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Derrida
Salanskis Jean-Michel
BELLES LETTRES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782251760667
Jacques Derrida (1930-2004) n'est pas seulement un membre de la génération subversive des années 60-70, il a en quelque sorte régné sur ce moment philosophique. Sa manière était plus austère, son propos moins exaltant, mais il passait pour le plus brillant, s'avérait comme le plus fécond et devançait les autres dans la reconnaissance internationale. Les adeptes de chacun des autres le connaissaient et reconnaissaient il les réunissait, en un sens. Il fut compté, d'ailleurs, comme le plus exaspérant par tous ceux qui sentaient dans ce moment un jeu trouble à l'égard de la rationalité. Il est encore trop proche de nos vies pour que l'on puisse prétendre rendre entièrement justice aux milliers de lignes de son oeuvre. Avec le présent ouvrage, on entend seulement offrir aux "amateurs" une introduction à une pensée difficile, accomplir un premier repérage de ce qu'elle a fait, de la manière dont elle nous a marqués et dont elle peut nous inspirer. On commence par exposer la pensée centrale de Derrida, celle dont le mot déconstruction signigie le programme. On raconte ensuite quelque chose du parcours de Derrida, du voyage de son écriture parmi les pays et les enjeux de la culture. Puis on décrit Derrida dans l'activité chez lui fondamentale de la lecture des philosophes, en prenant l'exemple de ses discussions de Husserl, Levinas et Heidegger. Enfin, on évoque sa postérité et les prolongements que sa pensée pourraient connaître.
Résumé : La philosophie contemporaine s'intéresse plus que jamais au sens. Le présent essai soutient cependant qu'il lui reste à accomplir une mue décisive, pour devenir spécifiquement "philosophie du sens". Pour cela, elle doit reconnaître qu'elle n'est pas au service exclusif de la vérité, comme l'est la science et, plus profondément encore, qu'elle n'est pas en charge de l'Etre, comme toute sa tradition pourtant l'invite à le croire. Le sens n'est donc pas ici envisagé comme l'ensemble des conditions de vérité des phrases, à l'instar de la philosophie analytique ; il n'est pas non plus conçu comme la façon de se donner de la chose, ainsi que le recommande la phénoménologie : suivant une inspiration levinassienne, l'auteur envisage le sens comme ayant sa source dans l'adresse, c'est-à-dire dans ceci même qu'un message est toujours reçu. Cette conception du sens va de pair avec un nouveau style de philosophie, qui s'attache à déterminer ce que nous comprenons de nos savoirs, de nos pratiques, de nos aspirations, plutôt qu'à trancher en termes de vérité sur les objets, les lois, les modes d'existence et la finalité de tout ce qui se passe. Partant, c'est la clef de l'itinéraire philosophique de Jean-Michel Salanskis qui est ici délivré : à la fois proche de la science, de la philosophie française des années 1960-1970 et de la tradition juive, l'auteur, longtemps préoccupé par les mathématiques et l'épistémologie, s'engage ici ouvertement sur les enjeux de son travail.
Résumé : Le but de ce livre est de faire comprendre en quoi consiste le fait juif. La méthode suivie est " phénoménologique ", en un sens large : on essaie de saisir le fait juif tel qu'il s'annonce dans notre expérience contemporaine. Trois registres de manifestation sont a priori distingués. Nous connaissons le fait juif comme : 1) ce à quoi l'entreprise hitlérienne d'extermination a voulu mettre fin ; 2) ce qui s'exprime dans une religion, qui consiste elle-même en l'observance d'une loi ; 3) ce qui a motivé la création d'un état au milieu du XXe siècle, auquel a été donné le nom ancien et fameux d'Israël. Relativement à l'extermination, on soutient que le fait juif s'y montre fait politique de sous-groupe au sein d'un groupe national. On évoque la façon dont les nazis ont, à la fois, travesti le sous-groupe juif en sous-groupe racial et pris au sérieux sa définition interne, l'élément abhorré étant son influence. On décrit la logique qui mène au meurtre et à sa dénégation à partir de cette hantise. Relativement à la loi juive, on explique pourquoi le fait juif s'y manifeste comme un fait rationnel, pour ainsi dire scientifique. On plaide que la bonne approche de ce qu'on appelle " religion juive " est épistémologique. On s'attache à caractériser le type rationnel de cette tradition en comparant le savoir talmudique aux mathématiques, à la physique, à la philosophie et à la logique. Relativement à l'état d'Israël, le fait juif apparaît comme un fait national, ayant avec son " territoire " non pas une relation géographique d'habitation mais une relation historique de destination. On essaie d'expliquer la notion d'état juif en fonction de cette relation exceptionnelle, au terme de laquelle le peuple juif n'est pas tant celui qui habite Israël que celui qui doit y habiter. Enfin, on tente de déterminer l'unité de ces trois modes de manifestation du fait juif et de répondre à la question : à quoi bon le fait juif ? La thèse soutenue est que la tradition juive, caractérisable - dans les trois dimensions relevées - par une indexation sur le hors-être, nous invite, nous l'humanité, à nous enfermer dans ce qui est strictement humain en tournant le dos à ce qui est divin ou naturel.
Résumé : Parmi les philosophes qui s'inscrivent dans la généalogie fameuse - et peut-être mythique- inaugurée avec Platon, Martin Heidegger (1889-1976) est historiquement le plus proche de nous. Ce livre est un essai de présentation de sa pensée selon un ordre qui n'est pas celui de l'?uvre même : plutôt une sorte de reconstruction pédagogique. Il expose d'abord les deux grandes intuitions de Heidegger : celle de l'existence et celle de la différence ontologique entre être et étant. Puis il fait le point sur les prolongements contemporains de l'?uvre heideggerienne, sujets de réflexion, débats, ou orientations qui sont importants dans notre monde et nous viennent de lui. On traite ainsi de la technique, de l'herméneutique (pensée radicale de l'interprétation), d'une certaine conception de l'histoire de la philosophie et de l'idée du " voisinage de la pensée et de la poésie ". Enfin on introduit le lecteur au débat sur l'adhésion de Heidegger au nazisme en proposant quelques réflexions qui servent de conclusion.
Résumé : Qu'y a-t-il de commun entre les philosophes français subversifs des années 60-70 (Deleuze, Derrida, Foucault, Lyotard) et le mouvement austère de la philosophie analytique, engagé par Frege, Russell et Carnap ? En première apparence, rien, mais ce livre choisit pourtant de voir les deux comme des entreprises à certains égards parallèles de cassure avec la philosophie classique. Cherchant les convergences et les dissemblances entre philosophie française et philosophie analytique, une lecture de ce qui s'est passé en France au XXe siècle est alors proposée. Au final, on esquisse une sorte de "programme" : continuer la philosophie française avec ce qui fait son charme non technique, mais en jouant la carte des mathématiques plutôt que de la logique, en acceptant les leçons de la jeune tradition analytique, et en se donnant, de plus, l'ouverture lévinassienne.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.