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Vers un profil convergent des fascismes ? "Nouveau consensus et religion politique en Europe central
Sandu Traian
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296130982
Le " nouveau consensus " dégage depuis une vingtaine d'années les grands traits d'un " fascisme générique " commun à tous les radicalismes nationalistes autour de leur quadruple dimension de syncrétisme idéologique et social droite-gauche et interclasse, d'exacerbation de la religiosité politique, de révolution globale et de promesse de régénération nationale. Ces analyses, appliquées avec succès au fascisme et au nazisme, ont trouvé un large écho parmi les jeunes historiens roumains, pionniers dans un espace centre-européen riche en mouvements de droite radicaux. L'affichage d'une foi religieuse et d'une fidélité monarchique de la part de chefs charismatiques comme Codreanu en Roumanie, Szâlasi en Hongrie ou Pavelic en Croatie ne doit pas nous tromper : elles ressemblent souvent à des pétitions certes sincères, mais insatisfaites par l'Église et la royauté telles qu'elles interprètent l'identité nationale renouvelée par les bouleversements de la Première Guerre mondiale. Ce faisant, les analyses des tenants du new consensus s'enrichiront tout en se nuançant, puisqu'elles devront se confronter à des situations de mise en échec du fascisme par les conservatismes autoritaires, à de très résistibles ascensions donc dans le contexte de sociétés encore retardées d'Europe centre-orientale.
Si la recherche historique française a été plus féconde pour les années trente, le traitement des années vingt pose de nombreuses questions. Comparant la production historiographique française sur l'Allemagne et la Russie, le champ de l'Europe médiane, sans être négligé, a été trop peu exploité pendant de nombreuses années, alors que les écoles historiques à l'étranger s'intéressaient plus précocement aux questions fondamentales posées en Europe centrale à l'issue de la Grande Guerre et des Traités de Paix. La quinzaine d'interventions du volume offre de nouvelles pistes méthodologiques et permet de croiser les approches avec le concours de nombreux auteurs issus des nouvelles écoles historiques d'Europe du Centre Est. Ces travaux remettent les acteurs dits " secondaires " au centre du jeu international. Ils permettent de sortir du schématisme franco-allemand, franco-britannique ou franco-soviétique. Rétablir ces Etats-nations - au mieux puissances " à intérêts limités " - comme des sujets et non plus comme des objet des relations internationales, voilà le mérite de cet ensemble. Au fond, cette Europe médiane a été bien plus décisive dans la tragédie des années trente qu'il n'y apparaissait dans l'historiographie, notamment française. Tous ces textes le démontrent. Ces jeunes chercheurs enrichissent non seulement l'histoire des relations internationales, mais aussi la connaissance de cet " entre-deux-meules " qu'a été l'Europe médiane au 20e siècle.
La Roumanie, longtemps ballottée entre grandes puissances, est l'un des derniers pays européens à avoir réalisé son unité nationale au début du XXe siècle. Elle cherche aujourd'hui sa pleine et entière intégration au sein de l'Union européenne. Cioran se plaignait que le peuple roumain n'eût pas participé à la Grande Histoire: mais si les Roumains n'ont pas fait l'histoire, celle-ci s'est faite chez eux, sur l'isthme Baltique-mer Noire, là où se sont déversées migrations et invasions orientales depuis l'Empire romain jusqu'au déferlement de l'armée Rouge à l'été 1944. Tout en décrivant comment là Roumanie a été un enjeu entre puissants - Romains, Barbares, Hongrois, Mongols, Ottomans, Russes et Occidentaux -, l'auteur fait justice d'une certaine historiographie présentant complaisamment les Roumains comme d'éternelles victimes innocentes. Lire l'Histoire de la Roumanie, c'est donc suivre le destin sinueux de trois principautés hétérogènes - Valachie, Moldavie, Transylvanie - vers l'unité nationale, phénomène récent et non enraciné dans un passé lointain, largement mythifié. Pays émergeant, la Roumanie a encore à se débarrasser des pesanteurs d'une histoire mouvementée pour profiter de l'avenir que lui réserve son appartenance à l'Europe des Vingt-Sept. Biographie: Agrégé et docteur en histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Traian Sandu est professeur au Centre inter-universitaire d'études hongroises de l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle. Il a effectué sa thèse sur les relations franco-roumaines dans l'entre-deux-guerres et travaille aujourd'hui sur le fascisme roumain et l'élargissement européen à l'est.
Avec le recul de la Puissance soviétique limitrophe, les petits pays d'Europe centre-orientale retrouvent une situation d'indépendance, de tensions internes à la région et de recherche inquiète de nouvelles " protections " extérieures, qui rappelle celle des années vingt. Certes, leur rôle de revers anti-allemand, essentiel pour une France en mal de sécurité à l'issue de la Première Guerre mondiale, n'est plus aujourd'hui d'actualité pour les Etats-Unis. En outre, la Russie se trouve associée, bon gré mal gré, à la stabilisation précaire de la zone balkanique. Les exigences de la France envers la Roumanie du début des années vingt ne seront donc pas renouvelées : les leçons sur la difficulté d'intégrer cette zone éclatée et fragile en un système de sécurité cohérent à l'usage d'une Puissance occidentale ont enfin porté leurs fruits. Cet ouvrage rajeunit la tradition historiographique française d'une Europe centre-orientale fortement organisée au service de la France, sans tomber pour autant dans une lecture déterminée par la débâcle de 1939-1940.
La sécurité de l'Europe pose le problème des conditions d'une puissance européenne globale, à la mesure de la richesse qu'elle a à protéger et de la nécessité de projection mondiale que toute puissance économique est amenée, dans le contexte de la mondialisation, à faire valoir. Dans ce champ de réflexion, la question des frontières intervient au premier abord comme une séparation géopolitique entre l'espace interne supposé sécurisé et l'espace extérieur plus ou moins influencé par la politique de la puissance étudiée. Dans un premier temps, nous constaterons que le vieux débat élargissement/approfondissement est enfin descendu au niveau des opinions publiques, donnant à la problématique centre-périphérie et à la question des frontières une vigueur, une légitimité et une urgence nouvelles. Par-delà la dialectique élargissement-approfondissement, c'est bien évidemment la question des liens entre identité territoriale et approfondissement institutionnel qui est posée. Les citoyens européens sont - et les débats référendaires de 2005 l'ont bien montré -, en quête de sécurité mise à mal par les bouleversements économiques et les peurs engendrées par la mondialisation et ses conséquences. La question de la délimitation des frontières est bien un sujet éminemment sensible puisqu'il conditionne l'émergence de cette introuvable identité européenne.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.