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Rencontre d'un excentrique et d'une parodie sur une table de dissection
Sangsue Daniel ; Grozdanovitch Denis
LA BACONNIERE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782889600618
A l'enseigne de la célèbre formule de Maldoror, parodiée à juste titre pour l'occasion, Daniel Sangsue revient sur deux de ses spécialités : le récit excentrique et la parodie, qu'il croise au fil de dix essais portant principalement sur la littérature du XIXe siècle. L'excentrique, c'est Nerval, étudié au prisme de son récit fantaisiste phare Les Faux Saulniers, de ses canards et autres mystifications, de ses récits de voyage humoristiques et au soleil noir de ses livres rêvés et infaisables. L'excentricité, c'est aussi, dérivé de Tristram Shandy, le filon de l'essayisme sternien, suivi dans une série de récits qui procèdent par "digressions opinionatives" et vont de Vie et opinions du Chat Murr d'Hoffmann aux Opinions de Jérôme Coignard d'Anatole France. Quant à la parodie, l'auteur la présente à travers le théâtre, la presse satirique et les cercles fumistes du XIXe siècle, avant de s'intéresser à quelques nouvelles formes qu'elle investit au XXe et XXIe siècle : bande dessinée, cinéma, télévision, Internet... Le pastiche est ensuite abordé dans ses rapports avec la parodie et dans ces manifestations originales que sont les supercheries des auteurs supposés et les écrits spirites, de même que les vieux-coppées produits par les zutistes. Enfin quatre auteurs font l'objet d'un éclairage particulier : Dumas, qui parodie sa propre pièce, Henri III et sa cour, dans La Cour du roi Pétaud ; Maupassant, tenté par la parodie, qui en joue avec le cadre de ses récits et dans une chronique d'anti-voyage ; Rimbaud, qui la pratique à outrance avec un effet pharmakon, et Robert Caze, petit naturaliste qui passe quelques chefs-d'oeuvre de la littérature occidentale à la moulinette désidéalisante de ses parodies D'après les maîtres.
Résumé : Ce journal, tenu de 2018 à 2023, est une mine d'informations sur les fantômes : on y trouve des histoires, des témoignages, la présentation de livres, d'articles, d'émissions, de films, d'expositions, de faits d'actualité en relation avec la revenance et avec d'autres phénomènes insolites. Au-delà des croyances et des superstitions, ce livre permet une plongée contemporaine dans ce monde interlope. Toujours présente, la perception des fantômes constitue aujourd'hui encore le plus sûr moyen d'affronter les questions essentielles de notre existence : les relations humaines, la mort, l'existence de l'au-delà, la religion, la perte, le deuil... Spécialiste reconnu de pneumatologie (science des esprits), Daniel Sangsue ne craint pas les fantômes, il les considère au contraire avec une certaine affection, celle qu'on peut porter aux chats puissants et doux qui hantent nos maisons. Daniel Sangsue, professeur émérite de l'Université de Neuchâtel, est essayiste et romancier. Il a consacré une partie de ses recherches aux fantômes dans la littérature : Fantômes, esprits et autres morts-vivants (José Corti), Vampires, fantômes et apparitions (Hermann), Journal d'un amateur de fantômes (La Baconnière). Une part de sa production romanesque porte également sur ce thème : Le Copiste aux eaux (Metropolis, sous le pseudonyme d'Ernest Mignatte), A la recherche de Karl Kleber (Favre), Les Fantômes du presbytère (La Baconnière).
Jackson John E. ; Rigoli Juan ; Sangsue Daniel ; C
Le dix-neuvième siècle est une période d'intense exploration du moi et de l'identité. Au croisement de la littérature et des sciences humaines, le présent ouvrage s'attache à quelques modalités de cette volonté de se connaître : observation du corps, introspection psychique, confrontation de soi à l'histoire et aux mythes. " Progresser dans la connaissance de soi, c'est se tenir à l'affût des variations du moi, guetter le mal-être, la déperdition, le dépérissement, enregistrer ses rêves, se féliciter intérieurement de la maîtrise de ses désirs ou de l'énergie de ses plaisirs, se dire dans la sincérité, l'authenticité, la transparence, trouver dans l'écriture un mode de saisie, d'expression du moi, y inscrire la relation de l'intime et du social " (Alain Corbin)
Qu'est-ce qu'une parodie ? Quelle relation s'établit entre deux ?uvres dont l'une parodie l'autre ? La parodie implique-t-elle forcément le comique ? Faut-il voir en elle une simple récréation, un jeu gratuit, " un genre impuissant, valable seulement pour le cabaret " (Sartre), ou au contraire une véritable récréation, l'" affirmation des genres littéraires arrivés à leur apogée " (Banville) ? Quels rapports la parodie entretient-elle avec les grandes ?uvres, l'autorité, la tradition ? Quelle est sa place dans notre culture ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles le présent ouvrage essaie de répondre. De La Poétique d'Aristote aux dernières théories anglo-saxonnes, les définitions de cette activité de réécriture ont été nombreuses et souvent contradictoires : la première partie de l'ouvrage fait le point sur ces diverses conceptions et esquisse une poétique qui s'attache aux intentions possibles de la parodie, à ses fonctions, aux techniques qu'elle met en ?uvre, à la relation qu'elle établit avec le lecteur et aux enjeux culturels qui la sous-tendent. La seconde partie met cette poétique à l'épreuve par une série de lectures de textes parodiques tels que " La Passion considérée comme course de côte de Jarry, Macbett de Ionesco, les récits de voyage humoristiques et les récits excentriques fin de siècle. Ces études critiques approfondissent également les relations que la parodie entretient avec des notions connexes comme la mystification, l'humour noir, l'incongruité, avec les genres du pastiche, de la satire et de l'antiroman, ainsi qu'avec des mouvements littéraires tels que le médiévisme romantique, le décadentisme et le théâtre de la dérision.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).