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Saint Jérôme & Georges de La Tour
Salmon Dimitri
FABELIO
32,00 €
Épuisé
EAN :9782916373669
Peu de maîtres anciens jouissent en France d'une popularité comparable à celle de Georges de La Tour. Redécouvert en 1915 après avoir sombré dans le plus profond oubli, le peintre est devenu en quelques décennies l'égal d'un Claude Lorrain, d'un Nicolas Poussin, voire d'un Vermeer ou d'un Rembrandt. Emouvant et étrange mélange de réalisme et de spiritualité, son oeuvre nous est parvenu de façon fragmentaire, on le sait, mais un sujet semble avoir retenu son attention toute sa carrière durant, un sujet de prédilection dont il a multiplié les versions de ses débuts jusqu'à la fin de sa vie : saint Jérôme. Présentée en 2013 au Musée départemental Georges de La Tour à l'occasion du dixième anniversaire de son ouverture au public, l'exposition réunit autour du Saint Jérôme du Prado, le dernier chef, d'oeuvre redécouvert du maître lorrain, toutes les compositions de La Tour aujourd'hui connues sur ce thème. La confrontation inédite de ces toiles provenant de collections publiques et privées un ensemble constitué d'originaux, d'oeuvres d'atelier, de copies anciennes et même de quelques tableaux ayant autrefois été considérés comme de La Tour entend témoigner de la puissance plastique et de l'originalité iconographique caractérisant des interprétations picturales profondément marquantes, conçues par un artiste qui non seulement garde avec le temps sa part de mystère mais encore, depuis bientôt un siècle, sans cesse se donne et se reprend.
Résumé : Né en 1593, glorieux en son temps, peintre de Louis XIII, " peintre fameux ", Georges de La Tour sombra dans l'oubli dès après sa mort, en 1652. Pour trois siècles. Trois siècles où son ?uvre fut anéantiE, son nom totalement ignoré. Il fallut attendre 1915 pour que des historiens d'art, parmi les plus célèbres de ce siècle, décident de rendre ses ?uvres au peintre ... alors fut prononcé le nom de La tour, maître lorrain qui " excelloit dans les Peintures des nuits ", puis un prénom, Georges... Trois indices ! L'enquête pouvait commencer, longue et difficile, passionnée... Pleine d'écueils et d'intuitions géniales, de belles surprises et de doutes, de fausses routes, de rebondissements, de retournements. Jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon reconstituent minutieusement l'enquête, de mois en mois, d'année en année. Et font participer le lecteur à l'un des plus grands triomphes de l'histoire de l'art : la redécouverte de Georges de La Tour. Pisté, étudié, recherché, disputé, réhabilité, Georges de La Tour en 300 illustrations - documents inédits, livres, photographies, lettres, articles de presse... Et tout son ?uvre aujourd'hui connu des copies anciennes d'originaux perdus aux chefs-d'?uvre : le Tricheur, les Madeleine pénitente, Job, La Diseuse de bonne aventure, le Nouveau-Né, le Vielleur à la mouche, la Rixe de musiciens...
A travers près de 400 illustrations, Jean-Pierre Cuzin et Dimitri Salmon explorent l'oeuvre, les sources et la postérité de Fragonard. De Manet à Matisse, de Chirico à Giacometti, et de Kinka Shonibare à Glenn Brown, nombre de ses successeurs ont copié et interprété le grand peintre dans des analogies, transpositions, hommages et clins d'oeil qui renouvellent le regard que l'on porte sur l'artiste.Jean-Pierre Cuzin ; Conservateur général du Patrimoine, pensionnaire à l'Académie de France à Rome en 1972-1973, professeur à l'Ecole du Louvre en 1973, conservateur général du département des peintures du musée du Louvre de 1973 à 2003, il est aujourd'hui adjoint au Directeur général de l'Institut National d'Histoire de l'art. Ses publications, livres, catalogues d'exposition, articles, portent sur la peinture française du XVIIe siècle : caravagesques (Valentin), peintres de la réalité (la Tour, Le Nain), du XVIIIe siècle et de l'époque néoclassique. Il est l'auteur de plusieurs publications sur Fragonard, dont un catalogue complet de l'oeuvre peint (1987) et prépare le catalogue raisonné du peintre François-André Vincent (1746-1816). Il a abordé à plusieurs reprises différents aspects de la postérité de l'art ancien, en particulier dans ses rapports avec le XXe siècle (exposition Raphaël et l'art français, Copier/Créer, d'après l'Antique). Dimitri Salmon. Après avoir travaillé pour Artcurial, la fondation Maeght, la galerie Beaubourg, la Fondation Cartier, Christie's et le service de restauration des musées de France, il intègre en 1996 le département des peintures du musée du Louvre comme collaborateur scientifique. Il a notamment participé à l'organisation des expositions Georges de La Tour (1997), D'Après l'Antique (2000) et Ingres (2006) et compte parmi ses centres d'intérêt privilégiés les relations qu'entretiennent l'art moderne et l'art contemporain avec l'art du passé.
Depuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires, un art partout au coeur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux États-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de storytelling Derrière les campagnes publicitaires, dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d'une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling: le marketing s'appuie plus sur l'histoire des marques que sur leur image, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéo conçus à Hollywood et les spin dottors construisent la vie politique comme un récit... Christian Salmon dévoile ici les rouages d'une machine à raconter ? qui remplace le raisonnement rationnel, bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Biographie de l'auteur Christian Salmon, écrivain et chercheur au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage), a fondé et animé, de 1993 à 2003, le Parlement international des écrivains. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Tombeau de la fiction (Denoël, 1999), Devenir minoritaire, pour une nouvelle politique de la littérature, entretiens avec Joseph Hanimann (Denoël, 2003), ou encore Verbicide (Actes Sud, 2007).
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
La peinture continue. La peinture n'en a jamais fini. Nous n'en avons jamais fini avec la peinture. Elle est. Elle s'ouvre aussi à ce qu'elle n'est pas encore. Elle s'infinit. Il s'agit pour l'artiste et le regardeur de peindre encore, de faire et défaire la peinture, nouer et dénouer la lumière et les couleurs. Une épiphanie. Ce qui reste à peindre, ce qui vient. La peinture est le lieu de nous où toute chose se dénoue. Chaque couleur seule va vers d'autres couleurs seules, il lui est nécessaire de tendre vers des bords, des côtoiements. La peinture est ici irréversiblement nomade, même avec ses questions, ses repentirs, elle est de fluidité. Peindre, regarder, c'est s'infinir. Les yeux de l'artiste, ceux du regardeur se dénudent alors avec l'invisible tout autant qu'avec le visible. La lumière et les couleurs donnent ici la vibration et l'intensité d'une terre, d'un ciel, de leurs confins, il suffit d'un jardin, de fleurs, d'un arbre, d'un nuage, où s'oublier, s'abandonner avec un métier d'ignorance. Peindre encore, regarder encore, ne plus savoir ce qu'est la peinture : il n'est plus question de figurer, mais d'être en présence de ce qui est et de ce qui n'est pas, avec l'entier oubli d'aller. La lumière et les couleurs y sont des états d'yeux. La lumière et les couleurs tremblent, bougent, coulent, s'écoulent, la peinture est ardeur et recommencement.
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition "Jean Messagier. Tous les sexes du printemps". présentée au musée des Beaux-Arts de Dole, du 22 mars au 15 septembre 2019.