Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Atomistes de l'Antiquité. Démocrite, Epicure, Lucrèce
Salem Jean
FLAMMARION
10,00 €
Épuisé
EAN :9782081289185
Parmi les Anciens, Démocrite, Epicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l'univers entier est une sorte d'immense Lego! Ils enseignèrent que l'être est un et, tout à la fois, sporadique; que la naissance est composition et la mort désagrégation; que de minuscules éléments de construction. lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante clans le vide immense. Epicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté: beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu'ils identifient au bien souverain. A ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l'absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l'idée qu'il est possible d'atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre.
Dans ce livre jubilatoire, Jean Salem développe une approche originale de la question qui fait recette aujourd'hui dans les librairies, dans les gazettes, dans les sectes, chez les spirites et dans tous les endroits où l'on cause: pouvons-nous espérer le bonheur quand même? Le bonheur est-il praticable, jusqu'en ces temps de catastrophe? Avons-nous seulement le droit de prétendre à jouir d'un tel luxe quand l'horizon paraît bouché et que le sol semble s'enfoncer sous nos pieds? Quand il n'y a plus d'horizon? Ce livre rompt avec l'idéologie du bonheur individuel, du bonheur New Age, du bonheur "guimauve" et désengagé, induit par la société de consommation. On y entend parler non seulement du souverain bien des Anciens, mais aussi du bonheur d'agir, de résister, en un mot: du bonheur de lutter. Dans un style enlevé, drôle et polémique, Jean Salem mène son enquête au sujet du bonheur: "sur ce qui en a été dit par quelques bons esprits du passé, et sur les moyens de ne pas le manquer tout à fait en un temps d'inquiétude et de catastrophe".
Résumé : Vasari, serviteur de son prince, peintre maniériste et portraitiste des grands, organisateur de fêtes solennelles, architecte, surintendant aux monuments, guide et grand régisseur d'une génération entière d'artistes toscans ; Vasari, thuriféraire du mécénat médicéen, laudateur des institutions florentines et auteur d'une histoire de l'art célébrant la munificence du grand-duc Cosme 1er et de la dynastie Médicis : tout cela, au lendemain de la défaite des républicains à Florence (1529), a comme un parfum d'années Mitterrand. Jean Salem s'efforce de croquer ici la silhouette morale de Giorgio Vasari. Il décrit le parcours d'un habile, dans une société en crise, désormais soumise au processus de restauration imposé par la Contre-Réforme. Et il tente, à cette occasion, de donner sa définition de l'art maniériste : art mondain, art de la grâce plutôt que de la simple beauté classique, art érudit qui est à la source de bien des mythes que la modernité continue de colporter au sujet de l'artiste et de l'?uvre d'art.
Ainsi Epicure décrit-il le bienheureux état qu'il promet à Ménécée, son disciple. Et qu'il promet aussi à tous ceux qui auront pris le soin de s'adonner, en temps utile, à l'étude de la vraie doctrine. Car la vie, d'ordinaire, périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé. Selon le sage du Jardin, seules des certitudes irrécusables, touchant à la constitution physique du tout, peuvent nous délivrer de la crainte au sujet de la mort et des dieux. Seule la science du mouvement éternel des atomes errant dans le vide infini peut annihiler la douleur de l'âme et laisser advenir en nous la souveraine félicité, la joie de vivre dont témoignent les enfants et les bêtes, le divin plaisir qui constitue la trame de notre être. — Pouvons-nous tâcher d'être heureux par gros temps ? Le naufrage d'une cité désormais dominée par les soudards et les démagogues nous condamne-t-il au désespoir ? Telles sont donc les questions très actuelles que se pose et que tente de résoudre Epicure.
Concernant l'idée de révolution, six thèses principales paraissent ressortir d'un examen systématique des ?uvres complètes de V.I. Lénine. 1°/ La révolution est une guerre ; et la politique est, de manière générale, comparable à l'art militaire ; 2°/ Une révolution politique est aussi et surtout une révolution sociale, un changement dans la situation des classes en lesquelles la société se divise ; 3°/ Une révolution est faite d'une série de batailles ; c'est au parti d'avant-garde de fournir à chaque étape un mot d'ordre adapté à la situation objective ; c'est à lui de reconnaître le moment opportun pour l'insurrecion ; 4 °/ Les grands problèmes de la vie des peuples ne sont jamais tranchés que par la force ; 5°/ Les révolutionnaires ne doivent ni ne peuvent renoncer à la lutte en faveur des réformes ; 6°/ À l'ère des masses, la politique commence là où se trouvent des millions d'hommes, voire des dizaines de millions. Et les foyers de la révolution tendent à se déplacer vers les pays dominés.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)