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Commentaire de l'Euthyphron de Platon
Samb Djibril
L'HARMATTAN
49,50 €
Épuisé
EAN :9782343118956
Aux Etats-Unis surtout, mais aussi, à divers degrés, dans les pays d'obédience anglo-saxone, l'Euthyphron est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique dans la mesure où il est considéré comme un bon exercice dans ce domaine en raison du morceau 10 a-11 b, si âprement disputé". "Ce morceau "logique" revêt également une dimension que l'on est forcé de considérer comme "théologique" dans la mesure où une tendance significative du commentarisme, allant sans doute bien au-delà de la préoc-cupation initiale de Platon, voit dans le dilemme ("Le pieux est-il pieux parce que les dieux l'aiment, ou les dieux aiment-ils le pieux parce qu'il est pieux ? ") l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? " [C'est ce problème que les Anglo-Saxons appellent Euthyphro Dilemma]. "Deux autres thèmes retiennent également l'attention, et cette fois davantage celle des spécialistes. L'un, qui ouvre le dialogue, porte, au-delà de la distinction entre dikè et graphi, sur des aspects essentiels du droit grec ancien. Le second, qui conclut le dialogue, à la suite du fameux morceau 10 a-11 b, retrouve un problème classique du premier platonisme, la nature et/ou l'unité des vertus à travers le rapport entre Piété et Justice". "En France, et dans le monde francophone en général, on peut déplorer un certain retard qu'accusent les travaux d'interprétation de l'Euthyphron. En dehors de l'Euthyphron de Platon, dû à Jean-Yves Chateau, il n'y a guère que le récent ouvrage de Dan Solcan : La piété chez Platon. Une lecture comparée de l'Euthyphron et de l'Apologie (Paris, L'Harmattan, 2009)". Le but de ce travail très méticuleux de Djibril Samb est de combler le retard de la France et du monde francophone par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de l'Euthyphron.
L'Afrique, découverte ici, " est une pars mundi, et non quelque terra incognita, étrange et lointaine ". " L'Afrique ", écrit Djibril Samb, " est connue depuis toujours et, dès la plus haute Antiquité, elle fait partie de l'histoire du monde, et les problèmes qu'elle pose sont ceux que déroule cette histoire. " A partir de là, l'auteur s'efforce d'" illustrer l'idée fondamentale que les sociétés africaines se sont toujours comportées comme toutes les formations sociales connues, c'est-à-dire comme des ensembles humains complexes, en constante mutation, capables, devant des difficultés et des problèmes nouveaux - internes ou externes -, de se redéfinir et de se recomposer, bref, de s'adapter à des environnements nouveaux pour assurer leur survie et leur pérennité ". C'est donc une Afrique ramenée à ses vraies dimensions et à ses ambitions légitimes qui est étudiée ici, dans une optique qui n'est ni misérabiliste ni apologétique, mais qui ne dissimule pas sa sympathie pour les humains africains. Après avoir lu ce livre, on sera peut-être tenté de porter un autre regard sur l'Afrique, inscrite " dans le temps du monde ", " temps éclaté ", " temps à multiples dimensions " - temps humains.
Il n'y a pas, d'un côté, les faits, les gestes et les actes de la vie, et de l'autre, ceux de la philosophie. Les faits, les gestes et les actes de la philosophie sont aussi ceux de la vie. Tout passe par le filtre du philosophe qui ne peut manquer de s'interroger devant tout fait, ou tout geste, ou acte, soit en le posant, soit avant de l'avoir posé, soit après l'avoir posé. Pour lui, il n'est aucune circonstance de la vie qui ne soit une occasion d'affirmer sa façon de vivre, celle de quelqu'un qui identifie la raison de ce qu'il fait, et le fait selon ce que dicte cette raison. Tout ce qui retient l'attention du philosophe devient pour lui un motif de questionnement. Il ne laisse rien passer, qu'il ne l'ait décortiqué, la plupart du temps silencieusement. La pratique de la philosophie n'est clairement pas un domaine particulier, fût-il prépondérant, dans la vie du philosophe : c'est son mode de vie même. Oui, ce qu'il faut dire, c'est ceci : vivere scilicet philosophari vel philosophari scilicet vivere.
L'Étude du lexique des Stoïciens est présentée selon l'ordre alphabétique français pour en faciliter l'usage, surtout pour les étudiants, mais les mots grecs et latins demeurent la référence obligée. Les entrées sont numérotées de 1 à 100. L'ensemble du lexique est divisé en deux catégories de 50 entrées chacune. Les principales sont signalées par un astérisque et sont affectées des lettres a, b, c, qui identifient trois approches : une définition sommaire (a), une analyse des divers emplois (b) et, enfin, une approche doctrinale (c). Le lecteur pourra ainsi apprécier, au-delà du sens étroitement défini de chaque item, les différents emplois qui en structurent la complexité et qui, seuls, permettent de retrouver une doctrine vivante. Quant aux entrées secondaires, elles font l'objet d'un développement moins étendu et sont surtout destinées à compléter les premières.
Le texte de la présente édition a été revu et complété sur plus d'un point. Dans la première partie, le cheminement intellectuel qui aboutit à la formulation et à la mise en oeuvre d'un projet de recherche a été précisé et développé, tandis que les principes du raisonnement logique ont été rappelés. En outre, la recherche documentaire sur l'Internet a été traitée un peu plus en détail pour que son intérêt et ses limites, voire ses risques, soient mieux mesurés. La seconde partie, consacrée aux problèmes de normalisation et, plus spécialement, de rédaction bibliographique, a été substantiellement amendée et élargie. Tout en restant dans le cadre des normes ISO et AFNOR, et des usages nationaux français, nous les avons constamment comparés aux normes et usages américains. Elle comporte également un exposé complet, à l'intention des historiens et des géographes d'une part, sur la description archivistique, et d'autre part, sur la présentation des documents cartographiques. In fine sont décrites les formalités administratives, pédagogiques et scientifiques qui précèdent la soutenance, le déroulement même de la soutenance ainsi que ce qui se passe après la soutenance. Les textes réglementaires français relatifs à toutes ces questions, ainsi que d'autres documents utiles, sont rassemblés en Annexes (B). Au total, le public ciblé par ce Manuel couvre tous les étudiants de notre système d'enseignement supérieur en fin d'études (facultés, écoles normales, Ecole nationale d'administration, Ecole pratique des hautes études, Ecole nationale des chartes, Collège de France, et autres instituts), les chercheurs, les enseignants de tous ordres, les essayistes, les écrivains, les fonctionnaires, les journalistes, les secrétaires, les logographes, les éditeurs, bref tous ceux qui, pour une raison ou une autre, peuvent être amenés à conduire une recherche plus ou moins étendue ou à réaliser un texte dactylographié, imprimé ou électronique.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.