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Corollaire. Edition bilingue français-italien
Sanguineti Edoardo ; Roubaud Jacques ; Atzei Benoî
NOUS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782913549791
Corollaire est un livre composé de 53 poèmes qui sont autant de cartes postales, écrites des quatre coins du monde, dont l’agencement constitue une sorte de journal. L’écriture de Corollaire, vivante et ludique, mêle des éclats de narration documentaire et des séquences d’introspection cryptée. Ces poèmes du voyage, de l’autobiographie et de la rencontre — qui prennent souvent la forme de confessions que Sanguineti adresse à sa femme — sont teintés d’une ironie et d’une autodérision désacralisantes. La langue de Corollaire est extrêmement inventive, elle mélange la culture la plus haute et ancienne et le langage de la rue le plus contemporain. La langue de Sanguineti est également « élargie » par des expressions de la langue italienne parlée et dialectale, ainsi que par des mots et expressions des langues étrangères, des néologismes, et par un usage saccadé de la ponctuation. Les éditions Nous sont heureuses de proposer au public français la poésie d’Edoardo Sanguineti, considéré comme une des figures majeures de la poésie italienne contemporaine, mais dont les traductions sont à ce jour encore rares. gravez-les en toutes lettres, lecteurs testamentaires (c’est à mes écoliers que je parle,/mes hypocrites enfants, les philoprolétaires qui me ressemblent tant, innombrables,/désormais, comme les grains de sable de mon désert vide), ces paroles miennes, sur ma tombe,/avec la salive, en vous trempant un doigt dans la bouche : (comme je le trempe, maintenant, /entre les excessifs abcès de mes gencives glacées) :/ j’en ai joui, moi, de ma vie :Edoardo Sanguineti (Gênes, 1930-2010)poète, professeur d’université, romancier, critique, traducteur, dramaturge, homme politique. Figure de proue des« novissimi », il crée en 1963, avec Umberto Eco, Nanni Balestrini et Giorgio Manganelli, le « Gruppo 63 », dont lebut est l'expérimentation littéraire et le questionnement des langages artistiques. De sa vaste œuvre poétique n’ont à ce jour été traduits en français qu’un recueil, Postkarten (Éditions l’Âge d’Homme, 1990) et une petite anthologie chez Textuel en1999. Corollario, publié en Italie en 1997 chez Feltrinelli, a été écrit entre 1992 et 1996.
Paz Octavio ; Roubaud Jacques ; Sanguineti Edoardo
Résumé : Le renga est une forme poétique collective qui fut en extrême faveur au Japon où elle se développa entre le VIIIe et le XVe siècle. Au mois d'avril 1969, quatre poètes se réunirent à Paris pendant une semaine : le Mexicain Octavio Paz, l'Italien Eduardo Sanguinetti, l'Anglais Charles Tomlison et le Français Jacques Roubaud. Le premier renga occidental venait de naître. Le résultat est passionnant. La rencontre d'une vieille tradition littéraire orientale et de quatre poètes modernes, ayant en commun le goût des formes strictes, des jeux combinatoires, a donné naissance à un grand poème moderne : quatre poètes, quatre langues européennes, une règle du jeu japonaise, et à la fin un seul texte, une seule voix à la quadruple résonance.
L'Ours Blanc publie des textes brefs et singuliers, en leur consacrant un numéro entier. Le sommaire de la revue s'écrit donc au fur et à mesure des livraisons. Cette volonté d'ouverture témoigne de l'envie d'aborder le champ littéraire comme un espace dont les limites n'ont rien de définitif ni de contraignant. Laborintus II d'Edoardo Sanguineti est le sixième numéro de L'Ours blanc.
