Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Usages contemporains de la phénoménologie
Salanskis Jean-Michel ; Sebbah François-David
SENS ET TONKA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782845341814
Deux auteurs de sensibilité différente dépeignent la situation actuelle de la phénoménologie dans une série de chapitres, commis par l'un ou l'autre, qui entre en "dialogue". La phénoménologie est, d'abord, saisie vie le legs des pères fondateurs (Husseri et Heidegger) puis par les "passages à la limite" dus à une certaine filiation française (Derrida, Henry, Lévinas, Marion). Ensuite, les auteurs s'intéressent aux croisements de la phénoménologie avec les sciences, soit qu'elle entre dans des transactions risquées avec les sciences cognitives, soit qu'elle donne son langage à la méditation du fondement des mathématiques. Poursuivent en mesurant l'avenir possible de la phénoménologie soit dans le cadre d'un nouveau programme de réflexion de la culture, soit comme "phénoménologie d'écrivain" qui endosse le plus philosophique de "l'attitude philosophique", interrogeant les questions défiant tout traitement positif. Le livre clos par une brève "rétrospective duelle", chaque auteur y propose son propre bilan.
Résumé : Le but de ce livre est de faire comprendre en quoi consiste le fait juif. La méthode suivie est " phénoménologique ", en un sens large : on essaie de saisir le fait juif tel qu'il s'annonce dans notre expérience contemporaine. Trois registres de manifestation sont a priori distingués. Nous connaissons le fait juif comme : 1) ce à quoi l'entreprise hitlérienne d'extermination a voulu mettre fin ; 2) ce qui s'exprime dans une religion, qui consiste elle-même en l'observance d'une loi ; 3) ce qui a motivé la création d'un état au milieu du XXe siècle, auquel a été donné le nom ancien et fameux d'Israël. Relativement à l'extermination, on soutient que le fait juif s'y montre fait politique de sous-groupe au sein d'un groupe national. On évoque la façon dont les nazis ont, à la fois, travesti le sous-groupe juif en sous-groupe racial et pris au sérieux sa définition interne, l'élément abhorré étant son influence. On décrit la logique qui mène au meurtre et à sa dénégation à partir de cette hantise. Relativement à la loi juive, on explique pourquoi le fait juif s'y manifeste comme un fait rationnel, pour ainsi dire scientifique. On plaide que la bonne approche de ce qu'on appelle " religion juive " est épistémologique. On s'attache à caractériser le type rationnel de cette tradition en comparant le savoir talmudique aux mathématiques, à la physique, à la philosophie et à la logique. Relativement à l'état d'Israël, le fait juif apparaît comme un fait national, ayant avec son " territoire " non pas une relation géographique d'habitation mais une relation historique de destination. On essaie d'expliquer la notion d'état juif en fonction de cette relation exceptionnelle, au terme de laquelle le peuple juif n'est pas tant celui qui habite Israël que celui qui doit y habiter. Enfin, on tente de déterminer l'unité de ces trois modes de manifestation du fait juif et de répondre à la question : à quoi bon le fait juif ? La thèse soutenue est que la tradition juive, caractérisable - dans les trois dimensions relevées - par une indexation sur le hors-être, nous invite, nous l'humanité, à nous enfermer dans ce qui est strictement humain en tournant le dos à ce qui est divin ou naturel.
Jacques Derrida (1930-2004) n'est pas seulement un membre de la génération subversive des années 60-70, il a en quelque sorte régné sur ce moment philosophique. Sa manière était plus austère, son propos moins exaltant, mais il passait pour le plus brillant, s'avérait comme le plus fécond et devançait les autres dans la reconnaissance internationale. Les adeptes de chacun des autres le connaissaient et reconnaissaient il les réunissait, en un sens. Il fut compté, d'ailleurs, comme le plus exaspérant par tous ceux qui sentaient dans ce moment un jeu trouble à l'égard de la rationalité. Il est encore trop proche de nos vies pour que l'on puisse prétendre rendre entièrement justice aux milliers de lignes de son oeuvre. Avec le présent ouvrage, on entend seulement offrir aux "amateurs" une introduction à une pensée difficile, accomplir un premier repérage de ce qu'elle a fait, de la manière dont elle nous a marqués et dont elle peut nous inspirer. On commence par exposer la pensée centrale de Derrida, celle dont le mot déconstruction signigie le programme. On raconte ensuite quelque chose du parcours de Derrida, du voyage de son écriture parmi les pays et les enjeux de la culture. Puis on décrit Derrida dans l'activité chez lui fondamentale de la lecture des philosophes, en prenant l'exemple de ses discussions de Husserl, Levinas et Heidegger. Enfin, on évoque sa postérité et les prolongements que sa pensée pourraient connaître.
