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Les écrivains et la politique en France. De l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie
Sapiro Gisèle
SEUIL
26,00 €
Épuisé
EAN :9782021072952
De l'affaire Deyfus à la fin des années 1960, on ne compte plus les écrivains qui ont incarné en France la figure de l'"intellectuel", celui qui s'engage dans la cité en mobilisant son pouvoir symbolique. On pense tout de suite à Zola. Mais aussi à Aragon, à Malraux, à Sartre, à Simone de Beauvoir, et à tant d'autres. Autrement dit, d'abord aux écrivains de gauche ou, à tout le moins, réputés "progressistes". Cependant, si Malraux fut le premier ministre de la Culture français, et si le modèle sartrien de l'engagement a connu une diffusion mondiale, il ne faudrait pas oublier pour autant ceux qui, au nom de leur engagement à droite, se sont illustrés dans les années sombres de notre histoire : Maurras, Brasillach, Rebatet, Drieu la Rochelle, Céline. Le regain d'intérêt pour leurs écrits les plus virulents dans un contexte de montée de l'extrême droite et de la xénophobie nous invite au contraire à un retour sur l'histoire de leurs engagements. De fait, toutes les représentations étudiées dans ce livre demeurent profondément ancrées dans notre culture politique et ont même connu un regain d'actualité depuis les années 1990, qu'il s'agisse des catégories de droite et de gauche (malgré les tentatives de nier leur validité), du débat Orient/Occident (le choc des civilisations), ou encore des affrontements politiques autour de l'"identité nationale". Elles constituent le vivier auquel puisent les intellectuels, les prophètes et les idéologues d'aujourd'hui, comme en témoigne l'épilogue de ce livre. D'où la nécessité d'en revisiter l'histoire et d'en comprendre les ressorts culturels et professionnels, comme nous le propose cet essai documenté et profondément neuf, qui interroge aussi les formes de l'engagement.
Le commerce du livre est avant tout une affaire de territoires : aires linguistiques, territoires géographiques de distribution, frontières nationales circonscrivant des espaces juridiques et des politiques publiques, territoires imaginaires associant des identités à des lieux. Loin d'ouvrir un espace de circulation libre, la mondialisation consiste en une lutte pour la redéfinition des territoires de distribution des produits culturels. Elle s'est manifestée, dans le domaine du livre, par une recomposition de l'espace éditorial mondial à la suite de la chute du Mur de Berlin et de la fin des dictatures militaires dans les pays hispanophones, ainsi que par une forte intensification de la circulation transnationale des livres. Ces évolutions ne sont pas réductibles au processus de concentration, à travers lequel on analyse habituellement les transformations du marché du livre. Elles dessinent une nouvelle configuration des relations spatiales structurant ce marché mondialisé. Ce volume constitue une première tentative d'appréhender les effets de la mondialisation sur le marché du livre à partir d'études empiriques. Il croise les regards de plusieurs disciplines et spécialités : les sociologues de l'édition et de la traduction, les historiens du livre et les traductologues. Les échelles d'observation varient des mouvements des grands groupes aux stratégies collectives et individuelles des petits éditeurs indépendants, des enjeux géopolitiques à leur représentation dans les polémiques ou dans la production livresque, de l'évolution des pratiques et des représentations de la coédition à l'étude d'un projet de collection transnationale, des flux de traduction entre pays à l'analyse textuelle des traductions en circulation.
Résumé : Qu'est-ce qui explique la création littéraire ? La sociologie de la littérature, dont cette édition propose un état des lieux mis à jour, est un domaine en plein essor. Dépassant le clivage entre analyse interne et externe, elle explore les médiations entre les couvres et les conditions sociales de leur production sous trois angles : enjeux politico-économiques et mode de fonctionnement du champ littéraire ; sociologie des oeuvres ; conditions de leur réception. Les méthodes utilisées, qu'elles soient qualitatives (analyse textuelle, entretiens, observation) ou quantitatives (prosopographie, analyse de réseaux), sont illustrées par des exemples tirés d'enquêtes empiriques. Sans oublier les perspectives transnationales. Inscrit dans un dialogue interdisciplinaire avec l'histoire de la littérature et les études littéraires, ce livre aborde aussi les intersections entre la sociologie de la littérature et d'autres spécialités : sociologie de l'art, de la culture, des rapports de classe, de genre et de "race", des professions, des médias, de l'édition, de la traduction et de la mondialisation.
Résumé : Longtemps, la notion de classique universel fut admise comme une évidence. Ce canon de la littérature mondiale est désormais contesté, en raison de la prédominance en son sein d'hommes blancs occidentaux. Mais par quels mécanismes s'est formée la "littérature mondiale" ? Comment se fabrique la gloire internationale ? A partir d'archives, d'entretiens, d'observations et d'études quantitatives, ce livre analyse les conditions d'accès à la consécration littéraire par-delà les frontières nationales : les facteurs qui la favorisent ou l'entravent, et les acteurices qui y contribuent. Trois moments socio-historiques sont abordés : rentre-deux-guerres, marqué par une internationalisation des échanges, d'abord en Europe puis avec les Etats-Unis ; l'ouverture géoculturelle après 1945, sur fond de guerre froide, avec une lente progression de la diversité linguistique, parallèlement à la féminisation ; et enfin leur intensification à l'heure de la mondialisation. Foires et festivals de livres se multiplient, mais la domination accrue de l'anglais et les concentrations éditoriales suscitent des résistances. Gisèle Sapiro renouvelle les récits habituels de la fabrication des notoriétés littéraires et dévoile les coulisses d'un monde fait d'intermédiaires, éditeurices, médiateurices, traducteurices ou institutions de consécration (Unesco, Nobel).
Résumé : Cet essai, court et argumenté, revient sur les affaires récentes (Polanski, Matzneff...) pour éclairer les enjeux des relations entre un auteur et sa création. Depuis plusieurs années, la question resurgit avec force : peut-on séparer l'oeuvre de son auteur ? Du Nobel attribué à Peter Handke aux César remis à Roman Polanski, sans parler du prix Renaudot décerné à Gabriel Matzneff, le débat fait rage. De même, l'antisémitisme d'un penseur comme Heidegger ou d'écrivains comme Céline et Maurras trouble notre appréciation de leur legs et suscite d'âpres querelles. Faut-il considérer que la morale des oeuvres est inextricablement liée à celle de leurs auteurs ? Et dès lors bannir les oeuvres lorsque leur auteur a fauté ? Loin de l'invective, ce court essai entend remettre cette question dans une perspective historique, philosophique et sociologique, en analysant les prises de position dans ces affaires pour offrir à chacun les moyens de cheminer intellectuellement sur un terrain semé d'embûches. Directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS, Gisèle Sapiro est l'auteure de La Guerre des écrivains, 1940-1953 (Fayard, 1999), La Responsabilité de l'écrivain (Seuil, 2011), Les Ecrivains et la politique en France (Seuil, 2018), et Qu'est-ce qu'un auteur mondial ? (Gallimard/Seuil/EHESS, 2024).
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.