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Cette Eglise révélée par les martyrs d'Algérie. Retraite à Tibhirine
Salenson Christian
NOUVELLE CITE
19,85 €
Épuisé
EAN :9782375822098
Il faut interroger les 19 martyrs d'Algérie sur les nouveaux chemins de sainteté qu'ils inventent pour aujourd'hui et qui forcément viennent déranger quelque peu l'Eglise et les chrétiens. Ils dérangent ceux pour qui le dialogue avec l'islam devrait en rester à un simple vivre ensemble, voire être instrumentalisé au service de l'annonce. Leur vie en est un démenti puisque dans le contexte algérien, l'annonce au sens étroit du mot – l'annonce explicite - ne fait quasiment pas partie de la mission. Leur béatification confirme qu'une vie chrétienne vécue en dialogue avec d'autres croyants, en renonçant à tout prosélytisme, en ayant de l'estime pour l'islam et pour les musulmans non seulement est un authentique chemin de sainteté mais est à privilégier aujourd'hui, puisque l'Eglise se donne la peine de les déclarer Bienheureux. Nous devons veiller à ne pas opposer les différences à l'unité.
Chareire Isabelle ; Salenson Christian ; Bony Paul
Voyages, lectures ou rencontres amènent des chrétiens d'aujourd'hui à réfléchir et même à prier à partir de textes sacrés communiqués par des croyants d'autres traditions. Ces chrétiens ont des précurseurs, tels Christian de Chergé, Henri Le Saux ou, au XVIe siècle déjà, le franciscain Bernardino de Sahagùn. Que signifie cette pratique d'" interlecture " ? Quels en sont les enjeux et les conditions ? Il s'agit tout d'abord de bien saisir le rapport que les communautés des religions envisagées (hindouisme, religion aztèque, islam) entretiennent avec leurs textes-sources et d'étudier la relation avec l'Absolu qui en découle. Il convient ensuite de se pencher sur le statut des Écritures dans la tradition biblique, étudiée selon ses deux visages, juif et chrétien. S'ouvre alors un champ proprement théologique et spirituel où se dessinent des voies qui permettent de penser la fécondité de ce dialogue des Écritures et d'en baliser la pratique.
Et si le dialogue était un art de vivre ? Dialogue avec le monde et ce qui nous arrive, dialogue des êtres humains entre eux, hommes et femmes, juifs et non juifs, pauvres et riches. Dialogue du croyant avec ses Ecritures et ses rites sacrés. Et en filigrane, dans le clair-obscur de toutes ces rencontres, Dieu lui-même s'adresse aux hommes "comme à des amis" . Il noue "une conversation variée et étonnante" et les appelle à la vie en plénitude. Le plus humble des dialogues de la vie est potentiellement le dialogue de salut. Cette notion théologique, qui peut paraître obscure, éclaire en fait le sens de tout dialogue, des résistances rencontrées, de la conversion tant personnelle qu'ecclésiale qu'il permet. Elle offre un renouvellement à la réflexion théologique elle-même, pourvu que l'on garde cette conviction au coeur : On ne perd rien avec le dialogue ! On gagne toujours ! (Pape François) Christian Salenson est prêtre du diocèse de Nîmes. Membre de l'équipe de fondation de l'Institut de Sciences et de Théologie des Religions de Marseille, sous la responsabilité de Jean-Marc Aveline, en 1992. Actuellement il dirige au sein de l'ISTR un département d'Etudes et de Recherches sur les Religions à l'Ecole (DERRE) avec Mme Dominique Santelli. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages autour de Christian de Chergé, et de questions théologiques variées.
Extrait Extrait de l'introduction Christian de Chergé était le prieur des moines de Tibhirine. Il est maintenant bien connu grâce aux livres qui ont été publiés, qu'il s'agisse de l'édition de ses propres textes, ou de la publication des ouvrages sur sa vie, sa spiritualité ou sa pensée. Ce texte que nous publions est original puisque ce sont les notes 11 d'une retraite prêchée à des Petites soeurs de Jésus vivant au Maghreb. Christian de Chergé fait délibérément le choix de commenter quelques textes du Cantique des cantiques en même temps que les «lettres aux Églises» dans l'Apocalypse aux chapitres 2 et 3. Il se réfère plusieurs fois aussi aux Constitutions de la congrégation des Petites soeurs de Jésus. Ce texte se présente sous la forme de sept entretiens. Chaque entretien s'organise autour d'un «cri» de l'épouse tel qu'on peut les lire dans le Cantique des cantiques : «qu'il me baise d'un baiser de sa bouche», «attire-moi», «lève-toi», «reviens», «ouvre-moi», «reviens, reviens», «pose-moi comme un sceau». Chacun pourra entendre pour lui-même ces «cris» de l'épouse. Chaque entretien comporte trois temps assez inégaux. Christian revient sur quelques aspects de l'entretien précédent ou sur quelques réactions ou sur les Constitutions, puis il commente un passage du Cantique, enfin il s'exprime sur une lettre à l'une des sept églises (à l'exception du dernier entretien). Le Cantique des cantiques est le livre de la Bible qui au cours de l'histoire a été le plus commenté. Il se présente sous la forme d'un poème qui exprime la recherche amoureuse entre un homme et une femme. Certains exégètes n'ont voulu y voir qu'une relation amoureuse, d'autres y ont vu une métaphore de la relation entre Dieu et l'homme. Ces deux approches ne sont probablement pas exclusives l'une de l'autre tant il est vrai que la première a vocation à être sacramentelle, c'est-à-dire signe et moyen, de la seconde et la seconde à donner son sens à la première. Ce livre biblique est étonnant puisque le nom de Dieu n'y est jamais prononcé. Or c'est le livre dans lequel les mystiques ont reconnu une des expressions les plus vives de la quête de Dieu. Ainsi, nous comprenons, et c'est une première leçon de ce texte biblique, que la nomination de Dieu, aussi utile soit-elle, n'est pas garante d'une juste appréhension de sa présence. Et inversement, on ne peut conclure du fait de ne pas nommer Dieu à l'absence d'une quête spirituelle. Dans tous les cas, cela permet au lecteur de faire droit à l'ensemble de son expérience humaine, de son désir et des manques qui le creusent, et à reconnaître l'expérience spirituelle enfouie et incarnée dans la totalité de son expérience humaine. Dès le début de la retraite, Christian de Chergé, reprenant les mots de Jean-Paul II, invite les religieuses qui y participent à écrire avec leur propre vie «une réédition originale du célèbre poème». Cette invitation peut être reçue par celui qui choisit ce texte pour accompagner sa méditation ou faire retraite. Les cris de l'épouse viennent en baliser l'itinéraire.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.