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L'AVENIR DU DRAME
SARRAZAC JEAN-PIERRE
CIRCE
10,67 €
Épuisé
EAN :9782842420727
Plutôt que de dresser un bilan, L'Avenir du drame relève les promesses des écritures dramatiques françaises contemporaines à la fin des années soixante-dix. S'élabore ainsi une dramaturgie plurielle, contradictoire où se croisent et se répondent les oeuvres d'une quarantaine d'auteurs dramatiques. L'auteur, écrit encore Bernard Dort, "s'est mis à l'écoute des pièces considérées non isolément ou auteur par auteur mais comme si elles formaient un grand tout, un seul texte, plein de repentirs et de ratures. Il en a entendu la parole plurielle et contradictoire. Il en a retrouvé les mouvements divers, les avancées, les reculs et les maelströms..." Cet ouvrage a obtenu le Prix Georges-Jamati d'esthétique théâtrale. La présente réédition est suivie d'une postface inédite, "le drame en devenir".
Quatre des premières pièces de Jean-Pierre Sarrazac... L'Enfant-roi et sa petite famille bien française sont entraînés dans un périple tragi-comique sur l'autoroute des vacances. Le Mariage des morts donne, avec un soupçon d'ironie, une forme quasi légendaire aux atermoiements sentimentaux et familiaux de la fin d'adolescence. Les Inséparables retrace la confrontation, à travers une cloison sonore, du Vieil homme dans la cuisine et du Vieil homme dans la chambre. Deux inséparables dans l'attente du retour du Fils prodigue. La Passion du jardinier, ou le dialogue en quatre saisons d'une Vieille dame - juive apprendra-t-on - et de son assassin, une jeune jardinier antisémite. La morte sort de sa tombe ; elle revient hanter le jeune homme afin qu'il rende des comptes.
Le théâtre peut-il rendre compte du monde dans lequel nous vivons ? " : Jean-Pierre Sarrazac reprend ici la vieille interrogation brechtienne, mais lui apporte des développements et des réponses inédits. Dans la suite de son essai sur la Parabole, il creuse cette question des détours qui permettent d'aborder f" actualité vivante " sans céder pour autant au pseudo-réalisme d'un " théâtre-réalité ". Autour du " jeu de rêve " - ce Drömspel qui apparaît avec Strindberg et qui se décline tout au long du XXe siècle - l'auteur identifie quelques " formes rectrices " du théâtre contemporain, des drames itinérants aux " vagabondages immobiles ". Occasion pour lui de s'interroger sur la généalogie de ces formes, sur leur devenir et sur cette combinatoire de détours qui caractérise les écritures dramatiques contemporaines. Poursuivant son dialogue avec ses auteurs de prédilection - Strindberg, Pirandello, Beckett, Kroetz, Koltès, Bond... - Jean-Pierre Sarrazac approfondit sa réflexion sur la crise de la forme dramatique.
De A comme "Action" à V comme "Voix", plus de cinquante mots-clés qui permettront d'orienter l'étude des dramaturgies modernes et contemporaines. Une plongée dans cette "crise de la forme dramatique" qui s'ouvre dans les années 1880 et se poursuit et s'accélère sous nos yeux. Un outil précieux, à la fois théorique, méthodologique et descriptif, pour aborder les écritures dramatiques d'hier - au temps du naturalisme et du symbolisme - à aujourd'hui.
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...