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L'éloge du risque dans le soin psychiatrique
Sassolas Marcel ; Cahn Raymond ; Devers Gilles ; F
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749205533
Aujourd'hui, le discours de la plupart des professionnels de la psychiatrie n'est qu'une longue plainte. De toutes parts s'élèvent des gémissements d'où émergent les termes de malaise, souffrance, crise, désarroi, impasse. Beaucoup de raisons sont invoquées pour justifier cette morosité: la stagnation des budgets, l'explosion de la demande, la pénurie des professionnels, la désagrégation du tissu social, les exigences de l'administration, la dilution de la réponse psy, l'apparition de nouvelles pathologies... Certes chacun de ces facteurs est à prendre en compte, mais peut-on expliquer ce climat par ces seuls éléments objectifs? A d'autres époques, les conditions matérielles de l'exercice psychiatrique n'étaient pas meilleures! Ce qui diffère, c'est la perception subjective des soignants, leur manière de réagir devant les limites et les obstacles que la réalité oppose, comme toujours, à leur désir soignant. Devant cette résistance opaque de la réalité, deux attitudes mentales sont possibles: le découragement résigné et plaintif, ou l'affrontement avec ce réel. Mais affronter le réel, c'est prendre des risques, attitude qui n'est plus aujourd'hui culturellement correcte. Le principe de précaution a conquis peu à peu tous les secteurs de notre vie sociale. Cet ouvrage veut faire l'éloge du risque, c'est-à-dire proposer des réflexions sur la signification psychique de cette attitude humaine, sur les processus inconscients et conscients qu'elle mobilise, sur sa place dans toute stratégie antidépressive, son utilité subjective et sociale. Il explore ses limites, les effets de sa carence (érosion de toute initiative, disqualification de soi, résignation maussade) et les conséquences de ses excès (attitudes héroïques, mise en danger de soi ou des autres). Il constitue une tribune ouverte à ceux qui, dans le paysage grisâtre de la psychiatrie actuelle, prennent le risque d'innover dans des pratiques différentes, originales, déviantes même, pour autant qu'elles s'appuient sur une réflexion solide et un objectif clairement énoncé.
Marcel Sassolas est psychiatre, psychanalyste à Lyon. Depuis 7986, il anime en tant que directeur scientifique le Cours international sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur, organisé tous les deux ans par l'association Santé mentale et communautés (Villeurbannes), et qui a donné lieu à cet ouvrage.
Résumé : L'existence, dans la vie psychique, de repères internes stables et dotés d'une certaine cohérence, peut être considérée comme une des conditions de la santé mentale. La pathologie psychotique se caractérise par la fragilité ou l'inconsistance de ces " balises intra-psychiques ". Un certain nombre de personnes qui ne sont pourtant pas psychotiques présentent aussi une telle pathologie des repères : elles souffrent pour la plupart de graves carences affectives, relationnelles et matérielles. Cette perte des repères internes, conséquence vraisemblable dans de tels cas d'une dislocation des repères sociaux, est devenue plus fréquente aujourd'hui. Cet ouvrage propose une réflexion à plusieurs voix sur ce thème, sous-tendue par l'hypothèse que l'ensemble structuré, constitué par le patient et les professionnels soignants ou sociaux auxquels il s'adresse, est producteur de liens et de repères utilisables par le patient dans une perspective thérapeutique. Cette pathologie des repères s'associe à une pathologie des liens, et c'est autour des trois éventualités du devenir des liens et repères primordiaux qu'est organisé le présent ouvrage : liens trop serrés, étouffants comme un n?ud coulant ; liens vides construits autour de repères absents ; liens fragiles saccagés par les malheurs de la vie.
Résumé : Douze rencontres comme autant de nouvelles qui mettent en scène patients et soignants dans lieux de soins dits intermédiaires, groupes d?accueil, communautés thérapeutiques, centre de crise, créés à Villeurbanne par l?association Santé mentale et communautés. C?est parce qu?il s?engage en personne, avec sa créativité, sa spontanéité, mais aussi une réflexion sur soi-même, qu?un soignant en psychiatrie peut espérer soigner, c?est-à-dire accueillir et accompagner une souffrance psychique pour aider à l?élaborer et à l?atténuer, parfois à la surmonter. C?est parce qu?il voit dans celui qu?il rencontre le sujet de son histoire et non l?item substituable d?une population, qu?il peut espérer construire une relation d?aide. Cet ouvrage en est l'illustration littéraire, en même temps qu?un travail d?analyse approfondie de l?essence du soin psychique.
Le soin psychiatrique peut difficilement se passer de lieux résidentiels au long cours : hier l'asile, puis l'hôpital, aujourd'hui les diverses sortes d'appartements et de communautés thérapeutiques, les différentes formules de foyers, les pensions, les maisons d'accueil spécialisé, les maisons-relais, sans oublier les services hospitaliers, ultime recours lorsque les capacités de contenance et de tolérance de ces structures sont dépassées. L'évolution actuelle des services hospitaliers vers la seule prise en charge des décompensations aiguës souligne chaque jour davantage la place centrale, dans toute stratégie de soin, de ces structures résidentielles, celles qui existent...et celles qui sont à créer. Pour autant, il ne suffit pas qu'une institution se veuille thérapeutique pour qu'elle le soit : comment un "toit" parvient-il à être soignant ?
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.