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La tentation éthique du capitalisme
Salmon Anne
LA DECOUVERTE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782707151001
L'éthique représente un enjeu incontournable pour les firmes internationales, du fait de la pression croissante de l'opinion publique. Mais quelle en est sa perception par les salariés? Ne leur apparaît-elle pas comme une préoccupation secondaire ou une question managériale abstraite? Cet ouvrage - alliant une approche théorique et une enquête d'envergure sur une grande entreprise publique - pose ainsi des questions fondamentales : comment et pourquoi le système capitaliste produit-il des valeurs sociales ? Entre adhésion et résistance, quelle est la réception de ce discours par les salariés ? L'auteur montre ainsi que le "désir" d'éthique est largement dépendant des conditions sociales des salariés et de l'existence de collectifs de travail partageant les mêmes " valeurs ". Ainsi, la formulation par la direction d'une éthique à laquelle les individus devraient s'identifier n'est ni suffisante pour emporter l'accord et l'adhésion des salariés, ni gage en elle-même de cohésion sociale.
Licenciements massifs, délocalisations, golden parachutes, stock options: moraliser le capitalisme? Certains le préconisent. Actuellement, les entreprises entendent produire des valeurs. Les chartes éthiques, les codes déontologiques, les codes de conduites, les accords de responsabilité sociale d'entreprises sont au coeur de la communication interne et externe des grandes firmes internationales. Leur but? Restaurer la confiance nécessaire aux affaires, motiver les salariés et s'assurer de leur loyauté. Ces garde-fous sont toutefois sérieusement ébranlés par la crise financière, économique et sociale. Catastrophes et scandales se succèdent. Capitalisme et éthique semblent irréconciliables. Pourtant historiquement, ils ont eu partie liée. L'éthique protestante à la naissance du capitalisme moderne, puis l'éthique progressiste à l'époque du capitalisme industriel ont bel et bien été mobilisées. En comparant les pratiques et les discours d'hier à ceux d'aujourd'hui, Anne Salmon interroge et examine la singularité du phénomène contemporain. Une éthique purement instrumentale n'est-elle pas cause d'une érosion des valeurs? Et si le nouveau capitalisme était en lui-même l'une des sources d'une démoralisation de la société?
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Résumé : Confrontées à de nouvelles contraintes, les associations ne sont pas condamnées à l'impuissance. Beaucoup combattent l'uniformisation et résistent à la dépression. Leurs répertoires d'action et leurs domaines d'intervention sont extrêmement variés. Il est difficile d'enfermer leurs activités soit dans la prestation de services soit dans le plaidoyer. Imbriquant l'économique, le social et le politique, elles décloisonnent et dérangent. Comment reconfigurent-elles l'action publique ? La réponse ne peut être définitive. Elle est à construire. Pour y contribuer, le livre s'appuie sur une diversité de cas en France et à l'étranger : centre social et régie de territoire, fédérations d'éducation populaire et de sport, associations sociale et médico-sociale, unions d'associations de solidarité, associations écologistes et de consommation, association pour le maintien d'une agriculture paysanne, associations de lutte contre le sida et de santé environnementale, associations culturelles, de microfinance, d'action communautaire, de garde pour la petite enfance, associations et coopératives d'économie solidaire ou de commerce équitable. Cet effort de réflexion repose sur une collaboration d'acteurs et de chercheurs qui s'enrichit d'une perspective internationale : Maroc, Tunisie, Espagne, Québec, Bolivie. Equateur... La pluralité de références et de points de vue ouvre à de nouvelles approches sur le rôle des associations en démocratie.
Résumé : Les premiers contacts entre Européens et Tahitiens sont généralement racontés du point de vue des navigateurs occidentaux, fascinés par la sexualité et le caractère exotique de ceux qui apparaissent alternativement comme des "bons sauvages" et des êtres bestiaux. Dans son ouvrage iconoclaste, Anne Salmond confronte les différentes versions de l'histoire, celle des Tahitiens face à ces visiteurs inconnus et celle des Européens. L'auteur montre à quel point les divers mythes - ceux véhiculés par les Européens et ceux propres aux Tahitiens - se recoupent et s'entremêlent. Elle puise ses sources dans la tradition orale tahitienne, dans les archives écrites et picturales européennes ainsi que dans l'artisanat tahitien. Le texte est illustré par des esquisses, des tableaux et des gravures inspirés par les voyages de découverte. Retraçant les aventures vécues par les navigateurs européens à Tahiti ainsi que la vie des insulaires lors des premières rencontres, L'Ile de Vénus apporte un éclairage radicalement nouveau sur une époque durant laquelle Tahiti prit une importance primordiale dans l'imaginaire européen.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.