Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Théâtre 1
Sarrazac Jean-Pierre
CIRCE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782842422134
Quatre des premières pièces de Jean-Pierre Sarrazac... L'Enfant-roi et sa petite famille bien française sont entraînés dans un périple tragi-comique sur l'autoroute des vacances. Le Mariage des morts donne, avec un soupçon d'ironie, une forme quasi légendaire aux atermoiements sentimentaux et familiaux de la fin d'adolescence. Les Inséparables retrace la confrontation, à travers une cloison sonore, du Vieil homme dans la cuisine et du Vieil homme dans la chambre. Deux inséparables dans l'attente du retour du Fils prodigue. La Passion du jardinier, ou le dialogue en quatre saisons d'une Vieille dame - juive apprendra-t-on - et de son assassin, une jeune jardinier antisémite. La morte sort de sa tombe ; elle revient hanter le jeune homme afin qu'il rende des comptes.
La dernière idée que nous nous étions faite du théâtre et, singulièrement, de la création entre la scène et le spectateur, nous la tenions des années cinquante, de Vilar et de Brecht. La leçon de Barthes, de Dort, de la revue Théâtre populaire - d'Althusser également - nous avait convaincu que le théâtre devait assurer le "Grand commentaire" de la société... Or on entend dire que cette utopie d'un "théâtre critique" et d'un "spectateur actif" a vécu; qu'elle est morte en même temps que la religion de la "fable" et que quelques autres croyances "modernes"... Contribution au débat actuel sur la fonction du théâtre, sa dimension civique, ses pouvoirs, sa "nécessité", le livre de Jean-Pierre Sarrazac fait l'archéologie de cette idée d'un théâtre critique. Façon d'amorcer ce que les philosophes appellent la palinodie, l'histoire d'un changement d'idée. De choisir la contradiction plutôt que l'amnésie. De reprendre la toujours nécessaire critique du théâtre. Tout en poursuivant le rêve amoureux d'un théâtre qui "se situerait en dehors du jugement, dans le jeu des possibles", qui "ne punirait ni ne consolerait" mais "offrirait simplement réparation", "entendons: un lieu et un temps pour se refaire des forces".
Plutôt que de dresser un bilan, L'Avenir du drame relève les promesses des écritures dramatiques françaises contemporaines à la fin des années soixante-dix. S'élabore ainsi une dramaturgie plurielle, contradictoire où se croisent et se répondent les oeuvres d'une quarantaine d'auteurs dramatiques. L'auteur, écrit encore Bernard Dort, "s'est mis à l'écoute des pièces considérées non isolément ou auteur par auteur mais comme si elles formaient un grand tout, un seul texte, plein de repentirs et de ratures. Il en a entendu la parole plurielle et contradictoire. Il en a retrouvé les mouvements divers, les avancées, les reculs et les maelströms..." Cet ouvrage a obtenu le Prix Georges-Jamati d'esthétique théâtrale. La présente réédition est suivie d'une postface inédite, "le drame en devenir".
Résumé : Critique du théâtre 1, sous-titré De l'utopie au désenchantement, s'attachait à retracer la grandeur et la décadence de cette idée d'un théâtre critique qui avait marqué le théâtre de Vilar aussi bien que celui de Brecht et des brechtiens. Critique du théâtre 2 aborde frontalement la question que posait à demi-mot Critique du théâtre 1 : "Qu'en est-il, en vérité, de ce tournant du moderne au "contemporain" et du dramatique au postdramatique qui se serait opéré durant les dernières décennies ?" L'auteur met en lumière quelques-uns des dispositifs esthétiques qui font que le théâtre le plus novateur d'aujourd'hui entretient une relation de contemporanéité avec celui du tournant du XXe siècle : influence de la littérature policière sur l'avènement de la mise en scène moderne ; "dépeupleur" comme lieu générique du théâtre ; mise en tension de l'intime et du politique ; metteur en scène-rhapsode ; dramaturgie du fait divers ; tragique "sériel" ; geste de témoigner... Autant de détours qui permettent de penser le contemporain au regard de la longue durée et du moderne en ses vagues successives.
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...
Parmi les caractéristiques étranges des habitants de ce continent - l'Amérique du Nord -, il en est une qui veut que chacun se choisisse des étoiles déterminées et vive en fonction d'elles. Ces étoiles ne sont pas célestes, mais cinématographiques, ce qui ne change rien à l'affaire. En revanche, cela permet d'augmenter sensiblement le fonds de roulement du ministère des P. et T. grâce au flot continu de lettres adressées aux dites étoiles bien-aimées. Raillant quelque peu cette bizarrerie et cette passion, le New-yorker fit paraître un jour une caricature: une très vieille lady de la plus haute société, - avec diadème en diamants dans ses cheveux blancs et laquais obséquieusement courbé à l'écart, - se livre à la même occupation qu'une quelconque jeune modiste ou n'importe quel office-boy: elle écrit à la star de son coeur. Mais le noeud de l'affaire n'est pas dans l'acte même d'écrire. Il est dans le destinataire. La lettre commence par:" Dear Mickey Mouse... "Là est l'essentiel..."