Ce recueil rassemble 16 articles, écrits entre 1983 et 2003, et ayant trait d'une manière ou d'une autre au Judaïsme, à la tradition juive. Cinq d'entre eux n'ont jamais été publiés, et apparaissent ici pour la première fois. Cet ensemble est préfacé par un long texte introductif ("Cheminement à propos du judaïsme"), qui explique la teneur et la tonalité du livre, en le mettant en perspective non seulement par rapport à la récente publication (en 2003) de Extermination, loi, Israël, qui s'attachait à présenter le fait juif dans ce qui le caractérise, mais aussi par rapport à tout un itinéraire existentiel, intellectuel et politique. Tel quel, le recueil entend prouver par son existence et son contenu même que la tradition juive, électivement représentée par le Talmud et son esprit, est aujourd'hui une coordonnée fondamentale pour la pensée, venant croiser la science, la philosophie, et la façon dont ces dernières se croisent. Les textes qui s'y trouvent rassemblés sont extrêmement divers, allant du plaidoyer en faveur de l'expérience juive et de la critique des formes contemporaines de sa méconnaissance, à la réflexion épistémologique sur la mécanique quantique et la théorie austinienne des actes de langage. Entre les deux, beaucoup de textes sont des élaborations philosophiques liées à la pensée d'Emmanuel Levinas. D'autres encore interrogent la rationalité talmudique et tâchent d'en décrire les modes les plus typiques. Dans l'ensemble, ce livre devrait intéresser tous ceux qui espèrent voir l'histoire et l'expérience juives autrement que sous l'angle de la tragédie et de la guerre, comme le lieu de l'accumulation d'un savoir et d'une lucidité qui ont vocation à être le bien commun de l'humanité.
Résumé : Edmund Husserl (1859-1938), mathématicien, père de la Phénoménologie - science radicale de ce qui apparaît en tant qu'il apparaît - précurseur à sa manière de la Philosophie analytique, mérite d'être considéré comme le plus grand philosophe de ce siècle. Même ceux qui ne voient en lui qu'un idéaliste dépassé par le monde et l'histoire acceptent de le célébrer, impressionnés par la portée de l'?uvre, qui a notamment influencé Heidegger, Fink et Ingarden en Allemagne, Lévinas, Merleau-Ponty, Ricoeur et Derrida en France. Le but de ce petit livre, au-delà de l'exposition correcte des principaux gestes et idées de la philosophie husserlienne, des Recherches Logiques à la conférence La crise de l'humanité européenne et la philosophie, serait de donner un contenu de passion à cette célébration : de montrer ce qu'il y a de fou, de grand, de mathématique, en bref d'émouvant et de vertigineux dans cette construction monumentale.
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.
Et j'étais si naïve, si timide, j'ai changé depuis, quand je pense que j'ai même osé un dimanche aller à la messe avec un " Perfecto ", c'est mon fils le plus jeune qui l'avait oublié là sur un fauteuil et j'ai voulu l'essayer par curiosité, il faut savoir vivre avec son temps, j'en vois des femmes même plus âgées que moi qui se permettent des choses comme ça, et ça ne leur va pas si mal alors quand l'ai vu ce gros blouson de cuir, bien entendu trop grand pour moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'était comme une idée complètement follement incontrôlable, je me suis dit : pourquoi pas moi aussi ? J'étais tout de même drôlement gonflée, j'ai juste au dernier moment, sur le parvis avant d'entrer, mis une étole par-dessus !