Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bouleversante fragilité. L'Arche à l'épreuve du handicap
Salenson Christian ; Vanier Jean
NOUVELLE CITE
20,20 €
Épuisé
EAN :9782853138000
Qu'est-ce que des communautés, où vivent ensemble des personnes avec un handicap et des personnes qui accompagnent, font comprendre d'original du mystère de l'Eglise et à travers elle de l'humanité ? Mettre au centre la rencontre dans la faiblesse et à travers elle la vie commune : voilà, à proprement parler, le génie de l'Arche ! Signe de Dieu pour l'Eglise et pour le monde fondé dans le mystère pascal, l'expérience humaine et spirituelle de l'Arche est relue dans ce livre avec intelligence et finesse par le théologien Christian Salenson. Selon l'auteur, l'existence même de ces communautés de vie et de foi est une parole sur l'être humain et sur la société. L'Arche nous rappelle que nous ne pouvons pas construire de vrais dialogues si nous n'acceptons pas un dépouillement de soi, une certaine nudité et une pauvreté de coeur devant l'autre et surtout devant Celui qui a dressé la table et qui appelle les uns et les autres à prendre place à l'unique table du Royaume. Un livre dense et passionnant, empli de sagesse.
Vidal Maurice ; Salenson Christian ; Teissier Jacq
Pourquoi ce livre d'entretiens avec le père Maurice Vidal? A cause de ce qui nous arrive! Nombreux, en effet, sont ceux qui s'interrogent sur ce que l'Eglise peut encore apporter au monde actuel, ou qui s'intéressent à sa vie et à son devenir. Le renouveau espéré au lendemain du Concile ne s'est pas produit, du moins pas dans les formes souhaitées. Cependant, l'?cuménisme et le dialogue interreligieux entrent dans les m?urs. L'Eglise retrouve son lien avec le judaïsme, ce qui ne manque pas d'avoir des répercussions dans la manière dont elle se pense et dont elle pense sa mission. Elle a compris sa responsabilité dans la défense de la vie, de l'homme et de ses droits, même si elle peine parfois à trouver les attitudes justes. Les prêtres ont quelques difficultés à s'y retrouver dans leur vie et leur ministère; pourtant la fraîcheur de leur vocation n'est jamais loin. Dans le même temps, ces quarante dernières années ont vu des mutations considérables et la crise actuelle engage profondément le sens de l'homme. Dans ce nouveau contexte, quelles sont donc les perspectives d'avenir de l'Eglise et sous quelles conditions? Pour répondre à ces questions, Jacques Teissier et Christian Salenson ont donné la parole à Maurice Vidal, qui est un observateur avisé, formateur de générations de prêtres, enseignant de nombreux laïcs et acteur durant de longues années dans des mouvements et services d'Eglise. La richesse de son expérience et sa liberté de parole sur la situation présente rendent son propos particulièrement utile pour tous ceux qui s'interrogent sur l'Eglise. C'est également une façon de lui rendre hommage et de le remercier.
Chareire Isabelle ; Salenson Christian ; Bony Paul
Voyages, lectures ou rencontres amènent des chrétiens d'aujourd'hui à réfléchir et même à prier à partir de textes sacrés communiqués par des croyants d'autres traditions. Ces chrétiens ont des précurseurs, tels Christian de Chergé, Henri Le Saux ou, au XVIe siècle déjà, le franciscain Bernardino de Sahagùn. Que signifie cette pratique d'" interlecture " ? Quels en sont les enjeux et les conditions ? Il s'agit tout d'abord de bien saisir le rapport que les communautés des religions envisagées (hindouisme, religion aztèque, islam) entretiennent avec leurs textes-sources et d'étudier la relation avec l'Absolu qui en découle. Il convient ensuite de se pencher sur le statut des Écritures dans la tradition biblique, étudiée selon ses deux visages, juif et chrétien. S'ouvre alors un champ proprement théologique et spirituel où se dessinent des voies qui permettent de penser la fécondité de ce dialogue des Écritures et d'en baliser la pratique.
Comment comprendre la signification des sacrements, qui paraissent si souvent extérieurs à ce que nous sommes, voire magiques ou mystérieux? Pour Christian Salenson, ils sont d'abord des clefs pour la vie. À qui s'interroge sur celle-ci, ils offrent un trésor de sens et une plénitude nouvelle. Car à leur manière, les rites sacramentels parlent! Ils parlent de la vie dans le langage particulier du rite utilisé dans toutes les religions du monde, dans un langage où les symboles remplacent les mots. Pour mieux s'adresser à tous, au plus profond du coeur. Ce livre pourra accompagner le chrétien "ordinaire", le catéchumène, le néophyte, tout homme, toute femme qui cherche à comprendre "ce qui lui arrive" au long de cette existence, si longue et si courte, si forte et si fragile, l'existence étonnante qu'il nous est donné de vivre durant quelques décennies...
Résumé : "Le temps présent a besoin de chrétiens et de musulmans qui empruntent l'échelle mystique du dialogue, car l'espérance nous dit que, vraiment, il y a mieux à faire entre nous aujourd'hui, ensemble." En 1989, à Rome, Christian de Chergé donne une conférence sur le thème "chrétiens et musulmans, pour un projet commun de société". Sa contribution surprend. C'est une proposition profondément originale et prophétique. Plusieurs versions du texte de cette conférence seront publiées dans des revues et des recueils, sous des titres différents. Jamais encore ce texte n'avait été publié pour lui-même, avec l'ensemble de ses variantes. Christian Salenson en propose ici l'édition la plus complète, annotée et accompagnée d'une lecture éclairante, en regard de notre situation contemporaine.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.