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Le système de sécurité français en Europe centre-orientale. L'exemple roumain, 1919-1933
Sandu Traian
L'HARMATTAN
46,50 €
Épuisé
EAN :9782738486196
Avec le recul de la Puissance soviétique limitrophe, les petits pays d'Europe centre-orientale retrouvent une situation d'indépendance, de tensions internes à la région et de recherche inquiète de nouvelles " protections " extérieures, qui rappelle celle des années vingt. Certes, leur rôle de revers anti-allemand, essentiel pour une France en mal de sécurité à l'issue de la Première Guerre mondiale, n'est plus aujourd'hui d'actualité pour les Etats-Unis. En outre, la Russie se trouve associée, bon gré mal gré, à la stabilisation précaire de la zone balkanique. Les exigences de la France envers la Roumanie du début des années vingt ne seront donc pas renouvelées : les leçons sur la difficulté d'intégrer cette zone éclatée et fragile en un système de sécurité cohérent à l'usage d'une Puissance occidentale ont enfin porté leurs fruits. Cet ouvrage rajeunit la tradition historiographique française d'une Europe centre-orientale fortement organisée au service de la France, sans tomber pour autant dans une lecture déterminée par la débâcle de 1939-1940.
La France a eu le projet d'intégrer la Roumanie à un dispositif centre-européen qui garantisse sa sécurité à l'issue de la Première Guerre mondiale. Néanmoins, cette volonté connut de sérieuses variations liées à l'incompatibilité des objectifs stratégiques français et roumains : Paris se souciait avant tout du danger allemand, alors que les Roumains craignaient principalement la Russie bolchevique. Le dysfonctionnement des projets de sécurité fut dès lors quasi constant, alors que la coopération anti-révisionniste plus anonyme à la Société des Nations fut plus durable. Ces documents, inédits pour la plupart, ont été sélectionnés dans les archives du Quai d'Orsay et du Service historique de l'armée de Terre, ainsi que dans les principaux fonds diplomatiques roumains. Ils illustrent le soutien de responsables français au remodelage des frontières qui aboutit à la Grande Roumanie lors de la Conférence de la Paix, dans un but avant tout stratégique. Mais l'apaisement de l'époque briandiste signifia le déclin des alliances de revers, qui ne connurent pas d'embellie avec le traité franco-roumain de 1926. En 1929, toutefois, la crise internationale obligea la France à presser Bucarest de s'entendre avec les Soviétiques pour leur offrir un pont diplomatique, voire stratégique, avec la France : la Roumanie et l'Union Soviétique tenaient-elles vraiment à jouer ces rôles anti-allemands esquissés à Paris ?
La sécurité de l'Europe pose le problème des conditions d'une puissance européenne globale, à la mesure de la richesse qu'elle a à protéger et de la nécessité de projection mondiale que toute puissance économique est amenée, dans le contexte de la mondialisation, à faire valoir. Dans ce champ de réflexion, la question des frontières intervient au premier abord comme une séparation géopolitique entre l'espace interne supposé sécurisé et l'espace extérieur plus ou moins influencé par la politique de la puissance étudiée. Dans un premier temps, nous constaterons que le vieux débat élargissement/approfondissement est enfin descendu au niveau des opinions publiques, donnant à la problématique centre-périphérie et à la question des frontières une vigueur, une légitimité et une urgence nouvelles. Par-delà la dialectique élargissement-approfondissement, c'est bien évidemment la question des liens entre identité territoriale et approfondissement institutionnel qui est posée. Les citoyens européens sont - et les débats référendaires de 2005 l'ont bien montré -, en quête de sécurité mise à mal par les bouleversements économiques et les peurs engendrées par la mondialisation et ses conséquences. La question de la délimitation des frontières est bien un sujet éminemment sensible puisqu'il conditionne l'émergence de cette introuvable identité européenne.
Sandu Traian ; Du Réau Elisabeth ; Manigand Christ
En décembre 2002, le sommet de Copenhague ouvrait la voie à l'adhésion des dix états candidats : l'adhésion, qui entrera en vigueur en mai 2004, constituera un évènement sans précédent dans la construction européenne. L'élargissement en cours a été précédé par la Convention de Bruxelles, qui a eu le mérite d'associer aux débats les états candidats et de préparer la future constitution. Le sommet de Bruxelles, un an après celui de Copenhague, a fait apparaître en décembre 2003 l'ampleur des divergences qui opposent les 25 sur le terrain de la réforme des institutions. Les divergences transatlantiques ont encore compliqué le débat, mais ont également incité l'Union européenne à élargir ses compétences et à rendre plus efficaces ses prises de décision. Ce volume résulte d'un colloque qui s'est tenu décembre 2003 à l'institut hongrois à Paris et à la Sorbonne. Il a associé le centre Inter Universitaire hongrois de Paris et l'école doctorale " Espace européen contemporain " de Paris III, ainsi que l'école Doctorale de littérature comparée de Paris IV. De jeunes chercheurs ont évoqué ces questions fondamentales qui éclairent le débat contemporain sur l'Europe du XXIe siècle.
C'est l'histoire d'une coopération étroite et fructueuse entre une grande puissance et un pays émergent. Or, en ce XXe siècle, l'aviation, objet politique, devenait l'arbitre des victoires. A nouveau, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, on croyait la paix acquise après de sanglants sacrifices. L'ONU succède à la SDN avec la même ambition. Hélas l'espoir irénique ne dure guère et dans la glaciation du monde en deux blocs antagonistes, la Roumanie et la France ne sont plus dans le même camp, et ce pour un long temps. L'Histoire, cependant, est allergique au "? Toujours ? ". Ce que nous racontent ces coopérations aéronautiques de la France et de la Roumanie avec leurs partenaires dans la deuxième partie du siècle reste révélateur des fils complexes qui tissent les relations entre Etats. Avec un peu moins d'épopée, de gloire, d'amitié, de sororité, et beaucoup plus ouvertement de Realpolitik.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !