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Cette Eglise que je cherche à comprendre
Vidal Maurice ; Salenson Christian ; Teissier Jacq
ATELIER
24,25 €
Épuisé
EAN :9782708240353
Pourquoi ce livre d'entretiens avec le père Maurice Vidal? A cause de ce qui nous arrive! Nombreux, en effet, sont ceux qui s'interrogent sur ce que l'Eglise peut encore apporter au monde actuel, ou qui s'intéressent à sa vie et à son devenir. Le renouveau espéré au lendemain du Concile ne s'est pas produit, du moins pas dans les formes souhaitées. Cependant, l'?cuménisme et le dialogue interreligieux entrent dans les m?urs. L'Eglise retrouve son lien avec le judaïsme, ce qui ne manque pas d'avoir des répercussions dans la manière dont elle se pense et dont elle pense sa mission. Elle a compris sa responsabilité dans la défense de la vie, de l'homme et de ses droits, même si elle peine parfois à trouver les attitudes justes. Les prêtres ont quelques difficultés à s'y retrouver dans leur vie et leur ministère; pourtant la fraîcheur de leur vocation n'est jamais loin. Dans le même temps, ces quarante dernières années ont vu des mutations considérables et la crise actuelle engage profondément le sens de l'homme. Dans ce nouveau contexte, quelles sont donc les perspectives d'avenir de l'Eglise et sous quelles conditions? Pour répondre à ces questions, Jacques Teissier et Christian Salenson ont donné la parole à Maurice Vidal, qui est un observateur avisé, formateur de générations de prêtres, enseignant de nombreux laïcs et acteur durant de longues années dans des mouvements et services d'Eglise. La richesse de son expérience et sa liberté de parole sur la situation présente rendent son propos particulièrement utile pour tous ceux qui s'interrogent sur l'Eglise. C'est également une façon de lui rendre hommage et de le remercier.
Aujourd'hui, parmi les serviteurs de l'Evangile, on ne compte plus seulement des ministres " ordonnés pour le sacerdoce " mais de multiples acteurs aux statuts divers ; sans leur engagement résolu, en bien des lieux, l'Eglise ne saurait poursuivre sa mission. C'est une véritable révolution silencieuse. La Lettre aux catholiques de France l'évoquait quand elle invitait à discerner, par-delà la crise des structures héritées, l'émergence d'une nouvelle figure de l'Eglise, plus fraternelle et plus participative. Sans hésitation, les auteurs de cet ouvrage, engagés à divers niveaux de responsabilités pastorales ou comme théologiens et canonistes, voient dans cette évolution non un pis-aller pour compenser la crise des vocations presbytérales, mais une chance à saisir. Ils en mesurent pourtant d'expérience les " dysfonctionnements " dont aucune réforme étroitement administrative ou institutionnelle ne saurait venir à bout. C'est pourquoi, convaincus de la nécessité de reconstruire une articulation véritablement cohérente entre les ministères ordonnés et ce qu'ils n'hésitent pas appeler les ministères laïcs, ils ont entrepris ce travail de discernement. Ils dressent tout d'abord un état des lieux, puis proposent des critères d'évaluation en recourant à l'histoire, à la théologie et au droit canon. Pour finir, et sans prétendre être normatifs, ils énoncent quelques propositions concernant de souhaitables clarifications terminologiques, puis l'intérêt d'une articulation des diverses formes de ministérialité à partir de la liturgie, cœur de la vie de l'Eglise et, enfin, l'appel et la formation des laïcs en responsabilité ministérielle. Cet ouvrage constitue ainsi une contribution qualifiée à l'approfondissement si nécessaire aujourd'hui des débats en cours dans l'Eglise catholique en France.
Impossible de parler de Barrès sans susciter des réactions passionnées. "Condottiere de salon" ou "maître de liberté" ? Compliments et insultes s'équilibrent. Les uns fustigent son "dilettantisme satisfait", sa "grandiloquence effrénée". Les autres assurent qu'"il a connu la grandeur de vivre" et s'enivrent de la "prodigieuse musique", de la "musique de perdition" de son style. Le Roman de l'énergie nationale est tantôt qualifié de "pièce de musée", tantôt de "document politique et social incomparable". Les Déracinés ? "Ouvrage raboteux, abstrait, désolément réactionnaire", selon certains critiques. "Un livre d'aujourd'hui", affirment d'autres.Quelle conclusion tirer de ces jugements contradictoires, tous émis par d'éminents contemporains ? Que Barrès "nous concerne encore avec son génie et sa sottise", comme le dit l'un d'eux, qu'il est "invisible et présent" à la fois, que son influence est immense quoique diffuse, et sa descendance nombreuse : Aragon et Malraux, Proust et Gide, Giraudoux et Giono, Mauriac, Montherlant et Jouhandeau ont subi son ascendant. Et combien d'autres ! Voici les grands textes de l'un des fondateurs de la littérature du XXe siècle.Robert Kopp.
Dans ses diverses formes, l'autisme nous confronte à la question du développement psychique d'une personne et de son rapport fondateur au tiers. Ce trouble entraîne des difficultés à entrer en relation avec autrui et à partager avec lui attentions et affects. Il ne s'agit pas d'un problème d'attachement dyadique de type éthologique mais de celui tiercéìsé et symbolisé, proprement humain. La compréhension de l'autisme ne peut donc se limiter aux seules approches neurologiques et comportementales, elle requiert une approche anthropologique, qui tient compte de la spécificité psychique humaine : celle de la place d'autrui dans le processus de développement de la symbolisation. L'approche anthropologique de Jean-Marie Vidal interroge la conception du développement psychique de l'enfant et la représentation incontournable que nous en donne la psychanalyse — seule discipline qui l'aborde frontalement dans sa dimension symbolique et affective. Elle éclaire la multitude de questions épistémologiques, sémiologiques et éthologiques que suscitent les points de butée des approches psychothérapeutiques de l'autisme et le traditionnel cadre de rencontres duelles.
Jean-Jacques Olier, l'une des figures emblématiques de l'Ecole française de spiritualité au XVIIe siècle, a donné force et vigueur à l'esprit réformateur du concile de Trente. L'apport du fondateur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice est déterminant, aujourd'hui encore, dans un clergé français formé à son école, tout autant qu'outre-Atlantique, d'abord dans une Eglise canadienne née sous son regard attentif, puis aux Etats-Unis. Une influence, dans les faits, qui n'est pas moindre que celle d'un saint Vincent de Paul ou d'un Bérulle. Et on peut justement se demander pourquoi, si longtemps, il a été ignoré du grand public. Il était donc temps qu'un colloque comme celui-ci, organisé par son héritière, la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, ainsi que par l'Institut catholique de Paris, vienne remettre en pleine lumière cette figure trop méconnue.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?