L'amour des trois oranges est une comédie d'Edoardo Sanguineti, une pièce vivante et ludique, traversée par une ironie et une dérision désacralisantes. Librement adaptée d'une comédie fiabesque du 18e siècle de Carlo Gozzi, réécrite dans une métrique rapide et percutante, c'est une satire violente de la société italienne contemporaine. A partir d'un canevas de Carlo Gozzi (1720-1806) de 1761, dont la force comique était déjà aiguisée par une inimitié personnelle, Sanguineti transpose la parodie dans l'Italie des années 2000, en fait une critique acerbe et sans concessions des maux de l'Italie d'aujourd'hui, de la télévision poubelle au populisme de Silvio Berlusconi. Tous les procédés du comique sont utilisés : situations bouffonnes, monologues grotesques, portraits caricaturaux, jeux de mots, etc. , pour faire apparaître un propos politique explicite et ouvertement revendiqué. Principalement connu à l'étranger pour sa poésie, Sanguineti est également dramaturge. Après Corollaire (2013), L'amour des trois oranges est la deuxième traduction en langue française aux éditions Nous d'Edoardo Sanguineti, considéré comme une des figures majeures de la littérature italienne contemporaine, mais dont les traductions sont à ce jour encore rares. Ce livre donne à voir une facette inconnue de son oeuvre : après le poète, le dramaturge. Iris Berger en propose une traduction libre et audacieuse, à la fois rimée et vivante.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Aspe Bernard ; Atzei Patrizia ; Balaud Léna ; Casa
Occupation, hégémonie, féminisme, poésie... Cet exemple numéro 4 peut apparaître comme un hétéroclite assemblage. Nous ne renonçons pas à l'hétéroclite, nous voulons seulement qu'il nourrisse les certitudes les plus tranchées. Celles qui permettent de tisser une alliance. Y voir clair : telle est la première exigence. Et le premier obstacle : notre embarras, notre habitude à nous éprouver ainsi : encombrés de nous-mêmes. Englués dans une réflexion" plus ou moins esseulée, qui nous a donné ce pli : sur tout ce qui peut concerner l'existence, et l'existence politique, il faut tout d'abord hésiter, ne pas savoir, avouer que l'on ne comprend pas tout, que l'on n'est pas à la hauteur. Nous voulons en finir avec cette modestie. Revient le temps des manifestes. Le temps des affirmations, des prises de parti, le temps où il nous faut tirer les conséquences. Nous ne voulons plus de ce monde de tiédeur douceâtre, qui régente même nos manières d'être ensemble. Nous voulons le retour de l'incandescence. Nous voulons que brûlent des feux nouveaux.
Articuler entrelace trois motifs, dont la progression est commune. Improviser une parole. Des lettres sont jetées hors les mots. Un poème naît d'une lecture à voix haute. Inventer les pouvoirs d'une phrase. Car les objets d'une phrase nourrissent le corps. Une logique sans maître. Dire les états de langue auxquels nous appartenons. Et, appeler les relations de nos vies, les unes aux autres, libres.
Pasolini Pier Paolo ; Chiesi Roberto ; Atzei Patri
La rage est un poème filmique en prose et en vers, un essai polémique mêlant radicalité et lyrisme. On y trouve le Pasolini le plus âpre et le plus clairvoyant. Traduit en français pour la première fois, La rage est le texte littéraire le plus explicitement politique de Pasolini. En interrogeant les événements et la société de son temps, avant l'avènement définitif de l'uniformisation, La rage éclaire aussi, d'une façon saisissante, notre temps. La joie de l'Américain qui se sent identique à un autre million d'Américains dans l'amour de la démocratie : voilà la maladie du monde futur ! Quand le monde classique sera épuisé - quand tous les paysans et les artisans seront morts - quand l'industrie aura rendu inarrêtable le cycle de la production et de la consommation - alors notre histoire prendra fin. La classe propriétaire de la richesse. Parvenue à une telle familiarité avec la richesse, qu'elle confond la nature et la richesse. Si perdue dans le monde de la richesse qu'elle confond l'histoire et la richesse. Si touchée par la grâce de la richesse qu'elle confond les lois et la richesse. Si adoucie par la richesse qu'elle attribue à Dieu l'idée de la richesse.