Napoléon Bonaparte, dont le destin est indissolublement lié à Paris, a toujours entretenu des rapports complexes avec la capitale, principale scène politique de l'épopée napoléonienne, de l'ascension à la chute. Animé de la volonté de remodeler la cité, alors peuplée de près de 700 000 habitants, il en fait le centre de la vie politique, diplomatique et mondaine du "Grand Empire", crée de nombreuses institutions administratives - dont une partie subsiste aujourd'hui - et ressuscite au palais des Tuileries, devenu résidence officielle de l'empereur, une vie de cour brillante, accueillant les élites de toute l'Europe. Administrateur de génie mais aussi visionnaire, Napoléon imagine pour Paris de grands monuments et des projets d'urbanisme - dont certains, comme la colonne Vendôme ou l'arc du Carrousel, seront réalisés - qui témoignent du rôle majeur de la capitale et annoncent les grandes transformations qu'elle connaîtra sous Napoléon III. Après un rappel historique, cet ouvrage analyse, grâce à l'éclairage d'historiens spécialisés, l'impact de l'exercice du pouvoir sur l'administration d'une cité, et révèle l'ambivalence de Napoléon, à la fois héritier des Lumières et promoteur d'un nouvel absolutisme. En regard, près de trois cents illustrations - tableaux, estampes, dessins, costumes, objets d'art, archives et documents d'architecture - rendent compte du rêve inachevé de Napoléon : faire de Paris la capitale de l'Europe.
Paris, ville du XIXe siècle, offre à l’observateur superficiel une apparence d’unité dans les quartiers où prédomine le type dit de l’ immeuble haussmannien ». Paris est aussi une ville aux tonalités sévères : ciel voilé, gris fer du zinc, gris bleuté de l’ardoise, blanc cassé ou ocre pâle des façades, anthracite du pavé ou du macadam. Dans ce paysage uniforme et monochrome, les boutiques apportent une note de variété et de couleur, qui forme, en bordure de trottoir, comme une frise décorative de la rue parisienne.
Si Louis XIV s'est méfié de Paris, il ne lui a jamais été indifférent. Marqué par les souvenirs de la Fronde, le Roi-Soleil n'a plus résidé dans sa capitale après 1671 et s'est toujours tenu à distance de cette cité turbulente. Pourtant, le roi n'a eu de cesse d'y bâtir parmi ses plus beaux monuments, car Versailles, résidence ordinaire de la cour, n'a nullement privé Paris de son statut de capitale du royaume. Le musée Carnavalet conserve une exceptionnelle série de documents - tableaux, dessins, gravures, sculptures, meubles, médailles, estampes - qui éclairent les rapports ambigus qu'a entretenus le souverain avec la cité. Révélées dans cet ouvrage, ces oeuvres montrent comment Louis XIV voulut faire de Paris une "nouvelle Rome".
La fortune de Paris tient à sa destinée de capitale d'un grand pays centralisé. C'est pourquoi cette " Histoire de Paris " est d'abord une histoire politique, qui retrace les rapports entre la ville et les pouvoirs successifs qui y ont siégé. De la bourgade celtique à la mégalopole mondialisée, du règne de l'empereur Tibère au second mandat de Bertrand Delanoë, ce livre s'attache à l'empreinte que ces pouvoirs ont laissée dans l'espace urbain. Rois, empereurs et présidents ont couvert Paris de monuments ; ils ont façonné la trame même de la cité. Symbole de l'Etat, la ville est depuis huit siècles le coeur de l'Etat ; l'histoire de France s'est en grande partie déroulée sur les rives de la Seine et c'est là que se joue encore, pour une bonne part, l'avenir de la France. " C'est surtout une grande capitale, écrit Montesquieu, qui fait l'esprit général d'une nation : c'est Paris qui fait les Français ".
La collection révolutionnaire du musée Carnavalet, musée de l'Histoire de Paris, est sans équivalent au monde. L'abondance, comme la variété des ?uvres conservées - peintures, dessins, sculptures, mobilier, faïences et porcelaines, reliques de la vie quotidienne permet une extraordinaire moisson d'images. Avec autant de science que de curiosité, Philippe de Carbonnières s'est penché sur les pièces les plus riches de souvenirs: une toile d'Hubert Robert, une maquette de la Bastille, le nécessaire de toilette de Danton, le portrait de l'Incorruptible, la chambre de la famille royale au Temple... Mieux qu'un guide, ce sixième titre de la collection "Petites Capitales" est une invitation à prêter l'oreille à la voix des choses, à retrouver les grands acteurs comme les temps forts d'une histoire décisive.
Champy-Vinas Cécilie ; Pingeot Anne ; Leribault Ch
A la fin du XIXe siècle, la sculpture est partout : dans les musées, mais aussi dans les rues, sur les façades, sur les places et dans les jardins. la "statuomanie" triomphe. Par ses commandes, la ville de paris a largement contribué à faire de la capitale un vaste musée de sculptures à ciel ouvert. Fait exceptionnel, elle a conservé les modèles en plâtre des statues qu'elle a alors fait exécuter pour orner la ville. A l'occasion du réaménagement de la galerie nord du petit palais, cet ouvrage présente les sculptures monumentales du musée, témoins de l'âge d'or de la statuaire publique à Paris.
De la chute de Napoléon à la révolution de 1848, Paris, refusant tout repli identitaire, s'impose comme le carrefour culturel de l'Europe. Cet ouvrage met en scène l'extraordinaire foisonnement artistique qui anime Paris durant cette période. En dépit des aléas politiques, la capitale épouse l'anglophilie littéraire comme vestimentaire, se passionne pour l'Espagne, soutient la cause grecque et pleure la Pologne, découvre l'Allemagne sans pour autant renoncer à l'opéra italien. Elle attire aussi bien Rossini que Liszt et Chopin, se délecte des batailles littéraires, et s'étourdit de luxe et de raffinement. A travers une iconographie abondante accompagnée de nombreux essais et commentaires d'oeuvres, l'ouvrage nous entraîne dans les hauts lieux parisiens du romantisme : des galeries du Palais-Royal au Salon, de la Comédie-Française à la bohème du Quartier latin, de la Nouvelle Athènes aux Grands Boulevards. Loin de se limiter à la peinture et à la sculpture, cette promenade englobe l'architecture, la littérature, le théâtre, la musique, l'opéra et la danse, sans oublier la mode et les arts décoratifs, offrant ainsi au lecteur un panorama saisissant de l'effervescence de l'époque romantique.
Ateliers d'artistes, maisons d'écrivains où l'intelligence et le talent avaient pris leurs quartiers quelques années ou toute une vie... Fidèle à sa nature d'artiste, George Sand avait élu domicile dans la Nouvelle Athènes, patrie du romantisme. Du square d'Orléans au jardin secret de la rue Chaptal - désormais musée de la Vie romantique -, ce premier titre de la collection "Petites Capitales" invite à revoir les lieux privilégiés de l'inspiration de la romancière. En poussant la porte des salons où sont réunis les souvenirs pieux de l'écrivain, parmi les ?uvres de Delacroix, Ingres et Ary Scheffer, les hôtes de la rue Chaptal entrent dans l'intimité d'un monde. Biographie de l'auteur Jérôme Godeau a été commissaire de l'exposition "George Sand, une nature d'artiste" (2004) au musée de la Vie romantique. Il a dirigé, pour les éditions Paris-Musées/ Actes Sud, les collections "Le Promeneur de Paris" et "Les Mots". Dernier ouvrage paru: Tableaux parisiens, Du Moyen-Age à nos jours, six siècles de peinture en capitale (2005) aux éditions Parigramme.