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Des ministres pour l'Eglise
Doré Joseph ; Vidal Maurice
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204066334
Aujourd'hui, parmi les serviteurs de l'Evangile, on ne compte plus seulement des ministres " ordonnés pour le sacerdoce " mais de multiples acteurs aux statuts divers ; sans leur engagement résolu, en bien des lieux, l'Eglise ne saurait poursuivre sa mission. C'est une véritable révolution silencieuse. La Lettre aux catholiques de France l'évoquait quand elle invitait à discerner, par-delà la crise des structures héritées, l'émergence d'une nouvelle figure de l'Eglise, plus fraternelle et plus participative. Sans hésitation, les auteurs de cet ouvrage, engagés à divers niveaux de responsabilités pastorales ou comme théologiens et canonistes, voient dans cette évolution non un pis-aller pour compenser la crise des vocations presbytérales, mais une chance à saisir. Ils en mesurent pourtant d'expérience les " dysfonctionnements " dont aucune réforme étroitement administrative ou institutionnelle ne saurait venir à bout. C'est pourquoi, convaincus de la nécessité de reconstruire une articulation véritablement cohérente entre les ministères ordonnés et ce qu'ils n'hésitent pas appeler les ministères laïcs, ils ont entrepris ce travail de discernement. Ils dressent tout d'abord un état des lieux, puis proposent des critères d'évaluation en recourant à l'histoire, à la théologie et au droit canon. Pour finir, et sans prétendre être normatifs, ils énoncent quelques propositions concernant de souhaitables clarifications terminologiques, puis l'intérêt d'une articulation des diverses formes de ministérialité à partir de la liturgie, cœur de la vie de l'Eglise et, enfin, l'appel et la formation des laïcs en responsabilité ministérielle. Cet ouvrage constitue ainsi une contribution qualifiée à l'approfondissement si nécessaire aujourd'hui des débats en cours dans l'Eglise catholique en France.
Voici en un volume le texte de conférences (complétées de plusieurs monographies) faites de 1996 à 1999 dans le cadre de la Faculté de Théologie et de Sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris, à l'initiative du professeur Joseph Doré, alors directeur du Département de la recherche de cet Institut et devenu depuis lors archevêque de Strasbourg. Distribuée en deux grandes parties - l'Europe et les autres continents -, dont chaque étude est rédigée par un spécialiste de l'aire géographico-culturelle concernée, cette publication dresse en quelque 450 pages un " bilan " de la théologie catholique depuis le grand événement ecclésial que fut le concile Vatican Il (1962-1965). L'ensemble permettra non seulement de prendre une bonne connaissance des œuvres, auteurs et courants principaux caractéristiques des dernières décennies du deuxième millénaire, mais aussi de faire le point sur les chantiers, les tâches et les orientations qui se profilent à l'aube du troisième millénaire.
Cet ouvrage publie les Actes du colloque organisé en décembre 1990 pour célébrer le Centenaire de la Faculté de Théologie de l'Institut Catholique de Paris. Intitulée Une Faculté et son histoire, une première partie fait d'abord retour sur les cent ans écoulés. Elle se concentre ensuite sur deux époques particulièrement marquantes : celle qui précéda immédiatement le modernisme (Duchesne et Loisy), et celle qui vit, en 1973, la fondation de l'U.E.R. de Théologie et de Sciences Religieuses destinée à prendre le relais de l'ancienne Faculté. Est ensuite analysé Le devenir de l'exégèse et de la théologie, ces deux disciplines ou ensembles de disciplines qui ont de fait connu un destin mouvementé dans l'histoire de la Faculté centenaire - mais dont on tient à interroger aussi les renouvellements contemporains et les orientations actuelles. Une troisième et dernière étape s'intéresse à L'institution théologique dans l'Eglise et la société, On s'efforce d'y examiner le rapport de la théologie, et des institutions qui la produisent, au double contexte hors duquel elles perdraient tout sens : le monde et la culture qu'elles habitent, et l'Eglise et la foi qu'en ce monde et cette culture elles ont à servir. L'ouvrage, qui fait ainsi écho aux réflexions que la célébration de notre Centenaire a suscitées, inaugure une collection dont le titre programmatique est Sciences Théologiques et Religieuses. Elle se propose d'éditer, à raison d'une parution par an, les travaux collectifs réalisés dans le cadre d'une institution qui se reconnaît invitée à ne démériter ni de son riche passé, ni des diverses manifestations de confiance dont les récentes célébrations anniversaires ont été, pour elle, opportunément l'occasion.
Croire, espérer, aimer sont les piliers de la foi et de la vie chrétiennes. Mgr Joseph Doré, archevêque de Strasbourg, a donné durant trois années (2004, 2005, 2006) de grandes conférences de Carême sur la foi, l'espérance et la charité, qu'il a abordées selon deux angles : en s'interrogeant d'abord sur la vraie nature de ces vertus " Qu'est-ce donc que croire ? ", Qu'est-ce donc qu'espérer? ", " Qu'est-ce donc qu'aimer ? " et ensuite sur leur véritable objet " Que nous est-il proposé de croire ? ", " Que pouvons-nous espérer ? ", " Qui devons-nous aimer ? " C'est avec son expérience de pasteur et son savoir de théologien qu'il éclaire ces vertus avec simplicité et profondeur. C'est toute la foi chrétienne qui est ainsi ressaisie dans une intelligence renouvelée des fondements de l'Eglise qui permettent de vivre l'Evangile au quotidien, avec une compréhension véritablement chrétienne de la vie contemporaine. Mgr Joseph Doré offre ici la chance de saisir ce qu'est la grâce de vivre en chrétien.
Biographie de l'auteur Joseph Doré est prêtre de Saint-Sulpice depuis 1962, il a été directeur au Grand Séminaire de Nantes (1965-1971) avant de devenir, à l'Institut Catholique de Paris, professeur puis doyen (1988-1994) de la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses, et enfin directeur du département de la Recherche (1994-1997). Membre de la Commission Théologique Internationale (1992-1997), président de l'Académie Internationale des Sciences Religieuses (1993-1999), il a été nommé archevêque de Strasbourg le 23 novembre 1997
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones