période! La clinique psychiatrique a changé. Les prises en charge médicamenteuses et institutionnelles ont modifié la symptomatologie psychotique - et parfois aussi le destin de ceux qui en sont affligés. Mais dans bien des équipes, la pénurie en personnel permet-elle encore la prise en compte de la dimension psychothérapique du soin institutionnel, aussi bien à l'hôpital que dans les structures extra-hospitalières? Quelles sont les conséquences de l'évolution actuelle de l'organisation des soins qui donne la priorité à la gestion des moyens matériels et humains et non plus aux implications cliniques de telle ou telle particularité du dispositif soignant? Dans le malaise actuel des soignants psychiatriques, que revient-il aux nuisances psychiques de la psychose, aux contraintes nouvelles liées à l'organisation des soins, aux déceptions de la théorie, aux changements culturels qui ont modifié aussi bien les liens régissant les relations entre les sexes et les générations que la place de la loi et des interdits? Que penser de telle ou telle approche psychothérapique ou institutionnelle, conduite en Belgique, en Espagne, en Italie, en France? Les textes réunis ici - rédigés par des auteurs venus d'horizons géographiques ou théoriques très divers - sont autant de tentatives de réponse aux questions soulevées par ce malaise perceptible dans la psychiatrie actuelle. Biographie de l'auteur Marcel Sassolas est psychiatre et président de l'association "Santé mentale et communautés" dont il a été responsable médical pendant trente ans. Depuis 1986, il anime en qualité de directeur scientifique le Cours sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur organisé tous les deux ans à Villeurbanne par cette association. Il est membre de la Société parisienne de psychanalyse. Avec la participation de: Isabelle Adam, Jean Bergeret, Cyrille Canetti, Nicolàs Capparôs, André Carel, Jean-Bernard Chapelier, Antonello Correale, Brigitte Curvat, Paolo d'Angeli, Philippe Davezies, Jacques Dill, Vincent Dubois, Francis Maqueda, Jean-Jacques Martinez, René Roussillon, Stanislaw Tomkiewicz, Patrick Vandenbergh.
Sassolas Marcel ; Cahn Raymond ; Devers Gilles ; F
Aujourd'hui, le discours de la plupart des professionnels de la psychiatrie n'est qu'une longue plainte. De toutes parts s'élèvent des gémissements d'où émergent les termes de malaise, souffrance, crise, désarroi, impasse. Beaucoup de raisons sont invoquées pour justifier cette morosité: la stagnation des budgets, l'explosion de la demande, la pénurie des professionnels, la désagrégation du tissu social, les exigences de l'administration, la dilution de la réponse psy, l'apparition de nouvelles pathologies... Certes chacun de ces facteurs est à prendre en compte, mais peut-on expliquer ce climat par ces seuls éléments objectifs? A d'autres époques, les conditions matérielles de l'exercice psychiatrique n'étaient pas meilleures! Ce qui diffère, c'est la perception subjective des soignants, leur manière de réagir devant les limites et les obstacles que la réalité oppose, comme toujours, à leur désir soignant. Devant cette résistance opaque de la réalité, deux attitudes mentales sont possibles: le découragement résigné et plaintif, ou l'affrontement avec ce réel. Mais affronter le réel, c'est prendre des risques, attitude qui n'est plus aujourd'hui culturellement correcte. Le principe de précaution a conquis peu à peu tous les secteurs de notre vie sociale. Cet ouvrage veut faire l'éloge du risque, c'est-à-dire proposer des réflexions sur la signification psychique de cette attitude humaine, sur les processus inconscients et conscients qu'elle mobilise, sur sa place dans toute stratégie antidépressive, son utilité subjective et sociale. Il explore ses limites, les effets de sa carence (érosion de toute initiative, disqualification de soi, résignation maussade) et les conséquences de ses excès (attitudes héroïques, mise en danger de soi ou des autres). Il constitue une tribune ouverte à ceux qui, dans le paysage grisâtre de la psychiatrie actuelle, prennent le risque d'innover dans des pratiques différentes, originales, déviantes même, pour autant qu'elles s'appuient sur une réflexion solide et un objectif clairement énoncé.
Toute situation clinique suppose une proximité entre le malade et celui qui le soigne. En médecine somatique, proximité avec son intimité corporelle en psychiatrie, proximité avec son intimité psychique. C'est de cette proximité-là que la technologie psychiatrique actuelle cherche à faire l'économie. Mais lorsque la relation soignante en psychiatrie est amputée de cette dimension de proximité psychique, que devient-elle, sinon une rencontre opératoire dont la seule finalité est la normalisation du sujet par l'extinction de ses déviances sociales ou symptomatiques ? Ce livre fait l'éloge de cette proximité psychique, grâce à laquelle le sujet malade n'est plus seul face aux défaillances de son esprit : en acceptant de partager l'intimité de ce vécu, les soignants authentifient son existence et lui donnent une légitimité. Mais quels sont les cadres de soin qui permettent l'instauration de cette proximité ? Et quelles sont les modalités de fonctionnement institutionnel qui la rendent supportable à ceux qui y sont confrontés au quotidien (infirmiers, éducateurs, travailleurs sociaux, auxiliaires de vie, bien davantage que psychiatres et psychologues) ? Telles sont les questions parmi d'autres évoquées dans ce livre à plusieurs voix écrit par des professionnels venus d'horizons très divers : psychiatres, psychanalystes, spécialiste de médecine somatique, neurobiologiste, psychologues et psychologues en formation, infirmiers, formateurs.
Résumé : Douze rencontres comme autant de nouvelles qui mettent en scène patients et soignants dans lieux de soins dits intermédiaires, groupes d?accueil, communautés thérapeutiques, centre de crise, créés à Villeurbanne par l?association Santé mentale et communautés. C?est parce qu?il s?engage en personne, avec sa créativité, sa spontanéité, mais aussi une réflexion sur soi-même, qu?un soignant en psychiatrie peut espérer soigner, c?est-à-dire accueillir et accompagner une souffrance psychique pour aider à l?élaborer et à l?atténuer, parfois à la surmonter. C?est parce qu?il voit dans celui qu?il rencontre le sujet de son histoire et non l?item substituable d?une population, qu?il peut espérer construire une relation d?aide. Cet ouvrage en est l'illustration littéraire, en même temps qu?un travail d?analyse approfondie de l?essence du soin psychique.
Sassolas Marcel ; Ciccone Albert ; Ciavaldini Andr
Cet ouvrage n'est ni un manuel sur la résolution des conflits ni un traité savant sur la conflictualité psychique. Plutôt une illustration vivante de cette vérité aujourd'hui si vite oubliée : les conflits ne sont pas des aspérités à raboter ni des dangers à éviter. Ils sont l'expression spontanée, parfois anarchique, de la conflictualité psychique inhérente à la condition humaine. L'objet du soin psychique est justement là : reconnaitre chez notre interlocuteur l'existence de cette conflictualité, cerner ses contours, puis adapter notre réponse à ces particularités. A ce prix-là, nous avons quelques chances de l'aider à vivre puis à dénouer ses conflits sans les dénier, évitant ainsi qu'ils dégénèrent en symptômes ou en violence.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.